DE SALÉ A MEKNÈS
A, — Par le chemin de fer.
182 k., 9 h. en automotrice avec déj. à Ain Djema; 1 j. et demi par les trains quotidiens en passant la nuit à Ain Djema ; 54 fr. 60 et 27 fr. 30. Ligne en palier jusqu'à Dar Bel Amri, très accidentée sur le reste du trajet.
35 k. 2 de Salé à Knitra^ p. 168. Au sortir de la gare, la voie prend la direction E. pour remonter la légère dépression de l'oued Fouarat. — 44 k. 7. Oued Fouarat. — 48 k. 5. Camp Delmas, du nom d'un sapeur du génie qui fut tué à l'entrée de la forêt en 1912. Le terrain, sableux, est parcouru par les troupeaux des Beni Hassene. De temps à autre, marécages où vivent des sangliers. — La ligne pénètre dans la forêt de Mamora (p. 168) dont les arbres ont subi une première opération de démasclage. — 56 k. 2. El Moudzine, croisement. On longe une nouvelle corne de la forêt jusqu'au k. 60, puis c'est la plaine sans arbres, La ligne longe la route.
66 k. 2. Sidi Yahia (buffet), au centre de la région des Beni Hassene. Le marabout qui a donné son nom à la gare s'aperçoit sur un tertre voisin. Au N., à l'horizon, apparaissent les maisons blanches de Mechra Bel Ksiri (p. 176).
Le territoire des Beni Hassene, qui s'étend de Knitra à Dar Bel Amri et de la ligne du ch. de fer jusqu'au Sebou, possède des terres profondes qu'un régime pluviométrique régulier rend propres à la production des fourrages naturels. Le mouton y vit bien et sa laine, fine, est recherchée. Les Beni Hassene habitaient, il y a deux cents ans environ, la région actuellement occupée par les Zemmour ; ils en ont été expulsés par ces derniers et ils ont eux-mêmes chassé les tribus du Gharb, qui occupaient la rive g. du Sebou, en les refoulant vers la rive dr. .Depuis, les tribus des Beni Hassene et du Gharb se sont disputées les deux rives du fleuve.
76 k. 9. Daïet Aïcha. La plaine est peuplée de marguerites et de quelques arbres rabougris. — 85 k. 2. Daïet Touarfa. — 92 k. Dri6, dans une steppe de marguerites géantes; plus loin, une brousse de jujubiers sauvages couvre le pays inculte. — 101 k. Pont sur l'oued Beht.
102 k. Dar Bel Amri (hôt. modeste), poste militaire et village européen et indigène à la lisière E. de la plaine des Beni Hassene, sur un territoire très fertile. — Le village et la gare sont dominés par deux éperons sur lesquels sont installés les troupes françaises et le bureau des Renseignements.
DE DAR BEL AMRI A PETITJEAN (26 k. E.). Bonne route qui passe sur les oueds (11 k.) Hamma et (14 k.) Bedda, ce dernier à proximité du marabout de Siâi Aïssa. — 26 k. Petitjean, village de colonisation, au pied du foi^t du même nom, sur la rive dr. de l'oued Rdom qui irrigue et fertilise la région. Le marabout de Sidi Kassem avoisine Tagglomération indigène.
De Petitjean on peut rejoindre : 1« Fès, par (7 k.) Bab Tiouka sur la .
MAROC
178 — [22] DE SALÉ A MEKNÈS.
piste d'Arbaoua à Fès (p. 175) ; 2° Meknès (52 k.), par une bonne piste passant à (7 k.) Bab Tiouka, (25 k.) Aïn Achlef, caravansérail au milieu de terres fertiles appartenant aux chérifs de Moulay Idris, (32 k.) Volubilis (p. 190), à 3 k. à l'E.
De Dar Bel Amri a Tiflet, p. 179; — a Camp Bataille, p. 180.
La ligne monte en décrivant de nombreux détours dans le massif montagneux qui sépare Dar Bel Amri de Meknès, passant ainsi de 43 m. à 536 m. d'alt. sur une distance de 80 k. — 108 k. 2. Croisement et citerne. On domine les plaines des Beni Hassene et du Gharb à l'O. et au N.-O. — 116 k. i. Aïn Nekhala, dans un ravin, au pied d'un coteau broussailleux. — 123 k. Aïn Taomar, près d'une source ombragée. — 127 k. 2. Sidi Chibani, à proximité d'un petit oued et d'un marabout.
133 k. Aïn Djema {buffet -hôtel : ch. de 4 à 6; rep. 1, 4.50, 5), gare au fond d'une large cuvette, à quelque distance de villages indigènes et de jardins verdoyants.
135 k. 5. -Sidi Brika, dans une région pittoresque. La ligne décrit de nombreux lacets; au détour de l'un d'eux, on aperçoit, vers TE., les minarets de Meknès; le massif du Zerhoun se dresse plus à g. taché de surfaces crayeuses, villages couronnant des plantations d'arbres. — 144 k. 9. Aïn Saboun, an bas de coteaux broussailleux. •
153 k. Oued Frah, gare sur un plateau très fertile peuplé de palmiers nains. — 158 k. 2. Aïn Missa, — 162 k. 5. Seba Aïoun. — 166 k. 8. Dar Sottane. — Meknès se précise, profilant ses minarets à l'horizon. On en fait le tour par le S. en franchissant de multiples lignes de remparts. — 177 k. 4. Sidi Bou Zekri, en face des murs de l'Aguedal. La ligne passe au-dessus du canal d'alimentation en eau de la ville, puis de l'oued Bou Fekrane qui irrigue un ravin boisé et atteint la gare après avoir traversé la grande oliveraie de Hamria. ^
182 k. Meknès (buffet-hôtel, p. 180). 1
B. — Par la route. I
Autocyclisme : 164 k. — Bonnes routes principales n^^ 3 et 4 entiè-1 renient construites. I
36 k. de Salé à Knitra, p. 168. — A partir de Knitra, la route! longe le N. de la voie ferrée. — 36 k. 5. Passage à niveau. — 37 k. Maison cantonnière. — 38 k. Pont sur l'oued Fouara A l k. S. marabout de Sidi Bouchta, — 47 k. Marabout de La Chachouta et, à \ k. N., douar d'El Massi. — 49 k. Merdja. 61 k. Pont sur l'oued Smennto. A 1 k. S. marabout de Sidi Yah' — 61 k. 5. Pont en maçonnerie sur l'oued Tiflet.
62 k. Sidi Yahia (p. 177).
De Sidi Yahia, une piste conduit à (38 k. S.) Sidi Bettache.
La route suit encore la voie ferrée pendant 11 k., puis sépare de la piste sableuse allant à Dar Bel Amri (p. 177). 80 k. Passage de l'oued Touirhza.
AÏN DJEMA. — TIFLET. [22] - 179
97 k. Sidi Slimane, — 103 k. Bifurcation de la route n° 3 Knitra-Fès par le col de Seggota (p. 175). Prendre à dr. la route n"* 4.
129 k. Aïn Hammam, source et caravansérail, en tribu Guerouane. — 130 k. Gué d'Ain Djema. — 132 k. Poste de Sidi Brika. -- 135 k. Poste abandonné d'Ain Saboun, près du marabout de Sidi Mimoun. — 145 k. 5. Poste de l'oued Frah, p. 178. — 153 k. Poste de Dar Oum Es Soltane. — 155 k. Ruines de Dar Oum Es Soltane, vergers et sources. — 159 k. 5. Pont et village de Toulal (p. 189).
164 k. Meknès (p. 180).