LES ANGLAIS AU ^ÎAHOC
ment d'Irlande» Mais Sir Ridgewnvj accueilli par Mouley-Hassan aussi poliment que l'avait été Sir Evan, n'a rien obtenu de plus que sou prédécesseur : il est rentré à Londres avec des promesses, c*est-à-dire après un échec complet.
D'autre pail, depuis quelques années, un courant d'opinion s'est dessiné en Angle terre j suivant lequel la Grande-Bretagne céderait volontiers à TEspagne ce fameux Gibraltar, qat tient si a cœur et si justement à nos voisins de l'autre côté des Pyrénées. Le cabinet de Saint-James ne mettrait qu'une petite condition à cette restitution, ce serait la cession de Ceuta,
Ceci est imprimé, de temps en temps, dans les feuilles de Londres et cette thèse était récemment mise en avant dans le Times ^ par un amiral qui n'est pas le premier venu. La proposition était précédée de considérants qui présentaient la rétrocession de Gibraltar à T Espagne comme un acte de galanterie auquel se soumettrait l'Angleterre par un esprit de pure équité : quant â Ceuta « ce mauvais port, mal fortifié, peu sur pour les navires j), ce ne serait pas une compensation suflîsante, mais enfin, la justice avant les convenances personnelles.
Nous devons dire que, malgré sa Hidaîguia bien connue, l'Espagne a accueilli avec froideur ces avances de la rusée Albion,
Et la vérité est qu'avec la portée des canons