‹ Le MarocChapitre 22 sur 94 · ARTILLERIE DE CAMPAGNE · texte numérisé non relu

ARTILLERIE DE CAMPAGNE

7° Recrutement. — Les registres du makhzen comptent 4.000 artilleurs de campagne. En réalité, il y en a à peine un millier en activité. Ils se recrutent parmi les engagés volontaires, mais surtout parmi les effectifs des tribus makhzen et forment deux tabors qui restent auprès du ^Itan, sauf les détachements envoyés au loin pour faire campagne (comme à Oujda). Chacun de ces tabors a son caïd er-reha qui prend le nom de kaïd et't'objia. Même uniforme et même solde que rinfanterie. Les tribus qui fournissent des tobjia sont : les Bouakher de Meknès (400 nègres), les Oudaïa (400 hommes), les Ahl-es-Sous (200 hommes), les Cherarda (100 hommes), les Cheraga (100 hommes). Le reste est formé d'engagés volontaires. Ils sont instruits à Fez et à Oujda par des officiers français (un lieutenant d'artillerie à Fez) ;

2!° Armement. — L'artillerie de campagne dispose, comme matériel, d'une dizaine de batteries de canons nouveau modèle (Krupp de montagne; Schneider de 75) et de mitrailleuses (Maxime). Les munitions employées sont des obus Champlé ou obus percutant. Il y a, en outre, une batterie montée avec chevaux attelés à la française et 7 batteries de vieilles pièces à flme lisse.

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