SE MARIER JEUNE 67 PS PR SE ES EE
tant moins considérables qu’ils se marient plus jeunes. Et cela pour deux raisons principales.
La première, c’est que les premières amours sont plus pures et partant plus fortes et plus durables. Vous connaissez ce dicton populaire : “ L’amour aveugle. ” Les Saintes Ecritures disent : “ La charité couvre la multitude des péchés, ” Sous l'influence salutaire de leurs premières amours, les jeunes ne voient pas leurs défauts mutuels, ou, s’ils les voient, n’en tiennent pas compte; et ils se pardonnent l'un l’autre avec empressement. Cette charité, de part et d’autre, qui pardonne tout et oublie tout, a pour effet, non seulement de faire éviter les fautes qui déplaisent, mais encore d’en enlever la cause, en faisant corriger les défauts.
La deuxième raison, c'est que plus les mariés sont jeunes, plus ils s'adaptent facilement l’un à l’autre. Il n’y a pas chez les jeunes, comme il arrive souvent chez les vieux, de ces habitudes de vie gènantes
pour les autres; il n’y a pas de ces préjugs tenaces, qui dominent et faussent le jugement, et sont une cause féconde en contradictions; il n’y a pas de ces vices repoussants qui éloignent les coeurs.
Autant de choses qui rendent l’accord des époux excessivement difficile. Si toutefois elles existent déjà, ces causes de discorde, elles n’ont pas eu le temps de prendre de fortes racines, et elles sont facilement enlevées.
Unissez deux jeunes âmes, elles s’adaptent facilement l’une à l’autre, elles s’ajustent admirablement ensemble, et de cette
’ harmonie résulte leur bonheur. Elles sont
d'autant plus heureuses que cette har-
monie est plus parfaite.
J'ai, en ce moment, présent à l’esprit, un vénérable jeune vieillard. Je dis jeune vieillard parce qu’il a toute l’apparence d’une jeune homme malgré son vieil âge.
Il n'avait que dix-sept ans quand il s’est marié et sa fiancée en avait quinze. Il y avait quarante-huit ans qu’ils étaient en
ménage quand sa femme mourut. Il vint me voir pour faire les arrangements pour le service. L'homme était profondément affligé Comme je lui offrais mes sympathies et essayais à le consoler, il me dit :
‘“ Monsieur le curé, j'avais la meilleure femme au monde, nous avons toujours vécu heureux ensemble. Nous avons élevé une nombreuse famille, rous avons eu notre part d'épreuves : cependant nous étions heureux. Après quarante-huit ans de ménage, nous étions encore comme au jour de nos noces. Sa mort me désole... ” Il ne peut plus parler, les sanglots le suffoquent.
Oui, mes frères, se marier jeune est le secret des mariages heureux, c’est le moyeu de prolonger indéfiniment la lune de miel. Puissiez-vous le bien comprendre, parents chrétiens, afin de conseiller sagement vos enfants ; et vous, jeunes gens, afin de vous assurer une lune de miel, qui dure aussi longtemps que le mariage luimême, — Ainsi soit-il,
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Relinquet homo patrem suum et matrem, ct adhacrebit uzrori suae.
L'homme quittera son père ct sa mère et s'attachera À sa
femme.
Mes chers frères, dans l'instruction précédente, nous avons dit que c’était un devoir des plus importants pour les parents d’instsuire leurs enfants, aussitôt que ceux-ci en sont capables, des obligations que le mariage impose, et de les préparer à les accepter volontiers et de bonne heure. Nous avons vu que c'était un grave abus pour les parents de négliger ce devoir, et quelles en étaient les conséquences,
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Si le seul fait de laisser les enfants à eux-mêmes, à l’âge critique, si la simple négligence de les éclairer et de les diriger est un abus qui entraîne après lui les rraves Conséquences que NOUS avons Vues; que faut-il penser de la conduite des parents qui, non seulement négligent de préparer et d'encourager leurs enfants à se marier de bonne heure, mais encore les détournent systématiquement du mariage ?
Je dis systématiquement, parce que c'est chez eux une affaire arrêtée. C’est entendu que l’on prendra tous les moyens pour inspirer de la répugnance pour le mariage. On ne laissera passer aucune occasion d’en parler défavorablement. On saisira habilement les incidents fâcheux de la vie conjugale des mauvais ménages pour rendre le mariage redoutable. On répétera sans cesse, d’un air doctoral et sur un ton qui marque de la pitié pour les pauvres malheureux qui ont eu le tort de se marie : “ On se marie toujours trop
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vite... On se met toujours trop tôt dans la misère... On est fou de se marier jeune... ” On fait si bien, que les jeunes finissent par ne voir que le revers de la médaille, et le mariage devient pour eux un épouvantail.
En voici un exemple. Je rencontrais l'automne dernier un beau gros garçon, plein de santé, ayant une position lucrative et parfaitement sûre. Jamais garçon ne peut être mieux qualifié pour se marier. Je lui dis: ‘“ Je suppose que vous êtes à la veille de vous marier, à votre âge (il approche la trentaine), vous devriez avoir un foyer à vous. ” — “ Non, Seigneur ! répond-il sur un ton de mépris, je ne suis pas prêt à me marier pour me mettre dans la misère. ” Ces paroles m'ont grandement surpris et fait encore plus de peine; car j’ainie ce jeune homme et je regrette amèrement de le voir si grossièrement dans l’erreur.
Cependant, c’est là un enfant de l’une de nos meilleures familles, Est-ce donc à
dire que l'erreur serait générale ? Est-ce que ce serait là l’explication du petit nombre de mariages que nous avons ?
Est-il donc vrai que ceux qui se marient, quoique presque toujours trop vieux, font preuve d’un courage héroïque ? Parents chrétiens, ouvrez les yeux à la vérité, et renoncez, avant qu’il soit trop tard, à l’erreur qui vous mène à la perdition, vous et vos enfants.
Pour mieux comprendre votre erreur pernicieuse, comparez votre manière de voir avec la pensée de Dieu. Dieu dit :
“ I1 n’est pas bon que l’homme soit seul, faisons-lui une aide semblable à lui. ” Vous, vous dites : “ Notre garçon est bien comme il est, il a un bon chez soi, cela lui suffit; et notre fille n’a pas besoin de mari, du moins, pas maintenant. ?” Dieu dit encore : “ L'homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. ” Vous, vous dites : “ Notre jeune homme doit rester avec nous, ses parents, il est bien mieux avec nous que marié. ” Saint
Paul, parlant au nom de Dieu, sous l’inspiration de l’Esprit-Saint, dit : “ A cause du péché impur que chaque homme ait sa femme, et que chaque femme ait son mari.” Et vous, que dites-vous ? Vous dites par votre conduite ce que vous n'avez pas le courage de dire de vive voix; vous dites: “ Peu importe que notre garçon se livre, dans sa conduite privée, à des actes impurs,pourvu qu’il vive avec nous.”
Voyez-vous jusqu’à quelle abomination votre erreur vous conduit ? Voyez donc !
Vous êtes en opposition directe avec la volonté de Dieu, vous trompez lamentablement vos enfants, vous les détournez du devoir et les portez au vice, et vous les livres au démon de l’impureté. Il serait infiniment mieux pour vous de subir toutes les privations plutôt que d’être la cause que vos enfants vivent une vie vicieuse, pleine de remords et de honte.
C’est encore une erreur pour les parents de croire qu’ils ont le droit, en vertu de leur autorité, de disposer du mariage de
leurs enfants comme bon leur semble. Il est dans l’ordre que les enfants consultent leurs parents sur une question de cette importance ; c’est un devoir de respect et de piété filiale ; aussi, c’est ce qui se fait généralement. Les parents doivent,n’ayant en vue que le bien de leur enfant, lui dire ce qu’ils pensent du mariage en question, et lui donner un conseil désintéressé et sage. Là s'arrête leur devoir, ils n’ont pas le droit d'imposer leur volonté. L’enfant, arrivé à l’âge de se marier, est libre de se marier quand il veut et à qui il veut. Il n’est soumis en cela qu’aux lois de Dieu et de l'Eglise. C’est un droit que les parents doivent respecter.
C’est donc un abus pour les parents de s'opposer au mariage de leur enfant et de le contraindre à y renoncer. Cette intervention abusive des parents, toujours, malheureusement, porte des fruits amers.
Voici un fait, arrivé il y a quelque trente ans, avec ses bien tristes couséquences.
C'était un jeune homme de dix-neuf ans,
il courtisait une fille de dix-huit ans. Ces deux âmes étaient faites l’une pour l’autre. Ils appartenaient l’un et l’autre à de bonnes familles, qui vivaient dans même voisinage depuis plusieurs années.
T1 leur semblait qu’il n’y avait aucun obstacle possible à leur union. Déjà ils sont fiancés, et, dans leur imagination, ils se voient dans un charmant petit Home où ils sont les plus heureux du monde.
Le garçon, un jour, s'approche de son père avec confiance, lui fait l’aveu de ses amours et de ses intentions. “ Ecoute, mon garçon, lui dit son père, tu appartiens à une trop bonne famille pour marier cette fille-là. Je n’ai rien à lui reprocher, si ce n’est qu’elle est un peu légère, ce qui ne l'empêche pas d’être une bonne fille, je pense bien ; je n’ai rien non plus à reprocher à ses parents, c’est du bon monde; mais vois du côté de la mère, c’est tout de la canaille. Tu ne veux pas qu’il soit dit que Monsieur N... soit ton oncle ! Tu ne peux consentir à deve-
nir le neveu de Madame N...! Je n’approuve pas ce mariage, et, d’ailleurs, tu es encore jeune et plus tard tu pourras trouver un meilleur parti. ”
Le père avait parlé, c'était une affaire réglée. C’était inutile pour le garçon d’essayer à plaider sa cause davantagc. On s'imagine facilement sa déception et son embarras. Renoncer à ce mariage, il le sent, c'est renoncer au bonheur, c’est la ruine de sa vie. D’un autre côté, se marier malgré ses parents, c’est pour lui la disgrâce. Désolé, il dit son embarras à sa fiancée, qui se montre admirable dans cette circonstance difficile : “ Ton père, dit-elle, ne veut pas notre mariage, je ne veux pas non plus que tu me maries malgré lui; séparons-nous pour le moment et mettons le tout entre les mains de la divine Providence. Quant à moi, je n’en marierai jamais un autre. ”
L'affaire ne manqua pas de faire du bruit dans le village. Tout le monde en parlait et les cancans allaient grand train.
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Plusieurs blämaient vertement, et à bon droit, la folle conduite du père ; d’autres l’approuvaient sous prétexte que le garçon était trop jeune. On plaignait les jeunes amoureux dans leur malheur, on sympathisait avec eux, surtout avec la jeune fille, dont la conduite avait gagné l’admiration de tous. Le premier résultat de tout cela, c’est que les familles, amics depuis des années, se sont brouillées ; le père a perdu beaucoup de son prestige auprès de ses enfants, et le garçon n’avait plus pour lui le même respect qu’auparavant.
Quelques mois seulement plus tard, le garçon voit de nouveau son père et lui dit, résolument cette fois, qu’il est décidé de marier Mademoiselle N... Il n’aimait pas cette fille comme il avait aimé la première ; ce n’était pas un mariage d'amour ; il se mariait plutôt par dépit. Cette déclaration renverse le père. Il s'était rendu compte qu’il avait eu tort de s’opposer au premier mariage. Il aurait bien plus rai.
son d'empêcher ce deuxième mariage, qui n'était pas du tout assorti, et ne promettait rien de bon. Mais il se rappelle les suites de son premier refus, et, de plus, il voit la détermination de son garçon ; il comprend que ce ne serait pas prudent de s’y opposer. Il se contente de lui dire :
“C’est bien, mon garçon, fais comme tu voudras. ”
Le garçon se marie. Il prend pour femme une fille dont la santé laissait beaucoup à désirer et encore plus sa formation. Jamais je n'ai vu une enfant plus gâtée. Excessivement impatiente et essentiellement disputeuse, elle était simplement insupportable. De plus, connaissant l’histoire des premières amours de son mari, elle devint jalouse. Pauvre homme!
Ce qu’il a eu à souffrir de cette femme, ne peut pas se dire. Il a dû quitter le pays où il avait grandi et aller demeurer dans une ville éloignée, loin de toutes ses connaissances, afin de leur cacher son malheur et sa honte. Après dix ans de ménage,
sa femme meurt, après lui avoir donné sept enfants, dont cinq sont morts jeunes; les deux autres vivent encore, mais misérablement, étant maladifs comme leur mère.
Pendant tout ce temps, sa vie a été une vie d'enfer. N’y pouvant rien, il se découragea, et est devenu endurci et indifférent à tout. Il négligea ses devoirs de chrétien, ct, pour comble de malheur, il maria, en secondes noces, une protestante, et il ne fait plus de religion depuis des années, Il a enterré, il y a quelque temps, une grande fille : une enfant qui était baptisée, qui avait fait sa première communion, et qui était confirmée ; il n’a pas demandé le prêtre à son chevet ; elle est morte sans sacrements ; il l’a enterrée sans prière ni religion.
Voilà un exemple, parents chrétiens, dont vous pouvez profiter. C’en est un entre mille. Nous n’avons pas besoin de sortir de la paroisse pour en trouver, seulement je veux vous épargner.
Ce qui rend cette injuste opposition encore plus odieuse, c’est qu’elle est toujours l’effet de la passion. Les parents sont mûs par des motifs inavouables. Ils sont trop nombreux, ces motifs, pour les étudier tous. Contentons-nous de mentionner ceux que nous rencontrons le plus souvent.
C’est d’abord un motif d'intérêt. Certains parents, dont la mentalité est pour le moins étrange, s’attendent que les enfants leur rendent, au moins -n partie, l'argent qu’ils ont dépensé pour les élever, Pour eux, ce n’est que justice que les enfants leur donnent quelques années de travail. Ils se dépensent volontiers pour leur famille, ils se sacrifient pour leurs enfants ; mais ils comptent longtemps d'avance sur l’aide de leur fille et sur le travail de leur garçon. Pour s’assurer cette assistance, ils font l’impossible pour retarder le mariage de leurs enfants,
Parents chrétiens, détrompez-vous, car l'erreur est mauvaise conseillère ; et c’est
une erreur de croire que les enfants doivent thésauriser pour les parents; ce n’est pas l'ordre établi par Dieu. Et, en effet, saint Paul dit : “ Ce n’est pas aux enfants à amasser jour les parents, mais c’est aux parents à amasser pour les enfants. ” C’est vrai que vous avez fait beaucoup pour vos enfants, que vous vous êtes dépensés pour eux ; mais =’est également vrai que, si vous avez le coeur bien fait, c'était pour vous un besoin de vous donner, et vous y trouviez votre bonheur.
En retour pour tout ce que vous avez fait pour eux, vos enfants devront élever une famille à leur tour; et ainsi ils rendront tout ce qu’ils ont reçu et davantage ; seulement ce ne sera pas à vous, leurs parents, mais à leurs enfants. C’est la loi.
Cela n'empêche pas, sans doute, que les enfants ne doivent venir en aide aux parents qui sont dans la nécessité. Cependant, vous ne devez pas réclamer ce secours de vos enfants au détriment de leur mariage. Il serait mille fois mieux
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pour vous de vous réfugier à la maison des pauvres, ce qui n’est pas un déshonneur en soi, plutôt que d’être un obstacle au mariage de vos enfants. D'ailleurs, si les parents ont bien élevé leurs enfants, ils n’ont rien à craindre pour leurs vieux jours, car, dans les bonnes familles, les vieillards occupent toujours la place d'honneur.
L’égoïsme est un autre motif qui porte les parents à s’opposer au mariage de leurs enfants. L’égoïsme, ce vice qui rapporte tout à lui, est le péché capital des péchés capitaux. C’est lui qui est à la base de l’orgueil, qui est une complaisance excessive de soi. Il n’y a pas d’avarice possible sans l’égoïsme, qui veut tout atti rer à lui pour en être le maître. L’impureté, qui se complaît dans les plaisirs de la chair, est du pur égoïsme des plus sales.
L’envie est un égoïsme déguisé : on s’attriste de ce q':e le bien du prochain n’est pas à soi. La gourmandise, au fond, n’est que la satisfaction de soi, dans l’abus du
boire et du manger. La colère, cet emportement violent de l’âme, n’est qu’un cri de vengeance de l’égoïsme blessé. La paresse, enfin, c’est le dégoût du travail qui gêne et impose des fatigues. L’égoïsme est le vice des vices.
Les parents atteints de ce vice, sont capables de tous les abus. Ils s’opposeront au mariage de leurs enfants simplement parce qu’il leur plaît de les avoir avec eux. Ils sacrifieront gaiement leur avenir pour ne pas se priver du plaisir de leur présence. Je connais une femme, mère de plusieurs filles, qui ne veut pas leur permettre de se marier. Elle me disait, un jour, parlant de l’une d’elles : “ Cette enfant est trop bonne pour se marier, c’est un ange sur la terre. ” Cette fille, en effet, était bonne, Elle l’a prouvé en sacrifiant les meilleures années de sa vie pour être agréable à sa mère. Elle a refusé de bons partis, risquant à chaque fois son avenir.
Elle espérait toujours que sa mère deviendrait plus raisonnable, mais son espoir a
été vain. Arrivée à un âge avancé, elle veut accepter, cette fois, le bon parti qui se présente. Cependant, elle ne voudrait pas se marier sans avoir l’approbation de sa mère, Elle demande, elle supplie, elle pleure en vain. Un coeur égoïste ne se laisse pas toucher. “ Tu es en âge, lui ditelle, tu peux te marier si tu veux, je ne puis t'en empêcher, mais tu me briseras le coeur. ” Pour toute consolation, elle reçoit de sa mère une réponse brutale.
Voilà une mère qui, pour n’avoir pas compris son devoir, sera malheureuse le reste de ses jours, et qui prive ses enfants de la douce consolation des sympathies d’une mère.
L’ambition déréglée des parents est un autre motif qui donne occasion à bien des abus. Les parents se font facilement illusion sur le mérite de leurs enfants. Estimant outre mesure leurs qualités, ils veulent les marier à des personnes de beaucoup leurs supérieures. Ces parents ambitieux ne sont jamais satisfaits des préten-
dants de leurs filles ; et les filles, que 1eurs garçons fréquentent, ne sont jamais assez distinguées pour eux. Ils s'opposent en conséquence à toutes les propositions de mariage qui leur sont faites. Le résultat de cet abus, comme toujours, est désastreux. Les garçons finiront par se marier malgré les parents et les chances sont qu’ils ne seront pas aussi bien mariés. Les filles, si elles ne restent pas vieilles filles, ne seront certainement pas heureuses, malgré les parents et les chances sont pas de leur condition. Le mariage qui n’est pas bien assorti ne peut pas faire un ménage heureux, comme nous le verrons plus loin.
Parents chrétiens, vous éviterez toutes ces misères en corrigeant les abus qui en sont la cause, Vos intértês les plus chers, aussi bien que le bonheur de vos enfants, vous y engagent. Sachez que vos enfants, devenus grands, doivent vous quitter.
Dieu les appelle à d’autres devoirs. Encouragez-les à se marier jeunes, parlez-leur de