‹ Le Maroc d'aujourd'hui, d'hier et de demain;Chapitre 33 sur 71 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LES ANGLAIS, LES PORTUCrAIS, LES ITALIENS ET LES HOLLANDAIS Al! MAROC.

Après les Allemands, sur le même rang comme appétits, mais bien avant eux comme inlluence réelle^ les candidats les plus sérieux à la succession marocaine, sont incontestablement les Anglais.

Bien que les Anglais eussent commencé avant le xvn* siècle i entretenir avec le Maroc des relations politiques, ce fut sons le régne de Charles I*^^ que ces relations prirent une réelle consistance, A cette époque, nous trouvons la trace d'une ambassade marocaine envoyée au monarque anglais par l'empereur Mouley-Cidan^ et nous voyons la iîotte britannique concourir avec les bâtiments marocains à châtier les pirates de la ville de Salé. Mouley^Cidan étant mort en 1630, les Anglais continuèrent sous son successeur à resserrer les liens d'amitié qui les unissaient aux princes marocains; cependant, bien que leurs elîorts tendissent à s'emparer sur la côte

Itfi LE MAROC.

africaine trun poste stal^le^ ils n'y étaient point parvenus encore lorsque la révolution de Portugal leur permit inopinément de réaliser ce désir.

Ce fut en 1640, comme Ton sait, que le Portugal secouant les liens qui l'unissaient à l'Espagne, reconquit son indépendance et proclama en qualité de roi, Jean IV, duc de Bragance. Le nouveau monarque n'avait que de faibles moyens pour résister à la monarchie encore redoutable dont il se séparait violemment ; il porta donc ses yeux vers les puissances d'Europe pour y cher^ cher des protecteurs, et il ne manqua pas d'en rencontrer. La France, qui trouvait la une nouvel lo occasion de saper la maison d'Autriche ;, TAngle terre qui espérait se l'aire payer son alliance par quelque bonne colonie, se montrcrent tout naturellement disposées à lui tendre la main. En ce qui concerne la France, nous ne pensâmes point à réclamer au roi Jean la récompense de nos suljsides. Il n'en fut point ainsi de nos voisins d'Outre-M anche j et quand Monk eut rétabli Charles II sur le trône des Stuarts, la Grande- Bretagne obtint le prix de ses services. Au commencement de IGCOj le jeune monarque anglais reçutj avec la main de la jeune infante dona Catalina, lille de Jean IV^ le port africain de Tanger^ dont le gouverneur, le comte d'Avintes — précisément un Portugais — avait pris le parti de la

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