‹ Le MarocChapitre 25 sur 57 · Id · texte numérisé non relu

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villages entourés de jardins, ce n'est que richesse, fraîcheur... Nulle part je n'ai vu de paysage plus riant, nulle part un tel air de prospérité, nulle part une terre aussi généreuse avec des habitants plus laborieux l. » « Chez les Aït-bou-Zid, tribu du Moyen-Atlas, toutes les parties du sol dont on a pu tirer parti sont plantées ; ici sont des blés, là des légumes, ailleurs des oliviers : ils s'étagent par gradins, une succession de murs en maçonnerie retenant les terres; sur ces pentes raides on ne peut labourer h la charrue, tout se travaille à la pioche. » Ailleurs, au lieu de cultures à flanc de coteau, c'est le fond de la vallée qui est bordé d'un ruban de cultures irriguées. Le Haut-Atlas proprement dit est pauvre. Il est infiniment moins peuplé que la Kabylie du Djurjura, à laquelle on le compare quelquefois. Les villages sont toujours bâtis au fond des vallées, contrairement à l'habitude des Kabyles. La région riche, en somme, c'est presque uniquement la zone de contact entre la montagne et la plaine, à l'endroit où la pente diminuant permet l'irrigation et l'utilisation des eaux, et où une plus grande épaisseur de terre végétale recouvre le rocher. C'est cette zone que les Marocains appellent du nom expressif de Diara (poitrail) 2. Tout le pied Nord du Haut-Atlas est accompagné d'une zone de jardins et de vergers qui utilisent les eaux abondantes descendues des hautes cimes, eaux de surface et eaux souterraines. De Demnat à l'Oued Nfys, une région d'oasis, longue de plus de 100 kilomètres, large de quelques kilomètres au plus, accompagne la rive Sud du Tensift. De même que Sefrou alimente le marché de Fez, Demnat alimente celui de Merrakech de ses fruits : raisins, grenades, pèches, figues, citrons et olives, aussi remarquables par la qualité que par l'abondance. Dans l'Oued Rdat, les villages sont disposés le long de la rivière; les plan-

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