‹ Le Maroc. Publié sous la direction de Marcel Monmarché. Avec un autographe du général LyauteyChapitre 34 sur 153 · BOUCHERON · texte numérisé non relu

BOUCHERON

Khammes; 32 k. Gué de l'oued Nefifikh; 32 k. 5. Palmiers Mgerga; 33 k. Montée très dure, sur 2 k. jusqu'au plateau; 43 k. Boulhaut (p. 75). — 2° Par Gûrgens (45 k. N. ; piste) :6 k. Kasba Maggous; 10 k. Oued Daïa, généralement à sec; 13 k. 5. Descente sur loued Mellah, qu'on traverse plus loin sur un pont; 18 k. Gnrgens, fort abandonné et maison forestière; marchés avoisinants le lundi et le jeudi; 26 k. Ain Fendrel; 28 k. Sidi Begragui; 29 k. 5. Descente dans la vallée de l'oacd Dir dont on suit la rive g. ; 33 k. Passage à gué de l'oued Nefifikh ; 38 k. Sidi Moumene; 39 k. Aïn El Kerma : 41 k. 5. La piste rejoint celle de Casablanca à Boulhaut par Sidi Hadjaj ; 45 k. Boulhaut (p. 75).

DE BOUCHERON A CHRISTIAN (83 k. E. ; piste muletière). — La piste passe entre le fort Rhumeau et le fort de Gara. — 11 k. Gué de l'oued Bou Zemrane. Cet oued sert de démarcation entre une région fertile et peu accidentée et une région presque dépourvue de cultures, relativement peu boisée et peu habitée. — 13 k. Monument commémoratif des morts au combat du 11 mai 1908. — 14 k. Marabout de Sidi Kamel. — 15 k. Traversée de l'oued Ateuch, généralement à sec — 20 k. Berfiirit, redoute naturelle formée par des rochers couronnant un mamelon. Nœud orographique et hydrographique dominant toute la région où viennent hiverner de nombreux troupeaux de moutons des Mdakra.

La piste suit bientôt la vallée encaissée de l'oued Dalia qu'on traverse plusieurs fois à gué. Les terrains à pentes douces et les fonds de vallées sont cultivés en céréales par les Zaër. Les sommets et les pentes sont peuplés de chênes-liège, de thuyas et d'oliviers sauvages. — 41 k. Herhirat, près du marabout de Sidi Douimi. Le pays est accidenté, peu habité et boisé. Gués de l'oued Keskes (47 k.) et dé l'oued Drader (51 k.), très encaissés. — 58 k. Sidi Mokhfi., dominant le plateau de Rouached, et où se tient un marché le mardi. — La piste, à profil accidenté, en terrain caillouteux et sablonneux, traverse plusieurs oueds. — 83 k. Christian (p. 162).

De Boucheron a Ben Ahmed, p. 141 ; — a Sidi El Aïdi, p. 141.

4*" De Casablanca à Ber Reehid, Settat et Meehra Ben Abbou.

Autocyclisme : 117 k. — Bonne route principale n^ 7 à profil largement ondulé: 2 serv. automobiles réguliers quotidiens jusqu'à Ber Rechid en 1 h. (12 fr.) et Settat en 2 h. (15 fr.).

€hemin de fer militaire : 44 k. jusqu'à Ber Rechid, en 1 h. 30 par l'automotrice, en 3 h. par les trains ordinaires; 13 fr. 20, 6 fr. 60. Cet itinéraire se confond avec celui de Casablanca-Marrakech (p. 84,

dont il est la première partie, la moitié environ.

Sortie de Casablanca par la rue du Général-Drude et la route de Médiouna, puis traversée du marché arabe et de la ligne du ch. de fer militaire.

2 k. Palais du Sultan, à 200 m. et à dr. de la route.

2 k. 5. A g., pépinière de la société d'horticulture. La route est bordée,^ sur plusieurs k., par de nombreux fondouks.

4 k. 3. Grande daïa, à g. Le terrain est à sous-sol rocheux et très apparent. — 8 k. Bifurcation d'une piste s'écartant à dr. et conduisant à la hauteur de Merchich, ancien poste optique visible de très loin.

H k. 5. Dar Sidi Bou Chaïb,

LA CHAOUÏA,

13 k. Maison cantonnière d'Aïn Hallouf. Au sommet d'une ondulation on découvre l'immense plaine de la Ghaouia.

18 k. 8. A dr., monument du spahi Djelloul, tué au combat du janvier 1908. Poste de T. S. F.

19 k. Médiouna (auberges), petit village de maisons européennes et de baraques indigènes auprès d'un douar. La colonisation est exercée par 50 Européens s'occupant d'élevage et de quelques cultures maraîchères. Marché le jeudi à l'E. de la kasba.

La kasba, construite au xviii® s. par le caïd de la tribu des Médiouna, fut mise au pillage, en 1797, par les troupes de Moulay Slimane qui y trouvèrent un important butin. Seule, l'enceinte crénelée ainsi qu'une muraille, qui la partage intérieurement en deux parties égales, subsistent. Une grande porte sur la face E. permet de pénétrer à l'intérieur où se trouve l'habitation du caïd.

Un marabout, dédié à Sidi Ahmed Ben Lahsene, avoisine la kasba. Dans son jardin est installée l'infirmerie indigène.

De Médiouna a Boulhaut (47 k. N.-E.), piste autocyclable par (14 k.) Sidi Hadjaj et la route de ce dernier point à Boulhaut (p. 76). De Médiouna a Boucheron, p. 76.

La route s'incline directement au S., traversant un pays fertile, découvert et sans arbres, grand producteur de céréales. La vue s'étend au loin.

22 k. Limite entre les Médiouna et Ouled Ziane. — 26 k. 5. Belle ferme française à 2 k. sur la dr. — 29 k. 5. Douars à proximité de jardins, de figueraies et de puits. — 30 k. La route passe du territoire des Ouled Ziane dans celui des Ouled Hariz. — 34 k. Groupe d'habitations, de tentes et de jardins. — 40 k. Marabout à la jonction de la piste venant de Casablanca par Bou Skoura, puis passage à niveau de la voie ferrée.

41 k. Ber Rechid (buiïet à la gare, 12 ch. de 3 fr. 50 à 5 fr.; rep. 4 fr. 50; plusieurs hôt. modestes), ch.-l. d'un contrôle civil de 120,000 hect. situé sur le territoire des Ouled Hariz, à 233 m. d'alt., au milieu d'une importante région céréalifère. Ce centre doit son nom à la famille des Ber Rechid, qui a fourni pendant tout le xix'^ s. des caïds héréditaires. 11 compte aujourd'hui 200 Européens, exploitant des terres distribuées par un lotissement communal fait en février 1912; il possède un jardin d'essai.

Sa kasba datait, ainsi que la mosquée et les autres constructions intérieures, du siècle dernier. Elle fut détruite en partie pendant les troubles qui précédèrent l'arrivée des Français, le 13 janvier 1908. Depuis, elle a été relevée et aménagée pour recevoir des troupes.

Un grand moussem se tient tous les ans, au moment de VXi^ El Kebir, à l'O. de la route. C'est le moussem de Sidi AmeuJ Ben Lahsene, dont on voit le marabout à côté de deux autres, Ê l'E. de la gare.

De Ber Rechid a Ben Ahmed, p. Ml ; — a Bou Laouane, p. 83.

BER RECHID, — SETTAT, [2] — 79

DE BER RECHID A BOUCHERON (34 k. E.; bonne piste à profil plat sur tirs dans une région très peuplée). — 3 k. 6. Bar Kaddour Bon Mekki, à g. — 6 k. 3. Fokra Noualine, importante agglomération. — 17 k. 5. Oued Aïada, généralement à sec. — 11 k. 8. Propriété Wentgen. — 14 k. 5. Aasba Bon Azza. — 21 k. Dar Miloudi (p. 76). — 34 k. Boucheron (p. 76).

DE BER RECHID A SIDI MOHAMMED EL KEBIR (13 k. N.-O. ; bonne route empierrée). 3 k. 2. Dar Ould Abid, à g. — 7 k. 1. Zaouïa Ben Driss, à dr. — 13 k. Sidi Mohammed El Kebir, auprès du Dar Ben Taïbi.

DE BER RECHID A SIDI ALI (72 k. O. ; bonne piste). — 4 k. 2. Dar El Hadj Hammou, à dr. — 9 k. 3. Ferme arabe et petit douar. — 13 k. 4. Koubba de Sidi El Hattab, au pied d'une éminence; la piste longe une série de daïas. — 19 k. 2. Dar El Hadj Maizi. — 27 k. Zaouïa de Sidi Kassem Zemlal, après laquelle, la piste quitte le territoire du Mzamza pour entrer sur celui des Chiadma. — 35 k. Btr Khereïs, puits. — 44 k. 5. Sidi Mohammed El Abiod, SiU^rès de puits. — 51 k. 7. Puits et jardins de Sidi Abd Er Bahmane. — 53 k. Sidi Saïd Bou Othjiiane, auprès de jardins et de figuiers. — 54 k. 9. La piste passe entre Sidi Bou Bouïne à dr. et Dar Saïd Ben Bekia, à g. — 57 k. 3. Dar Sidi Mohammed ben Maati, caïd des Chtouka. — 62 k. Koubba de Sidi Mansour. — 70k. On rejoint la route de Casablanca à Mazagan. — 72 k. Sidi Ali (p. 106).

On peut se rendre à Sidi Ali par (13 k.) Sidi Mohammed El Kebir (F. ci-dessus) puis (32 k.) Sidi Makhlouf d'où Ton regagne (38 k.) la maison cantonnière du k. 50 de la route de Casablanca à Mazagan (p. 105).

Au sortir de Ber Rechid, la route traverse une région de nombreuses exploitations agricoles. Les Européens sont installés dans des fermes tandis que les indigènes sont groupés par douars de noualas entourés de murs ou de haies artificielles. Des puits, profonds de 16 à 50 m., alimentent la population en eau. — 56 k. 7. Maison cantonnière et jonction, à g., de la piste de Boucheron à Settat.

71 k. Settat (hôt. modestes: de France, Pl. a Al, gar., abri; de la Paix, P1.6B2; Moderne, Pl.cB2), ch.-l. du contrôle civil de Chaouïa S., de 200,000 hect. de superficie, situé à 370 m. d'alt. sur le territoire des Mzamza, dans une vallée au confluent de trois ruisseaux : Ain Beida, Ain Nezagh et Ain Ali Moumene qui, avec la source de Settat, forment l'oued Bou Moussa. Ce dernier arrose 60 hect. de jardins et de cultures maraîchères, situés au N. de la ville à laquelle ils donnent l'aspect d'une oasis.

La population, de près de 4,000 hab., comprend 200 européens et 625 israélites.

Histoire. — Les caravanes s'arrêtaient autrefois aux sources qui alimentent la ville actuelle en payant un tribut pour leur stationnement. Seize voyageurs insuffisamment escortés se refusèrent un jour, dit la légende, à acquitter ce droit. Ils furent décapités et leurs seize tètes [settachen ras) restèrent longtemps exposées auprès des sources; d'où, dit-on, l'origine du terme Settat.

La fondation de la ville arabe ne remonte qu'à Moulay Ismaïl qui construisit la kasba destinée à abriter le harem du Sultan pendant ses voyages de Fès à Marrakech. Sous Moulay Slimane, Settat commença à devenir une agglomération de quelque importance (fin du XTiii« s.). L'enceinte date de cette époque. Le mellah est du xix® s. — Settat fut occupé en janvier 1908 par le général d'Amade.

Le centre de la ville est marqué par la place de France, où

LA CHAOUÏA.

s'élève une colonne commémorative d'un combat du 8 avril 1908. La source de Settat sort de terre, à quelques pas de là.

La kasba et les jardins sont au N.-O. de la place, le jardin public au S., les services administratifs (service des renseignements, école, poste et télégraphe, casernes) au S.-O. et le souk à rO. Les nombreuses agglomérations de noualas indigènes sont dispersées sur la • périphérie.

Settat est le centre d'une région agricole très importante et le siège d'un marché hebdomadaire (samedi et dimanche) où se font des transactions considérables portant sur les produits agricoles et l'élevage.

DE SETTAT A OULED SAID (19 k. O.) ET BOU LAOUANE (44 k. S.-O. ; route secondaire n° 105 à profil peu accidenté ; recommandé). — 8 k. Bir Bou Hammadi et douar. — 10 k. Ouled Moumene, gotta importante. — Sidi Bou Tlane, un peu au S. de la piste. — 19 k. Ouled Saïd, poste militaire et ch.-l. d'un contrôle civil de 200,000 hect., à 320 m. d'alt. La kasba^ dite kasba El Aïachi, détruite en 1903, eut autrefois quelque splendeur. Il y subsiste encore un patio à colonnes de marbre blanc, une koubba, des silos, une tour d'observation. Elle fut édifiée en 1870, sous le règne de Sidi Mohammed Ben Abd Er Rahmane. Les environs de la kasba, plats et nus, sont occupés par 250 tentes indigènes au milieu desquelles se trouvent les maisons du caïd des Ouled Arif et du cadi des Ouled Saïd.

22 k. Dar Amor ben Ghali, grand douar avec un bois d'oliviers. — 25 k. 6. Bar El Hadi Mohammed, sur la g. La piste se poursuit en tribu Guedana. — 44 k. Mechra Bou Laouane (p. 83).

DE SETTAT A GUISSER ET A EL BOROUDJ (76 k. ; route secondaire n^ 104 construite jusqu'à Guisser, piste délimitée et carrossable sur le reste du parcours). — 2 k. 5. Séguia aboutissant au jardin public de Settat. Au S., douars des Djeddour. — 4 k. Douar Mohammed Ben Bou Chaïb. —

5 k. Ferme Amhlard^ figuiers et cimetière arabe. — 6 k. 5. Kasba en ruine et jardins. — 13 k. 5. Marabout de Sidi Hammou. On quitte la tribu des Mzamza pour entrer dans la tribu des Ouled Sidi Ben Daoud. — 17 k. Bar El Eadj Salali, marché le lundi.

29 k. Guisser, ancien poste militaire à proximité de ruines importantes auxquelles les indigènes attribuent une origine portugaise. Palmeraies et figueraies, marché le vendredi. Au delà, le pays est d'une fertilité médiocre.

52 k. Ouled Attou, caravansérail qu'avoisinent une dizaine de puits, sur le territoire des Ouled Ali, fraction des Ouled Attou. — 56 k. Rampe en lacets, pente de 8 0/0 sur 1 k. en descendant sur Aïn Bou Libina.

76 È. El Boroudj (rest.), poste militaire, créé le 27 octobre 1912, et ch.-l. du contrôle civil des Boni Meskine, à 400 m. d'alt., dans une région déshéritée, mais pourvue de pâturages qui nourrissent 200,000 ovins. D'anciennes kasbas (dites : rouge, blanche, grise) ont été aménagées pour les troupes et services ; marché le dimanche.

Tout près d'El Boroudj, court une chaîne de collines dont le sommet est ceint d'un diadème rocheux en saillie : ce sont des collines à phosphate, qui renfermeraient, dit-on, des réserves inépuisables de ce précieux minerai. Entre El Boroudj et Guisser, on a relevé la présence de

6 couches de 0 m. 40 à 8 m. d'épaisseur, séparées par des bancs de calcaires, d'argiles et de marnes, effleurant dans les pentes. Les travaux de repérage confirment ces remarquables perspectives.

D'El Boroudj à Ben Amhed, p. 141: — à Oued Zem, p. 142. DE SETTAT A BEN AHMED (42 k. N.-E. ; piste aménagée, en pays vallonné). | 4 k. Ferme Bernard, — 7 k. Dar Amor, kasba ruinée» — 24 k» Ras El \

MAROC

LA CHAOUIA.

Ain, près d un gros douar de la tribu des Beni Brahim et Ouled Chebaaa; marché important le vendredi. — 29 k. Terrain rocheux, puis plusieurs traversées d oueds. — 42 k. Ben Ahmed (p. 141).

DE SETTAT A MELGOU (53 k. E. ; piste). — 21 k. de Settat à Ras El Ain ( V. ci-dessus). La piste se confond avec la ligne du thalweg pendant environ 4 k., puis remonte à flanc de coteau. — 33 k. Kasba Raid Bahloul^ région rocheuse. — 38 k. Sidi Badjadj ; à 2 k. S., marché le jeudi, très important. — 51 k. Sidi El Bassane, sources. La piste rejoint celle de Casablanca à Tadla. — 53 k. Melgou (p. 141).

DE SETTAT A EL KELAA (110 k. S. ; piste). — 29 k. de Settat à Guisser (p. 80). — 39 k. La ligne de crête indique la limite entre les Chaouïa et les Beni Meskine. — 54 k. Dar Chafaï, principal centre des Beni Aleskine, entouré d'une enceinte avec une kasba démantelée et un minaret recouvert de briques vernissées. — 66 k. Mechra Ben K/ialloUy gros douar des Khelafna, près de TOum Er Rebia, qu'on traverse à gué. A cet endroit, l'oued est large de 90 m. et profond de 1 m. à 1* m. 50. — 88 k. Douar Ouled C/ierki. — 110 k. El Kelaa (p. 99).

Une autre piste peut également être suivie à partir de (54 k.) Dar Chafaï par (66 k.) Mechra Bel ffabti, (91 k.) Maïat, (121 k.) El Kelaa.

DE SETTAT A SIDI ALI (79 k. N.-O. ; piste facile en belle saison). — Prendre la piste des Ouled Saïd ( V. ci-dessus) jusqu'à 1 k. — 8 k. 5. Sidi Embarek. — 24 k. Ain Bridia. — 33 k. Aïn Bjemaa, source au S.-O. de la piste, dans la vallée de l'oued Cheguiga, et, plus au S., propriété Jaquitti, de la Société commerciale du Maroc.

37 k. 5. Formes Martinet et de la Société d'Etudes. ~ 60 k. Sidi Saïd Bou Othmane{^.l^). La piste se confond ensuite avec celle de BerRechid à Sidi Ali (p. 79). — ^79 k. Sidi Ali (p. 106).

De Settat a Sidi El Aidi, p. 141,

Au sortir de Settat, on laisse à g. la route de Guisser pour escalader un plateau légèrement surélevé. — 75 k. A g., piste conduisant au pénitencier d'Ali Moumene.

81 k. Sidi Barka, douar. La maison cantonnière est sise quelques k. plus loin.

94 k. Khemisset (cantine), puits auprès de bosquets d'oliviers^ de noualas indigènes des Ouled Bou Ziri.

Une piste conduit à (17 k. N.) Ouled Saïd (p. 80)^

100 k. 6. Maison cantonnière de Sidi Mohammed Rahal. Ea. avant, le regard découvre un rideau de montagnes, puis h route descend dans des terrains rougeàtres et incultes.

117 k. Mechra ben Abbou (hot. modestes : Petit, 6 ch. à 4 fr^ rep. 4 fr., gar. ; du Progrès, 14 lits à 3 fr., rep. 3 fr. 50), post militaire et petit centre européen groupé autour d'un bureau d poste et télégraphe et de T. S. F. enfermés dans une redoute! région d^élevage.

Le village est situé sur la rive dr. de l'Oum Er Rebie encaissé dans des coteaux gypseux et bordé de tamarins. L fleuve a toujours de l'eau ; sa plus grande hauteur au-dessi( de l'étiage est de 6 m. ; la vitesse du courant varie de 1 m.. S à 3 m. 50. Un pont suspendu de 90 m. à péage (10 c. par pe: sonne, 1 fr. par vôiture), lancé en 1913, réunit les deux rive^

Di; Mechra Ben Abbou a Marrakech, p. 84. 'i

MECIÎRA BEN AËBOU. — BOU LAOUANJE. [2] — 83

S"" De Casablanca à Bou Laouane.

124 k. Chemin de fer militaire, automotrices et trains ord., o7 fr. 20 et 18 fr. 60. — Le point le plus intéressant du trajet est le site de Bou Laouane qui n'a malheureusement pas d'hôtel, et où. les automotrices et les trains ne s'arrêtent pas un temps suffisant pour la visite. On fera mieux de se rendre à Bou Laouane en automobile, par Settat (p. 80).

La li^ne de ch. fer passe (3 k. 5) devant les camps et (9 k.) le terrain d^iviation pour s'enfoncer dans la plaine en s'élevant léfi;èrement. — Il k. 2. Oiiled Haddou.

21 k. 2. Bou Skoura, emplacement d'un ancien poste à 134 m. d'alt., sur les bords de l'oued du même nom, ({ui forme à cet endroit une mare de 3 à 4 m. de profondeur. Les quelques fermes avoisinantes se livrent aux cultures maraîchères et à l'élevage. — 32 k. 1. Nouasser, marché le jeudi.

43 k. 2. Ber Rechid (p. 78). — Après une courte descente, la ligne continue de monter en rampe très douce. — r33 k. 4. El Mekki. — 63 k. El Fatima.

73 k. 6. Sidi Mohammed, à 233 m. d'alt. Dès lors le terrain est un peu plus accidenté et la voie descend peu à peu dans la vallée de l'Oum Er Rebia.

83 k. 6. Sidi Ali (buffet). — 93 k. 3. Sidi Abd Allah. — 103 k. 5. Oued Bers, — 113 k. 7. El Abid.

122 k. 2. Bou Laouane, rive dr. de l'Oum Er Rebia. La ligne traverse le fleuve.

124 k. Bou Laouane, rive g., à 109 m. d'alt., dans un pays découvert et inculte.

Une KASBA pittoresques ancien gîte impérial d'étapes, couronne un rocher à pic au point 'le plus étroit d'une boucle de l'oued Oum Er Rebia, dans un silo sauvage. V enceinte, rectangulaire et flanquée de sept bastions, a sa l'arec principale orientée au S.-S.-O. Ventrée monumentale, en pierre de taille, porte au fronton une inscription rappcdant que la kasl)a a été édifiée par Moulay Ismail en 1122 de rilégire (1704). A l'intérieur, on remarque Vancienne demeure en ruines du célèbre souverain ; à dr., s't*lève une grande tour carrée de 10 à 12 m. de haut; à g., une mosquée dont les nefs sont soutenues par 18 colonnes, avec la koubba et le tombeau de Sidi Mansara.

L'éperon rocheux, sur lequel a été construite la kasba, est creusé de deux profonds souterrains voûtés qui servaient autrefois de silos.

DE BOU LAOUANE A EL GUENTRA (25 k. S.-E. en amont). Ruines d'un vieux pont réputé d'origine portugaise, reliant les rives à pic de l'Oum Er Rebia. L arche de la rive g. et trois piles sont encore debout. Un bac marocain assure maintenant le passage.

De Bou Laouane a Mazagan, p. 113; — a Sidi Ben Nour, p. 114.

84 — [3] DE CASABLANCA A MARRAKECH.

Page 1