‹ Le MarocChapitre 9 sur 94 · CHAPITRE PREMIER HISTOIRE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER HISTOIRE GÉNÉRALE

Période préhistorique. — La période préhistorique du Maroc est très obscure, et les légendes ayant trait à ce pays sont elles-mêmes très rares.

La mythologie place aux environs du Cap Spartel Tendroit où Hercule vainquit le Géant Antée.

La séparation par le Héros des Monts Calpé et Abyla montre combien, pour les civilisés de la Grèce, ce pays était lointain et inconnu.

C'est également au Maroc, dans l'île Pérégil, qu'Ulysse fut retenu par la nymphe Calypso.

Mais, jusqu'aux Carthaginois, on se trouve dans la nuit absolue; on se demande sans pouvoir l'affirmer, si les blonds berbères seraient les frères des ancêtres des Gaulois, comme pourraient le faire croire leurs monuments mégalithiques.

« Les populations primitives du Maroc, ainsi que celles de toute l'Afrique du Nord, utilisaient les grottes naturelles comme demeure.

\jt\ explorateurs du Maroc et do Foucauld en particulier ont signalé dan*) la région de T Atlas et du Sud des cavernes creusées dans des r'xhers à pic.

Ces grottes se présentent dans des conditions trop particulières, pour ne pas caractériser une époque ; mais comme elles n'ont pas été fouillées, <m ne peut rien préciser à ce sujet.

On est également incertain de l'époque à laquelle il faut (rattacher la construction des monuments mégalithiques (i) qui, dans le Maroc, comme dans le restant de l'Afrique Mineure, se rencontrent un peu partout ; ils n'ont été l'objet d'aucune étude suivie.

Des dolmens ont été rencontrés dans le Gharb

Les tumulus sont également fréquents au Maroc.

Dans le Soûs, le rabbin Mardochée a découvert, et après lui le docteur Leuz a revu d'intéressantes gravures rupestres, qui paraissent très analogues à celles qu'on a signalées dans le Nord de l'ArrTque, depuis le pays des Tibbous (Xachtigal), jusque dan/s le Sud Oranais.

Ces inscriptions semblent bien se rapporter à l'époque néolithique, et les instruments en pierre trouvés au pied même des rochers, confirment cett(» supposition.

Ces intéressantes découvertes ne jettent cepenidant pas un grand jour sur la question des origines berbères, parce que nous ne savons, ni quelles populations habitaient les cavernes dont nous avons parlé au début de ce paragraphe, m quelles races ont élevé les monuments mégalithiques, ni quels artistes ont gravé les dessins du Sous et de rOued Noun. » (Ed. Doutté. Les Marocahis et la Société Marocaine.)

PÉRIODE PHÉNICIENNE. — C'est aux environs de 1500 avant J.-C. que l'on fait remonter le commencement de la navigation des Phéniciens sur le détroit, et les fondations de leurs premiers établissements de commerce sur la côte occidentale N. du Maroc (de la Marti nière, Le Maroc).

Puis les Carthaginois cherchèrent à exploiter le pays, se maintenant autour des portes, et ne dominiint le reste que par l'intermédiaire des chefs indigènes investis du manteau rouge. La grande expédition maritime confiée à l'amiral Hamon explora la côte Atlantique et fonda des colonies.

Mamert estime que c'était à peu près l'époque où Carthage était parvenue à sa plus grande splendeur, c'est-à-dire durant la période comprise entre les règnes de Darius I*"^ et le comi-

(i) Le |)his connu des monuments n^'«Mlithiqiies est celui de Mzoura nommé 7:7 Oufrd (le pi<]uet) nar les indigènes.

mencement de la première guerre punique (de la Martinière. Le Maroc).

Russadis (Melilla) Hepta fraires (Ceuta), Ttngis (Tanger) existaient déjà, mais c'est alors que furent fondés les comptoirs deZûis (Arzila), de Sla (Salé) et d'Azamou^ (Azemmour).

PÉRIODE ROMAINE. — Le Maroc ne pouvait échapper longtemps à l'avidité romaine. La trahison de Bocchus, le roi des Rachbous, livrant son gendre Jugurtha aux impitoyables conquérants du monde, fut le premier prétexte de l'intervention romaine encore simplement diplomatique (91 av. ].-C.). Puis les petits royaumes numides, lidicns et gélules qui composaient le pays furent définitivement conquis par César (33 ans av. J.-C.) l'histoire du Maroc se confond alors avec l'histoire romaine jusqu'à l'invasion des Vandales (422 après J.-C).

Invasions Vandales. — Quatre-vingts ans d'occupation

et de pillage par les Vandales, détruisirent toute l'œuvre matérielle et morale des Romains. (Pallu de Lessert. Les Gouverneurs Maurétaniens.)

Période Byzantine. — On a peu de renseignements sur la période grecque, ou plus exactement byzantine, qui prit fin vers 1535. Les Grecs paraissaient d'ailleurs avoir concentré leurs efforts, très faibles du reste sur Ceuta.

LWASIONS WlSIGOTHES. Justinien avait prévu l'invasion Wisigothe qui suivait en Espagne la même route que les Vandales. Il donna des ordres à Bélisaire pour fortifier la Tingitane et pour surveiller le détroit. Mais en 621, rien ne put empêcher le passage des Wisigoths sous la conduite de Svvinthilla qui s'empara de Tanger.

PÉRIODE Musulmane (i). — Au moment de l'arrivée des conquérants musulmans, les anciens maîtres de race latine

(i) Le Christianisme en Tingitane. — Malgré les perst';cutions, le christianisme avait fait de rapides progrès dans tout le Nord de l'Afrique, et le Tingitane, par sa proximité de la Bétique, n'avait pas été tenu à l'écart de ce mouvement. Ainsi nue Ta fait remarquer Berbrugger, ce fut d'abord le

n'occupent que les places fortes et leurs environs. Les autochtones berbères sont maîtres de tout Tintérieur, à part la province de la Tingitaine, occupée par les Goths d'Espagne.

Quand le conquérant Okba-ibus-Nafé, franchit la Moulouïa en 682, envoyé pyar le Calife de Kairouan, li eut d'abord à lutter contre les Berbères qui, jusqu'alors avaient réussi à se défendre contre les envahisseurs. Il traversa le pays en vainqueur, ne combattant que pour Dieu et ne cherchant que les conversions. Il ne laissait derrière lui aucune occupation sérieuse, et à sa mort aucune trace de son passage ne restait.

un second conquérant, Moussa-ibn-Noseir, recommença l'occupation vers 705; mais cette expédition fut conduite avec férocité; et la terreur qu'inspirait le nom de Noseir aida à la soumission des Berbères. Lin de ses généraux, Tarik, traversa le détroit et envahit l'Espagne, grâce surtout à son armée de Berbères convertis.

Un des successeurs de Moussa-ibn-Noseir, entreprit la conquête de l'intérieur; mais les Berbères se soulevèrent en masse contre les Arabes, qui furent vaincus et chassés.

Les Berbères restèrent fidèles à l'Islam, mais en adoptant les idées des docteurs schismatiques qui leur firent nommer des imans, émirs de leur race.

Cette religion devint le symbole, en Occident, de la nationalité et de l'affranchissement. C'est là qu'il faut chercher la raison de la lutte entre les deux races.

Edrisites. — En 788, un descendant d'Ali et de Fatima, Edris-ben-Abdallah, expulsé d'Orient par les Omeyades vain-

sanfj indigène qui coula pvour la foi chrétienne, et c'est à Tanper aussi qu'un centurion du nom de Mareellus fut martyrisé ix)ur avoir refusé de norter les emblèmes païens.

Au commencement du v« siècle les schismes, les hérésies s'étant multipliés, Ja rage des Circoncellions détruisit toute la belle colonisation des campagnes en Tingitane préparant comme la venue d'autres occupants. Quoi qu'il en soit, la persistance du christianisme fut au Maroc assez grande. Contre les conquérants musulmans, les Berbères agiront encore avec la même indépendance. Longtemps ils résisteront à la propajgande de l'Islam. £1-Bekri a eu soin de nous apprendre les difficultés que l'apôtre Salah-ibn-Mansour rencontra en convertissant les Sanhadja et les Ghomara (De la Martinière. Le Maroc.)

queurs, débarqua à Tanger. Il fut reçu par les peuples de l'intérieur et recommença les conquêtes au nom de Tlslam. Son fils Edris II fonda Fez.

Fatimites. — Sous le règne de Yahya III, un aventurier, El Mehdi, se disant descendant de Fatima, s'empara du trône.

Alors commença la lutte entre les Fatimites et les Edrisites. Ceux-ci vaincus, appelèrent les Kalifes Omeyyades d'Espagne à leur secours, et, grâce à eux, ils forcèrent El Mehdi à se retirer au Caire...

Omeyyades. — Les Omeyyades se sentant les maîtres, renversèrent la monarchie Edrisite, et occupèrent le Maroc pour leur propre compte (973)-

Ils ne purent cependant résister aux révoltes des Berbères et furent chassés. Le pays fut alors désolé par des luttes intestines, bien faites pour favoriser de nouvelles invasions.

Almoravides. — Des Berbères nomades du Saliara, les Lemtouna voilés, ancêtres des Touaregs, ayant été convertis à rislamisme, entreprennent la propagation de leur religion chez les peuples païens du désert, jusqu'au Sénégal. De là leur nom El-Merabetin (les religieux) transformé en Almoravides par les Espagnols.

Après avoir soumis le sud du Maroc, poussés par leur désir de pillage, et peut-être un peu de vengeance contre les riches habitants du Nord, ils envahissent le pays. Ces gens du désert vivaient très sobrement; habitués à la fatigue et aux grands voyages. Ils ne connaissaient, comme monture, que leurs chameaux de course.

En 1 506 Abou-bekr-ibn-Omar, que Ton peut considérer comme le fondateur de la dynastie Almoravide, entre partout en conquérant, et brise ce qui lui résiste. Ses successeurs continuent 'ses conquêtes. L'un d'eux, Yousef, fonde la ville de Marrakech, et bientôt, sauf Tanger et Ceuta, K)ut le pays est sous sa domination.

C'est sous le règne de Yousef que les Almoravides arrivèrent à Tapogée de leur puissance.

Leur royaume s'étendait en Afrique jusqu'au Niger, et en Espagne, de l'Ebre jusqu'aux Baléares.

Almohades. — Aux Almoravides, succédèrent les Almohades, dynastie fondée par Ibn-Toussert, religieux qui ramena rislam aux doctrines des premiers siècles d'où Almohadoun, (unitaires). Abd-el-Moumen qui fut le plus grand des kalifes Almohades, il donna une administration à son immense empire. Les monnaies portaient la légende: a Allah est notre Dieu, Mahomed notre froph^te^ et le Madhi, notre Imam ».

Les Almohades continuent avec succès leurs guerres contre l'Espagne et le Portugal. Abou-Yousef-Yakoul, surnommé le Victorieux, fait une campagne en Espagne contre Alphonse VIII, et brisïe, en Afrique, les dernières résistances des tribus de Tintérieur. C'est ce prince qui fit construira la mosquée de la Koutoubia à Merrakech, la tour dite de Hassan à Rabat, et enfin la merveille de Séville, la Giralda.

Les Almohades régnèrent 200 ans sur le Maroc. Sous cette dynastie commença la décadence des Maures en Espagne. Le 14 juillet 12 12, Alphonse VII écrasa la puissance des Almohades à la bataille de Las Navas de Tolosa.

MÉRINITES. — La dynastie des Béni-Mérinites qui succéda, acheva de perdre ce qui restait du royaume de Grenade, et vit le drapeau de Tlslam définitivement chassé d'Espagne.

De plus, les puissances chrétiennes commencèrent à leur tour des invasions sur les côtes, s'emparèrent de Ceuta, Tanger, etc. cherchant à détruire les nids des pirates barbaresques-

Saadiens. — Aux Mérinites succédèrent les cherifs Saadiens qui, grâce à leur noble origine et à leur courage, relevèrent le prestige de l'Islam. Quoique d'origine arabe, ils furent acceptés par les Berbères. L'un d'eux, Abou-Ablas Achmed remporta lu bataille des Trois Rois où il détruisit l'armée portugaise alliée au Chérif Mohammed, puis il poussa ses conquêtes jusqu'à Timbouctou.

Alides-Filali ou Hassani. — Après sa mort, les luttes in-

testines permirent à Mouley-Ali de s'emparer du pouvoir (1664) et de fonder la dynastie des seconds chéri f s connue sous le nom de dynastie des Alides Filait ou Hassani qui règne encore aujourd'hui. Les premiers princes de cette dynastie furent tous remarquables; ils furent les fondateurs et les organisateurs de lempire du Maroc; Moulay-er-Rechid en fit l'unité.

Son frère Moulay-Ismaël, peut-être le plus grand prince de l'empire, fonda Mequinez, organisa l'armée, développa l'agriculture et fit garder les routes pour amener la tranquillité. Il réoccupa Tanger abandonné par les Anglais, reprit Larache et Arzila aux Portugais. C'est lui qui envoya demander à Louis XIV la main de la princesse de Conti (mademoiselle de Blois) fille de Mademoiselle de La Vallière.

Après la mort de Moulay-Ismaël, le pays se trouve de nouveau déchiré par les compétitions de tous ses nombreux héritiers (825 fils, 342 filles) se disputant le pouvoir. Chacun occupe un petit territoire avec ses partisans, et est tantôt vainqueur, tantôt vaincu. L'un d'euxj Moulay Abdallah arrive cinq fois au trône, et est renversé quatre fois. D'autres ne régnent que quelques mois.

Sidi-Mohamed (1757-1789) reprit en mains le pouvoir. Il se fit remarquer par son humanité et par les efforts qu'il fit pour introduire des réformes dans son empire. Il créa des relations commerciales avec tous les pays d'Europe et passa avec eux des traités. Le comte de Breugnon signa le premier traité entre la France et le Maroc, laissa M. Chénier comme Consul à Salé.

Sous ce règne, l'ingénieur français Cornut construisit la ville de Mogador. Le Sultan Sidi-Mohammed licencia la garde noire (i^oivharis) sorte de janissaires qui nommaient et renversaient à leur gré les Sultans.

Après lui le pays est encore désolé par les guerres intestines, et l'antique barbarie reprend le dessus.

Moulay-Soliman reconnu en 1790 Sultan de toutes les provinces, rétablit l'ordre partout et met fin à la piraterie. Il s'engage, vis-à-vis des puissances europ)é3nnes, à racheter les captifs faits dans l'extrême sud à la suit 3 des naufrages.

Il fut détrôné par Moulay-Ibrahim auquel succéda Moulay-

Zeïd. Ce dernier fut à son tour renversé par Moulay-Soliman qui garda le pouvoir jusqu'à sa mort.

Moulay-Abderrahman succéda à son oncle Soliman en 1822. — C'est lui qui, malgré les protestations, et même l'ultimatum de la France, aida contre celle-ci Témir Abd-El-Kader. Son fils Sidi-Mohammed commandait l'armée marocaine, quand elle fut battue à Isly par le maréchal Bugeaud. Le bombardement de Mogador et de Tanger par la flotte du Prince de Joinville forcèrent Moulay-Abderrahman à demander la paix.

En 1850, de nouvelles difficultés amenèrent le bombardement de Salé où les indigènes avaient pillé un bateau français sous les yeux des autorités marocaines.

Sidi-Mohammed succéda à son père en 1859; après avoir lutté contre des révoltes intérieures, puis contre l'Espagne qui s'empara de Tétouan, il souleva des difficultés à Melilla. La liberté qu'il fut contraint d'accorder aux Européens de commercer dans tout le Maroc fut cause, en 1867, d'une formidable révolte. Lorsque ce Sultan mourut, l'empire du Maroc était ruiné tant par suite des guerres que de la famine qui en avait été la conséquence.

Mouîay-Hassan succéda à son père en 1873. Les premières années de son règne se passèrent en expéditions militaires qui étaient nécessitées par des révoltes à Oudjda, et dans la province du Sous. Il mit fin aux difficultés avec l'Espagne au sujet de 'Melilla, et grâce à ses voyages continuels à travers l'empire, il réussit à maintenir son autorité. Pour fermer le plus possible le Maroc aux Européens, il sut jouer des compétitions des différentes puissances.

Il mourut le 6 juin 1894, et son fils Abd-El-Aziz, né en 1878, lui succéda.

Résumé chronologique

Période pé historique;

Période phénicienne : 1^20 av. J.-C. — 50 av. J.-C;

Période romcdne; 50 av. f-C. — 42c.

Invasions Vandales: 42Ç'^24..

Périodes Byzantine: 534.-620.

Invasions Wisigothes: 621-6S2.

Période Musulmane:

i" invasion arabe Okba-Ibn-Nafé, 682.

2* invasion arabe Moussa-Ibn-Noséir, 705'.

Edrisites: Edrjs-Ben- Abdallah, 788; Moharamed-Ben-Edris, 828; Ali-Ben-Mohammed, 836; Yahya, 848; Yahya II, 854; YahyallI, 885;

Fatimites et Omeyyades: de 885 à 990 (pas de Sultan unique, époque d'anarchie et de guerres).

Zénétas, — Ziri, 990; El-Mouzz, 1.006; Hammama, 1.026 de 1.026 à 1.055 P*^s de Sultan unique, nouvelles guerres intestines.

Almor avides, -r— Abou-Bekr-Ben-Omar, vers 1055; Yousef- Ben-Tachfin, 1061; Ali-Ben-Yousef, 1106; Tachfin-Ben-Ali, 1142; Ibrahim-Ben-Tachfin, 1146; Ishak-Ben-Ali, 1147.

Almohades.. — Abd-El-Moumen, 11 50; Abou-Yakoub-Youser, 1163; Abou-Yousef-Yaboub-El-Mansour, 1184; En-Nacer, 1199; Yousef-El-Mostanser, 1214; Abd-El-Ouahed-El-Makhloua, 1224; El-Adel, 1227; El-Mamoum, 1228; ER-Rechid, 1232; Es-Saïd, 1242; El-Morteda, 1248; Abou-Debbous, 1266; Ishak, 1269.

Merinides. — Othman, fils d'Abd-El-Hakk, 121 7; Mohammed, son frère, 1239; Abou-Yahia-Abou-Bekr, leur frère, 1244; Omar, son fils, 1258; Abou-Yousef-Yakoub, 125g; Abou-Yacoub-Yousef fils; d*Abd-El-Hakk, 1286; Abou-Tsabet-Amer, son petit-fils, 1307; Abou-Rebia-Sliman, son frère, 1308; Abou- Saïd-Othman, fils d'Yacoub, 13 16; Abou-Ali, son fils, à Sidjilmassa, 13 15; Abou-l'Hassen, fils d*Abou-Saïd son fils; 1331; Abou-Inan, son fils, 1348; Es-Saïd, son fils, 1358; Abou-Salem-Ibrahim, son frère, 1359; Abou-Omar-Tachfin, son frère, 1361; Abd-El-Halim, petit-fils d'Abou-Said, 1361; Abou- Zeyan-Mohammed, petit-fils d'Abou-l'Hasen, 1361; Abd-El- Kalim, à Sidjilmassa, 1361; Abd-El-Moumen, son frère à Sid-

jilmassa, 1362; Abd-El-Aziz, fils d'Abou-Hascn, 1366; Es- Saïd II, son fils, 1372; Abou-Abbas-Ahmed, fils d'Abou-Salem, 1374; Abderrhman, à Merrakech, 1374; Abou-ABbas. 1382; Moussa, fils d'Abou-Inam, 1384; El-Mostasar, fils d*Abbou-Abbas, 1384; El-Ouatsek, fils d'Abou-el-Fadel, 1386; Abou-Abbas. pour la seconde fois, 1388; Abou-Farès, son fils, 1393; Abou-Said, vers 141 1; Saïd et Yacoub, ses deux frères vers 1421; Abdallah, fils d'Abou-Saïd, 1423; Mohammed, fils d'Abou-Inan ? ; Ahmed?; période inconnue; Moulay- Bou-Hasoun vers 1458; Abdallah vers 1470; Moulay-Saïd, vers 1471; Moulay-Ahmcd ? Moulay-Naccr, à Merrakech, 1502; Moulay-Mohammed, 1508; Moulay- Ahmed, son fils, à Fez, 1520 à 1550; interruption par lechérif saadien Mohammed, El-Mehdi, 11 50; Moulay-Abou-Hasoun, le dernier Mérinide,

C hé tifs Saadiens. — Abou Abbas-El-Aaradj, à Merrakech. 1520 a 1543; Abou-Abdallah-Mohammed-Cheikh-El-Mehdi, à Merrakech, août 1543; le même à Merrakech et à Fez, 1550 à 1554; le même à Merrakech et à Fez, 1554-57: Moulay-Mohammed-Abdallah, dit El-Ghalel-B'illab, 1557-73; Abou-Abdallah-Mohammed, fils du précédent, dit El-Moatasem, 1573; Abou-Merouan-Abd-El-Malek, oncle du précédent, 1573-78; Abou-Abbas-Ahmed, dit El-Mansour ou El-Dehebi, frère du précédent, 1 578-1603; ses fils se disputent le trône, 1603; Abdallah- Abou-Farès, dit El-Ouatsek, à Merrakech, 1603-7; El-Mamoum-Cheikh, à Fez, 1604-8; le même à Merrakech, 1607-8; Zidan, à Merrakech, 1608-27; Abdallah, fils d'El-Mamoun, à Fez, 1624-27; Abd-El-Malek, fils de Zidan, à Merrakech, 1627-31; Abou-Abbas-Ahmed II, fils de Zidan. à Fez, 1627- 1628; El-Oualid, fils de Zidan, à Merrakech, 1631-36; Mohammed-Cheikh II, fils de Zidan, à Merrakech, 1636-54; Moulay-Ahmed-El-Abbas, fils du précédent, à Merrakech. 1654.

Chérifs Fihdi ou Hassam, - - Moulay-Chérif, fils d'Ali-El- Ilasani, maître du Tafilalet, 1633; Mohammed, son fils 1637.

I.e même à Fez, ib^t); XIoulay-Er-Rachid, frère du précédent, 1(164 ; Abou-Nacer-Ismail, plus connu sous le nom de Moulay- Ismaïi, son frère, lô;^; Ahmcd-Ed-Dehebi. son fils, 1737; Abd- El-Malek, son frère, 1728; Abdiimah, frère des précédents, 17-29; Ali, son frère 1735; Abdallah revient, 17JO; Mohammed-Ben-Ariba. leur frère, 1736; El-Mostati, leur frère, 1738; Abdallah, pour la troisième fois, 1740;' Mohammed, son fils, 1748; Mouiay-Yesid, son fils, 1780; Moulay-Soliman.son frère, 1792; Moulay-Abdorrahnian, son neveu 1822; bidi-Mohamnied, son fils 1859; Moulay-El -Hassan, son fils, 1873; Moulay-Abd-El-Aziz, son fils, 1894.

icli< de 1^ D^pd^k.: 1:

Page 1