LES ANGLAIS AU MAROC
maison de Bragaucejau momentde la révolution.
Ce fut en vain que le roi Pliilippe IV essaya d'obtenir d'Avintes, qu'il remit la place aux armes espagnoles plutôt qu'aux x\nglais, aux a hérétiques » (i). En 1662 j les Anglais firent leur entrée triomphale dans Tanger.
Les nouveaux maîtres parurent tout d'abord décidés à s'installer solidement dans leur récente conquête et commencèrentj autour de la ville, d'importants travaux. Cependant la pénurie d'argent dont souffrait à toute heure la cour de Londres, ne lui permettait guère de gaspiller sur des côtes lointaines de grosses sommes, alors que pour parer aux fastueuses dépenses de la maison royale, on était obligé d'implorer un subside de Louis XIV, de vendre a la France Dunkerque, ce dernier bastion de la puissance britiïuiique sur le continent. Au point de vue commercial même, Tanger n'avait pas donné à la nouvelle métropole les résultats qu'elle avait espéré en obtenir : le climat tout salubrequMl fut, était si différent de celui de TAngleterre, qu'une mortalité redoutable décimait la garnison. On en
(1) « Mas cîerto parece que Felipe IV procurase ganar, como se prétende, al conde de Avintes, para que en lugar de entregar la ciudad a los herejes, la devolviese a sus antigiios SÊUDres los reyes de Espafii. jj Canovas del Castillo, Apnnle^ para la hisloria de Marrueco^ diiiis la Remsia clentificamilitas de RarceloTîe.
vint donc peu à peu à abandonner les travaux commencés, jusqu'à ce que bientôt on abandonnât la vtlie. En 16&ij quand le sultan Mouley- Ismaël replanta le croissant sur les murs de Tancienne capitale de la Tin^ntane, il n'y avait plus, dans la place^ un Anglais pour lui disputer rentrée,
La perte volontaire de Tanger n'empêcha pas TAngteterre de continuer, avec les souverains du Maghreb, des relations suivies d'amitié et de commerce, et vei's 1726, nous trouvons à la Haye, l'alcade Ferez, en qualité de représentant du Sultan vis-à-vis des cabinets anglaisât hollandais. Déjà, à cette époque^ TAngleterre cherchait à empêcher les puissances européennes de prendre, au Maroc^ la situation prépondérante qu'elle n'avait pu y acquérir elle-même. Le 17 octobre 1732, le jour où fut défaite l'armée marocaine aux ordres du baron de Ripperda cet aventurier hollandais qui tenta de chasser les Espagnols de Ceuta, on trouva, sur le champ de bataille, une lettre d'un marchand anglais de TéLouan demandant le paiement dos armes et des munitions de guerre fournies par l'Angleterre pour cette expédition (1),
Depuis cette époque, rintluence anglaise au Maroc n'a cessé de s' accroître, subissant parfois
(1) « Hallô&e por ullimo mie carta de im mercader ingiés eskblecidû m Telumi,eii que estepedlase le pagasenksmuniciones suniiiiistj;uiïis df^sde Inglatena !i ks Moi os para aquellaguerra. n Canovas del CastilLo, Apunle&.