‹ Le mariage, la séparation et le divorce considérés aux points de vue duChapitre 5 sur 37 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

le tenir pour constant, ni le pouvoir de le rétablir. En vain l'on déclare irrévocablement unis ceux dont les cœurs ne sympathisent plus , toutes les violences sont en pure perte. Je me trompe : cette obstination dans Texercice de la contrainte ne fait qu'accroître le mal en livrant ceux qui l'endurent à un supplice qui ne doit finir qu'avec eux, ou en les poussant aux résolutions extrêmes, où la morale publique , la famille et la société ont tout à perdre.

C'est par une bonne et forte éducation morale , par une plus grande prudence dans les unions, que les familles doivent trouver les vraies, les seules garanties de leur indissolubilité.

Sans doute la France est en majorité catholique ; mais le fût-elle complètement, ce ne serait pas une raison pour que le divorce ne fût pas de justice naturelle, si tel en est essentiellement le caractère. Ce ne serait pas une raison, par conséquent, pour que la question ne fut pas soumise à l'examen , et résolue au point de vue de l'équité comme elle demande à Têtre.

L'à-propos serait d'autant plus marqué si les dissidents n'envisagent pas le lien conjugal du

Page 1