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DE BIENFAISANCE

Le Gouvernement chéri &en ne possède ni service d'assibtance publique, ni asile, ni hôpital. Dans les dépendances des mosquées, des locaux spéciaux sont réservés aux infirmes, aux malades, aux fous et aux indigents; ils sont dénommés: Mortstans (du persan Bîmaristan. lieu où se réunissent ceux qui n'ont plus d*espoir). Les innombrables Marabouts qui sont édifiés dans tout le Maroc, servent également de refuge aux malades. Les offrandes des fidèles, et une partie du produit des biens habous, sont utilisées pour la nourriture de ces indigents, et pour l'entretien des locaux qui leur servent d'asile. Aucun soin médical n'est donné dans ces établissements. Les malades s'adressent aux Tahibs, guérisseurs ignorants qui vont de marché en marché vendre des talismans.

Tanger est la seule ville qui possède des hôpitaux: un français, un espagnol, deux anglais el un israélite.

Hôpital français

Cet hôpital fui lundé en 1864. Vn attentat ayant été commis sur deux Fi ancrais, la somme versée par le Sultan (i(K).cx)C) francs) à titre d'indemnité fut affectée à cette fondation.

Tout d'abord il consista en une maison qui se trouvait dans

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la ville, et par conséquent dans des conditions hygiéniques défavorables. Mais, en 1893, il fut transféré sur le plateau du Marshan où la salubrité est complète.

Tous les indigents de nationalité française sont admis gratuitement; il en est de mcnie des Marocains, mais ceux-ci sont soignés dans un pavillon spécial.

Trois fois par semaine, les lundi, mercredi et vendredi à 10 heures, des consultations sont données aux indigents de toutes nationalités.

L'hôpital a deux belles chambres dans lesquelles quiconque, quelle que soit sa nationalité, est soigné moyennant indemnité.

Le service est effectué par les docteurs Cabanes et Fumey. .

Dans le quartier de la Kasbah. dans une clinique-dispensaire spéciale pour Musulmans des deux sexes, ces deux médecins donnent gratuitement consultations, soins et médicaments.

Tous les frais de l'hôpital et de la clinique sont couverts par une subvention de la légation de France, et par les indemnités que paient les personnes qui reçoivent des soins dans les deux chambres réservées.

Très prochainement s'ouvrira à Tanger un asile pour incurables (20 lits). Cette fondation est due à la générosité de M. H Benchimol.

Hôpital espagnol

Cet hôpital a été fondé par la Mission Franciscaine espagnole, en 1892, dans un des quartiers extérieurs de la ville (Boubana).

Il contient une trentaine de lits, et reçoit par an, une moyenne de 150 malades tant espagnols que musulmans marocains. Deux médecins militaires espagnols assurent le service; deux infirmiers et cinq Religieuses de Saint François constituent le personnel. Cet hô[)ilal qui est bien installe, a un budget important.

Hôpitaux anglais

Deux hôpitaux anglais existent à Tanger. L'un réservé aux hommes, est sur le plateau du Marchan, et porte le nom de Tulloch's Mémorial Hospital; l'autre est situé en ville, et ne reçoit que des femmes. Les malades de ces 2 établissements sont exclusivement musulmans.

Les Anglais possèdent un orphelinat ou ils recueillent une quinzaine d'enfants musulmans abandonnés. Ils ont également une société de secours, pour les indigènes pauvres, spécialement pour les esclaves et les prisonniers.

Les Espagnols font la charité par l'intermédiaire de leur mission catholique qui centralise toutes les aumônes; ils ont dans l'école des sœurs un fourneau économique.

Les Français ont deux associations de bienfaisance: la Société française de Secours, et la Société algérienne de Sc-

Palmeraie de Marrakech.

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