Friedberg, Corpus juris can,^ notp
décrétales de Grégoire IX : 5/ quis clam desponsaverit aliquam, et mulier vel vir negat hujusmodi desponsationem^ viro incum" bitprobatio ^ Cette décision paraissait, quel que fût le demandeur en mariage, imposer toujours à Thomme le fardeau delà preuve. Mais les docteurs en niaient la portée. Les uns, employant une interprétation subtile et forcée que nous retrouverons ailleurs, disaient que vir désignait ici, non pas Thomme à Topposé de la femme, mais celle des deux parties qui, prenant le râle viril de demandeur, voulait faire établir Texistence du mariage '. Selon d'autres, le texte voulait simplement dire que si les preuves étaient égales des deux côtés, le serment décisoire devait être toujours déféré à Thomme '. Enfin, un troisième parti déclarait qu^il s'agissait d'une hypothèse spéciale, celle où il y avait des sponsalia de futuro reconnues entre les parties, mais où la copula subsequens était affirmée par l'une et niée par l'autre *, hypothèse sur laquelle je reviendrai dans un instant.
Cette première difficulté étant écartée, il restait à déterminer par quels moyens de preuve l'existence du mariage pouvait être établie ? Il fallait une preuve complète^ mais celle-ci pouvait être obtenue par divers modes.
Le type de la preuve complète, celle que Ton citait toujours au premier rang, c'était la déposition de deux témoins concordants, ayant assisté à l'échange des consentements ^ Ce