‹ Le MarocChapitre 8 sur 20 · PORTE-ÉTENDARD DE LA GARDE CHÉRIFIENNE · texte numérisé non relu

PORTE-ÉTENDARD DE LA GARDE CHÉRIFIENNE

Cavaliers un jour de fête.

Dieu, mettent en joue un ennemi imaginaire, déchargent leurs armes tous ensemble, les lancent en lair, les rattrapent, tournent au galop et s'arrêtent... La fantasia dure sept minutes, l'amour dure sept secondes et la misère toute la vie...

Au pas, la troupe des cavaliers regagne la muraille rouge. Des mendiants encore les accompagnent, en célébrant leur éloge : « Vous avez fait une belle chevauchée. Où est un plus noble Seigneur que le Caïd des Séouls?... » Dans le vent de la course, une bande de mousseline s'est détachée d'un front et descend lentement dans la poussière comme un fil de la Vierge. Au petit trot un cavalier revient, et penché sur sa selle du bout de son fusil ramasse la mousseline blanche. Déjà une autre fantasia s'est élancée dans la poussière, jette ses cris, excite ses chevaux, brûle la poudre dont on voit briller la flamme, s'arrête brusquement, s'en retourne et inlassablement recommence.

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