I^ INTRODUCTION
ranéeet son établissement définitit en Tunisie et en Algérie donnent, le cas échéant, à notre pays le droit d envisager le sol maiocain comme faisant partie de son domaine*
Toutefois, dans la situation de la politique européenne et avec les bases du droit public tel qu'on l'applique aujourdliui en fait de colonies : à savoir que la terre est au premier occupant pourvu que l' occupalion soit effective, il faut peut-être s'at^ . tendre à voir nos justes prétentions contestées.
Il peut paraître oiseux de rechercher à qui^ en droit, appartient le Maroc, c£uand le Ma^
roc existe toujours comme puissance, qu'il jouit toujours de son autonomie, qu'il a son souverain, son peuple, son armée. Cependant, pour peu qu'on ait étudié les questions africaines, il n'est pas permis d'ignorer que, dès aujourd'hui, le Maghreb est une succession ouverte, et qu'en dehors de la France, bien d'autres prétendants sont déjà sur les rangs.
Les révoltes qui, dans ces dernières années, ont éclaté au Maroc, T insurrection de Bou-Amama, les réclamations de la France pour la répression du banditisme qui infeste notre province d'Oran, les agressions des Mau-