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mêmes, il y a l’empêchement du crime. Il n’y a pas longtemps, près de Boston, une femme a été accusée d’avoir causé la mort de son mari, dont elle voulait se défaire, pour marier un homme qui a été son complice dans l’assassinat de son mari. Ce crime constitue un empêchement qui rend impossible le mariage des deux complices dans le crime. Il y a d’autres crimes qui constituent des empêchements dirimants, mais n’insistons pas.
Tous ces empêchements, dont nous venons de parler, sont dirimants ; ils mettent au mariage un obstacle qui le rend impossible, Ils existent pour le bien commun. Ilest, en effet, dans l'intérêt de tous que le mariage soit respecté comme une chose sainte; que les familles s’étendent et soient alliées à un plus grand nombre possible ; que les époux soient protégés et que les familles vivent en paix.
Mais il peut arriver et il arrive ass:z souvent que ces empêchements, nécessali-
res pour le bien général, deviennent, dans des cas particuliers, plutôt nuisibles qu'utiles. Par exemple, il est plus avantageux à la société qu’une fille se marie à un parent que de ne pas se marier du tout, surtout si la parenté est éloignée. Dans ces cas, l’Eglise accorde la dispense et permet le mariage.
L'Eglise peut dispenser de tous les empêchements qu’elle a établis, et, de fait, en dispense toutes les fois qu’il y a de
bonnes raisons. (C’est pourquoi, s’il y a des empêchements au mariage que vous convoitez, vous devez aller voir votre curé et lui faire connaître les raisons que vous avez, de demander la dispense voulue. Il s’occupera de votre cas, le présentera à l’évêque, et iui fera connaître toute la valeur de vos raisons. L’évêque est le seul juge des raisons alléguées. $’il les trouve bonnes, et il les trouvera bonnes si elles le sont, il vous accordera la dispense au nom de l’Eglise qu’il représente. Si, au contraire, il refuse ia dispense demandée,
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c’est qu’il jugera que votre mariage sera plutôt un mal qu’un bien. Vous devrez alors vous soumettre avec résignation à la décision de l’évêque, et le remercier de vous avoir arraché au péril.
Quand la dispense est accordée, il est d'usage d'imposer une taxe proportionnée aux moyens de chacun. La raison en est facile à comprendre. Et, en effet, ce n’est que juste que celui qui reçoit de l'Eglise une faveur, la reconnaisse en faisant une aumône pour les bonnes oeuvres. De plus, en recevant cette faveur, il jouit d’un privilège dont les autres sont privés, ce qui encore réclame une compensation de sa part. Une autre raison qui a son mérite, c’est que cette taxe a pour effet de détourner des mariages empêchés. Sans cette taxe, on demanderait facilement des dispenses et pour des raisons insignifiantes, auxquelles on tâcherait de donner une importance qu’elles n’ont pas, ce qui serait une source d’inconvénients des plus graves. Mais, quand on songe à la taxe,
on y pense deux fois avant de prendre une décision, et ainsi, généralement, il n’y a que ceux qui ont réellement de bonnes raisons, qui demandent une dispense.
Mes frères, l'Eglise est sage dans toute sa législation, mais elle l’est particulièrement dans ses empêchements de mariage.
Admirons la sagesse de ses lois, appliquons-nous à les observer fidèlement, nous rappelant toujours qu’elles sont faites pour notre plus grand bien. — Ainsi soit-il.
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