LA POPULATION. — LES TM^POTS, ETC
n'existe ni routes ni communications bien tracées.
Ce paySj qui a eu jadis avec l'Europe des rapports commerciaux considérables, est tombé sous ce rapport dans un état d'inertie incroyable. Non pas que les industries propres aux habitantSj la fabrication des tapis, des maroquins, des armes, de certains tissus ne continue — comme nous Pavons dit déjà — à y avoir leurs ouvriers habiles mais les échanges y sont diffîciles et peu productifs, et par Lan t, la production n'est pas encoura^^ée par Tappât du gain, ce grand stimulant du commerce.
On est étonné en lisant par exemple, le livre du comte de Mas-Latrie (1) sur les relations du Maroc avec les nations chrétiennes, ou celui de M. Nettement, sur la conquête d'Alger (2), de voir qu'avant saint Louis, Marseille entretenait avec Geuta des relations commerciales considérables, délire une liste d'objets importés ou exportés qui dénote un trafic des plus étendus- Il est impossible de ne pas apercevoir, en comparant ce que lut T Afrique il y a un millier d'années et ce qu'elle est aujourd'hui, combien rinlluence
(1) RelatiûTis de commerce de l'Afrique sepïentrwnale ou Maghreb avec les nalions chrétiennes au moijen âge, par le comte de Mas-Latrie, membre de riristiluL \\\m, Didot, 188G.
(2} Hisfmre de la conquête d* Alger, i>ar Alfred Nettement. Paris» Lecoffre.