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Nous dcvrns noter à l'importation, en outre des 4 puissances sus-indiquées, l'Autriche-Hongrie pour 235.000 p. de sucre en 1901 et 287. cxx) en 1902, pendant toute la période où son service de navigation a desservi la côte Ouest. La Belgique a également une importation appréciable (de 250.000 en 1900, et 283.000 en 1903). Toutefois ces deux pays n'ont aucune exportation, tandis que les Etats- L'nis qui n'importent rien, ont exporté pour 328.025 p. de pcau.x de chèvre en 1900, 831.060 en igr;] cl 1.548.030 en Î903.
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Si nous décomptons ce mouvement par article importé et exporte, nous avons :
A L'IMPORTATION
Tisstis, de 2 à 3 millions, presque exclusivement anglais.
Sucres, de 1.77G.050 en 1900 à 2.183.037 en 1903 pour les 9/10 français.
ThéSy de Soo.ocxD à i million. L'Angleterre y participant seule jusqu'en 1902 où les Allemands commencèrent à la concurrencer.
Soieries, d'un million à 1.200.000 p. Les soieries, surtout françaises, sont concurrencées par l'Allemagne et l'Italie (75.000 p. en 1903). Les draps se partagent à peu près également entre l'Angleterre, l'Allemagne et la France.
Bougies, Savons, de 5 à 600.000 p. Presque exclusivement anglais.
A L'EXPORTATION
Arriandes, — En 1900, l'exportation de ce seul produit a atteint 6 millions contre 2.400.000 en 1899. Depuis 1903, les exportations ont un peu diminué en raison de la crise monétaire. La destination la plus fréquente est l'Allemagne, — pour les 9/10.
Peaux de chèvre. — De igo2 à 1903 l'exportation a varié de plus d'un million et demi- C'est encore un produit sur lequel aucune moyenne ne peut être établie.
Ail. — De 600.000 p. en 1899 à 1.352.000 en 1902. et 753.000 en 1903.
Croinme sandaraque, hudc, œufs. — Quantités variables. Environ 700.000 p. au maximum ])our l'huile, 560.000 p. pour les œufs et 660.000 p. pour la gomme. La gomme dite Amrad est cotée 50 i>esetas les 50 kilos contre 65 pesetas les 50 kilos de gomme dite brune de Barbarie.
Navigation. — L'île de Mogador et la presqu'île sur laquelle est bâtie la ville, forment une rade assez sûre. A un demi-mille de terre, des fonds de sable de 7 à 12 mètres per-
mettent un bon mouillage. Il faut cependant se méfier des vents du Sud-Ouest, contre lesquels on n'est pas protégé.
La rade de Mogador a tendance à s'ensabler.
Un petit bassin situé dans Tcnceinte même de la ville, est -accessible aux barcasses qui serv^ent au débarquement des marchandises et leur permet d'accoster à quai.
MOUVEMENT DU PORT
Annérs
Anglais
Français
Espagnols
All;mands
Total g^népal
l'iO
Embarquement et Débarquement : des passagers, dans les canots des C"* Paquet ou Forwood, gratuitement; des marchandises, par les barcasses du port appartenant au gouvernement m^irocain. — Prix variable : environ 2 pesetas la tonne.
Postes : Française, Allemande, Espagnole.
Les bureaux ont traité en 1904 pour 300.000 frs environ de mandats dont 99.920 frs émis et 38.625 frs payés par la poste française. Notons une vente de 2.280 frs de timbres français, et 1.8 16 frs de timbres allemands. Le trafic de la poste espagnole est insignifiant.
PUISSANXES représentées par des consulats ou par des agences consulaires à Mogador : France, Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Espagne, Italie.
Oualidya
Au sud de Mazagan. entre le caj) Blanc et le cap Cantin, sur cette côte en ligne droite formée surtout de dunes de sable, se trouve à quelque dislance dc: la mer, la petite ville d'Oualidya; elle est en ruines et elle possède à peine de 500 à i.ooo habitants. Cependant ce village est situé sur une superbe rade natu-
relie, formée par une lagune de 30 kilomètres de longueur et 20 de largeur, ayant des fonds de 10 mètres et communiquant avec la mer par un canal.
Actuellement cette rade ne sert qu'aux barques de pêche, mais il serait facile d*en faire un beau port de l'Océan.
Ouazzan ou Ouezzan
(anciennement D j eb el-er-Rih* an ,)
Ville du Maroc septentrional à 120 kilomètres de Tanger.
Principal centre religieux du Maroc.
Résidence de la confrérie des Mouley-Taïeb, confrérie qui a de très nombreux adhérents non seulement au Maroc, mais même en Egypte.
Pendant longtemps Ouazzan fut un lieu de pèlerinage respecté et fréquenté de tout le Maroc; sa Zaouïa étaitltrès riche. La puissance du Chéri f d'Ouazzan contre-bal ançait même celle du Sultan jusqu'au moment où El-H'adj Abd-es-Slam, chef de la zaouïa, se jeta dans les bras des étrangers en se mariant avec une anglaise, et en se mettant sous la protection de la France.
El-H'adj Abd-es-Slam, qui était né en 1832, mourut il y a quelques années. Son fils lui a succédé, et il continue sa politique. En 1896, il a fait un stage à l'école de cavalerie de Saumur.
Ouazzan a trois mosquées, et environ 10.000 habitants.
Pas de consulat, ni de poste européenne.
L'influence dos Chorfâ d'Ouczzân, religieuse plutôt que politique, prépondérante dans toute la région du Xord marocain, s'exerce dans la région de Tanger autant qu'au Riff. l.e chef actuel de cette famille Moulay l'Arby, habite Ouczzân;mais ses deux jeunes frères Moulay Alî et Moulay Ahmad, qui habitent Tanger, pendant la plus grande partie de l'année exercent un ascendant considérable non seulement sur les affiliés à la secte des Ta)yibyîn, fondée et dirigée par cette famille, mais encore sur leurs nombreux protégés et clients, sur les cultivateurs qu'ils emploient dans leurs fermes (azib). Les azib les plus importants des Chorfà d'Ouezzân au P\ihç sont à Gaouarit, d'où ils tirent le fourrage pour leurs chevaux, à Salawyîn, sur la lisière des Beni- Mçawwar, à Seguedla, s\ir la route dé Fès, l\ Al-Mediar, à côté d'une
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ferme anglaise, dans le Sud du Fahç et à Ain Zaitoûn, derrière Sidy Qâsme. (G, Salmiin: Une Tribu morocaine. Archives marocaines.}
Lorsque le chérif d'Uuazzàn, Sidy AI^Hàdj al-Arliy. commença à nouer des relation; nvec la France, Moulay Hasan tenta de détruire rind(?pcndanc(; politique de sa principauté. Devenu protégé français vers 1SS3, le chcrif sVlait laissé compromettre l'année suivante dans des agiss''m''nts imprudents, par un mouvement populaire qui l'opposait au Sultan d.tns le Nord du Maroc. Moulay Hasan répondit à cette attitude du chi'f do la maison d'Ouazzan, en lui enlevant le gouvernement de la ville, par la nomination d'un caid, El Hadj "Abj-al-Djebbar, chef lui-même d'une branche cadette cl personnellement hostile à Sidy-al-Hûdj al-'Arby. Révoqué peu après sur la protestation du ministre de France, ce caïd du Makhzcn fut rétabli en iSgo dans ses fonctions. A la mort du chéiit', dont l'influence considérable rendait délicates les attaques de front, le Sultan affaiblit encon: l'autorité de la maison d'Ou.-izzan. en enlevant à l'héritier direct de la Baraka-farailiale, l'adminlslralion temporelle de la zâouya, dont il était le chef tout*puissant et exclusif jusqu'alors, par la nomination d'un Mczouar charge de recueillir les ziârât et d'en faire le partage.
Après une longue période de concessions, de faveurs destinées à concilier au pouvoir souverain, la puissance spirituelle grandissante des chorfit d'OuazzJn, la politique de Makhzen évolue, elle tend à les diviser, à les amoindrir, à les atteindre au siège même de leur autorité, jusque dans le revenu de leur zâouya, (G. Salmon. Essai sur l'histoirr poUtique du .Vord .Wnrociiin. Archives Marocaines.)