CHEZ LES PERSES, ETC
de cinq maris. On se demande comment la polygynie et la polyandrie sont possibles en même temps, à moins de promiscuité.
L'Écriture nous donne de la Chaldée, de la dissolution de ses mœurs une idée si défavorable qu'on peut y supposer tous les genres de débordements.
La prostitution sanctifiée, devenue un acte de culte, la vente des filles, la manière de doter celles que la nature avait le moins favorablement traitées, étaient, dans la Babylonie et l'Arménie, des préliminaires de l'union conjugale, peu propres à lui imprimer un caractère de sainteté. Les mêmes usages existaient en Lydie (4).
La promiscuité était générale chez les Scythes, en particulier chez les Massagètes.
Les Crestoniens, peuple de la Thrace étaient polygames. Les filles Thraces jouissaient d'une liberté entière ; mais une fois achetées à titre de femmes, elles étaient sévèrement tenues.
Les prêtres de l'Egypte étaient seuls exceptés du droit d'avoir autant de femmes qu'ils en auraient pu nourrir. La prostitution y était en honneur, et les mariages entre frères et sœurs n'y emportaient aucune infamie. Le divorce y était en usage, et c'est de là, au dire de saint Jean Chrysostôme, que Moïse l'aurait fait passer dans ses institutions. Mais il est probable qu'il n'y était point laissé à l'arbitraire du mari.
(1) Dans plusieurs parlies de Tlnde, les prèlre?, fort inléredsés à cède pratique, l'avaient établie, peut être y règoe t-clle encore. V. Dict. des Cuites, L H. V» Mariage, p. 719.
ptdsque la peine de l'adultère devait être prononcée par les tribunaux.
Comme en Assyrie, en Phenicie, en Arménie, en Chypre, à Malte, et dans beaucoup d'autres lieux, la prostitution avait pris à Carthage un caractère religieux; c'était une manière d'honorer la déesse de la Volupté, dont les noms seuls différaient suivant les pays.
La polygamie était reçue chez les Numides et les Ethiopiens. Ces derniers même admettaient la promiscuité.