‹ Le Maroc. Publié sous la direction de Marcel Monmarché. Avec un autographe du général LyauteyChapitre 127 sur 153 · Le GrandSocco · texte numérisé non relu

Le GrandSocco

Le Grand-Socco, situé au S.-O. de la medina et en dehors de son enceinte, est un vaste emplacement de forme irrégulière où se tient, le jeudi et le dimanche, un grand marché; mais en réalité, il s'y trouve tous les jours des marchands, hommes et femmes, celles-ci accroupies sous d'immenses chapeaux de paille et vendant des poulets, des fruits, des hardes, etc. Vers le soir arrivent des caravanes de chameaux ou de mulets, qui repartent le lendemain après avoir déposé leur chargement. On y voit des citadins qui viennent y faire leurs emplettes et des berbères à cheval, à âne, à mulet ou à pied, des nègres porteurs d'eau, des charmeurs de serpents, des saltimbanques qu'entourent des groupes nombreux d'indigènes. C'est un spectacle plein d'originalité, à la fois curieux et amusant.

Deux portes voisines et sans intérêt encadrent le Grand-Socco au N. : la porte de Fcs, qui conduit au Petit-Socco et au port, et une autre à g. qui donne accès à la légation d'Allemagne et à la rue du Télégraphe-Anglais. A l'E., derrière un rideau de boutiques, se trouve le marché aux vivres (poissons et légumes), extrêmement pittoresque avec ses produits africains qui y prennent une couleur étonnante. Au S. ce sont les postes et télégraphes chérifiens et Vabattoir. A l'O. se trouve un marché au charhoTiy très curieux le soir, auprès du cimetière protestant, au pied de Véglise anglicane et de la mosquée Sidi Bon Abid à minaret polychrome, élevé en 1917, au moyen d'une souscription d'ouvriers marocains travaillant eh France. Plus à l'O. encore, sur les pentes, légation de France et jardins de Vhôtel de la Villa de France.

TANGER

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