‹ Le Maroc. Publié sous la direction de Marcel Monmarché. Avec un autographe du général LyauteyChapitre 31 sur 153 · Place de Trance ou place de l'Horloge · texte numérisé non relu

Place de Trance ou place de l'Horloge

C'est de la place de France, où stationnent voitures et autos, que partiront les itinéraires qui suivent.

Située à la sortie de la ville indigène, au pied de la tour et de la porte de VHorloge et le long- des remparts E., à l'entrée du quartier européen le plus important, la place de France a la forme d'un rectangle à peu près régulier de 200 m. de long sur 40 m. de large, qui fut l'emplacement d'un marché installé aux abords d'un cloaque pestilentiel jusqu'en 1913. C'est autour d'elle que se sont groupés les organes vitaux de la cité nouvelle, à savoir, en commençant par le N. : la Banque d'Etat du Maroc, de style néo-marocain, inaugurée en 1915; VAlhambra, brasserie-restaurant, à la terrasse de laquelle se donnent rendezvous voyageurs, commerçants et touristes, et qu'avoisinent : VAutomobile Club du Maroc et la Banque algérienne; un bureau des télé^ graphes et téléphones; VLôtel Excelsior, immense bâtisse en ciment armé, terminé en 1918; les bureaux des diverses sociétés de transports automobiles ; les grandes brasseries du Roi de la Bière et du café Glacier, le Crédit foncier d^ Algérie et de Tunisie; le marché, très actif et bien approvisionné, et enfin, au S., fermant la place, les Magasins modernes, édifiés en 1913.

Au S. de la place, s'ouvre Vavenue du Général-d' Amade, par laquelle on gagne le quartier des bâtiments provisoires de l'administration militaire : à g., bureaux de la subdivision, dans un jardin avec kiosque de musique (concert jeudi et dim.), bureaux de la Place, etc. ; à dr., nouvel hôtel des Postes (en construction), pos^e aux Armées, cercle militaire, etc.

Zï. — La ville indigène.

Trajet de 1 h. à parcourir de préférence à pied ; peut s'effectuer aussi en voiture. Les constructions de l'ancienne Casablanca ont peu de caractère. Quelques vieilles portes de maisons d'habitation, en pierre taillée et sculptée, ont cependant quelque attrait.

De la place de France, on gagne, par la porte de l'Horloge, la RUE DU Gommandant-Provost, artère principale de la Medina. Une petite place en occupe l'entrée et un petit souk s'étend à dr. Plus loin, elle est bordée de magasins indigènes et européens.

CASABLANCA.

A dr. de la Salle des Dépêches de la Vigie marocaine se détache la courte rue du Dar El Makhzen, dans laquelle se trouvent : le Mont de Piété, Vancien Dar El Makhzen, où sont actuellement réunis les services de la police locale, un établissement de bains maures construits en 1910 par l'administration . des Habous du Protectorat, la grande Mosquée construite dans la seconde moitié du xtiii" s. sur l'ordre du sultan Sidi Mohammed Ben Abd Allah; des boutiques d'adouls ou notaires musulmans; une ancienne fontaine publique aménagée sous une arcade ; un square créé en 1917 devant le tombeau de Sidi Bou Smara; les consulats de France et d'Italie; la prison civile. Cette rue est en communication avec le port par Bab El Kedim.

Revenant à la rue du Commandant-Provost, on rencontre le bureau central des Postes et les sièges respectifs de la G'® Générale Transatlantique, de la Banque Commerciale et de la Société Générale.

Plus loin s'ouvre la place du Commerce communiquant avec le port par Bab El Marsa. L'artère se prolonge par la rue de Belgique et la RUE DE LA Marine qui desservent le palais de la Résidence générale, la mosquée Ould El Hamra dont une porte date de 1204 (fin du xviii*" s.), la maison du Pacha, construction mauresque de style moderne et conduisant place Sidi El Kairouani où se trouvent le sanctuaire du marabout du môme nom, un marché et une fontaine publique moderne.

Le sanctuaire de Sidi El Kairouani, construit au commencement du xix® s., est dédié à Sidi Allai El Kairouani, premier patron de la cité. Ce saint personnage serait venu de Kairouan vers l'an 1350, lors de la reprise d'Anfa par le sultan mérinide Abou El Hassane Ali, enterré à Chella, près de Rabat.

La RUE SouR El Djedid (du rempart neuf), qui fait suite à la rue de la Marine, aboutit au jardin public créé par les Français en 1913.

On reviendra vers la place de France par la rue de Mazagan, où s'élèvent la mosquée J^c/i Chleuh, la médersa ou école franco^ arabe, la poste anglaise et les télégraphes chérijîens, puis par la rue du Gapitaine-Ihler, que bordent Djama Es Souk et de nombreuses échoppes de marchands marocains. Le mellah ou quartier juif s'ouvre à dr. de cette dernière artère; on pourra le visiter totalement ou en partie en s'engageant dans les rues latérales.

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