Le T{abaL
Le Rabat est le quartier où vivaient les guerriers religieux, défenseurs de la foi musulmane. Il n'est pas protégé par une enceinte. Seule son extrémité N. est défendùe en bordure de l'Océan, par le Dar El Bahar (entrée permise, à proximité dii commissariat de police).
Le Dar El Bahar. « la maison de la mer », est en réalité une forteresse construite comme lal^echla (p. 121) par les Portugais, au début du xvi^ s. Sa façade N. porte encore, au-dessus de la porte d'entrée, des emblèmes qui ne laissent aucun doute sur son origine. A l'intérieur (en face de locaux aménagés pour recevoir un dispensaire), un plan incliné conduit sur une plateforme surélevée, la Skala, qui surveille l'horizon. De vieux, canons, fondus en Espagne, à Rotterdam, à la Hague, etc., au commencement du xvii^ s., sont encore en batterie. A' l'extrémité S., s'élève un donjon également armé et muni d'un sémaphore, d'où l'on a une très belle vue sur la falaise de rochers noirs qui longe le quartier du Rabat.
Après la visite du Dar El Bahar, on s'engage sur la place d Rabat, orientée du N. au S., longue de près de 200 m. et lar de 40, où se groupent les organes vitaux du commerce oui* péen : banques, compagnies de navigation, bureau de pos fondouks. Plus loin, l'artère se rétrécit et une ruelle, à dr., co duit à la mosquée du Rabat que domine un minaret. Une gran zaouia édifiée sur le tombeau de Si Mhamed Ben Moumen patron de la ville, en dépend.
La rue principale se poursuit directement au S., dessert justice de paix et Vhôpital civil, puis conduit dans la campag par Bab Rabat. A l k. environ en dehors, sur le plate