‹ Le Maroc. Publié sous la direction de Marcel Monmarché. Avec un autographe du général LyauteyChapitre 89 sur 153 · L.Herwanrij de · texte numérisé non relu

L.Herwanrij de

Mosquée ' abGuissa

Zaouia de Sidi Ahmed ' KLJoiLhcL ! EtTidjani stane% Posées Franç. \ qjariiie ^''c^^^^ Diouane C'

•^i^Medersa Attarine <5 Zaouia r . ^

jy dris Kisaria ^ ^

^ i Mosau^e Medersal Mosquëe^

Mesbah^ Karpunne

^£ ^ Pl.Seffarine. '^.^

VPrifcn

Civile Médersa

ée Cherrafine /pontdeSid'i

£1 Moupoun *^

ElAouad

i vO El Djezira

*\ JV, . r> Médersa Iront du Rsif Sahrij

Mosquée desAndalous

S'Abd OKader El Pasi^

' ' SiAli Bou Ghaleb ^ * m *

fètpuh

FÈS

de fer militaire en est le noyau actuel. Son lotissement comporte un secteur industriel et un secteur affecté à l'habitation et au commerce, tous deux au voisinage de la gare; puis un secteur de villas, plus à l'E., dans le jardin d'Ain Khemis qui est planté d'oliviers. La gare du Tanger-Fès se trouvera à environ 1 k. au N. de la gare actuelle.

Gare : — de Dar Debibagh, à la ville nouvelle, à 2 k. O. de Fès Djedid et à 4 k. de Fès El Bail.

Omnibus : — des hôtels de Fès El Bail seulement, à la gare.

Hôtels : — A LA Gare : Terminus (Chevaleyre ; 32 ch. ; cuisine bour- «•eoise).

A FÈS El Bali:— fieZ^euwe(Pl.a A4), en dehors de Bab El Hadid, près de l'hôpital Auvert (12 ch., 8; rep. 1, 4, V. n. c; pens. 15, pet. déj. non compris; omnibus); Grand Hôtel (Pl. b A2),r.Tariana Kebira, 27 (12 ch.

à 1 et 2 lits, de 5 à 10 ; rep. 0.75, 4, v. c. ; arrangements pour séjours prolongés; jardin, chambre noire, piano ; écurie); de France[Y*\. c A3) r. Bd.-Douh (21 ch. de 5 à 8 ; rep., 1, 4 V. c; pens., ch. et rep. 15; pens mensuelle 180 fr., v. c, sans la chambre; jardin; voit, à la gare).

A Fî:s Djedid : — de Zî/on, Derb Ali Chérif (18 ch. de 3 à 6; pet.

déj. 0.60 à 1, 3.50, v. c. ; pens. journalière pour les repas, 5; pet. jardin, chambre noire, bains); Maroc- Hôtel, pl. du Commerce (6 ch. 5, 6 et 7 ; rep. 1 et 4, v. n. c; pens. mensuelle pour les repas, 150, v.

n. c.) ; de Paris (Mme Reyboubet), meublé, r, Djama El Hamra (10 ch.

de 4 à 6; pet. déj. 0.75 à 1.25); de la R ésidence (de Caprara) , Grande- Rue (8 ch. de 5 à 6 pour une pers., 8 fr. pour 2 pers. augmentation de 2 fr. pour les voyageurs ne prenant pas leurs repas à l'hôtel; rep. 1 et 3.50, V. c).

Cafés : — dans la plupart des hôtels et au mellah, Grande-Rue et pl. du Commerce.

Bains maures : — au mellah, Grande-Rue, pour européens; d'autres sont disséminés dans toute la ville, mais peu recommandables :

0 fr. 30 ; en location pour le soir 5 fr.

Postes : — bureaux français au mellah, Grande-Rue ; à Fès Él Bali :

Zenka El Guebbas (central) et à Ras Cherratine (Medina) ; — bu-

reaux anglais, à Fès El Bali, Kettanine.

Banques : — d'Etat du Maroc, à Fès El Bali ; Compagnie algérienne, à Fès El Bali, Ras Cherratine ; Crédit Foncier d'Algérie et de Tunisie, à Fès El Bali, Kettanîne et à Fès Djedid ; Banque Algéro- Tunisienne (correspondant de la Banque d'Algérie), à Fès El Bali, Zerbtana, au Dar Ben Daoud ; West Africa, à Fès El Bali, Ras Cherratine.

Voitures de place : — stations :

pl. du Commerce et Porte-Neuve de Bou Jeloud. — Tarif applicable dans le périmètre de Dar Mahrès, Dar Debibagh, rond-point de la route de Meknès, Bab Segma, Porte Neuve de Bou Jeloud, Bab El Hadid, Bab Djedid : la course, 2 fr. 50 le j., 3 fr. 50 la nuit; l'heure, 4 fr.*50 le j., 6 fr. la nuit; la journée de 12 h., 40 fr.

Services d'omnibus à chevaux (peu confortables) : — du mellah, pl. du Commerce, à Dar Debibagh ; du mellah, pl. du Commerce, à Dar Mahrès, 0 fr. 80 la place ; bagages 0 fr. 25 par colis de 25 kilog. ; 0 fr. 75 par colis de 50 kilog; de Porte Neuve de Bou Jeloud à Bab Dekakene, 0 fr. 25 la place.

Services automobiles : — 2 serv.

quotidiens en 2 h. 30 pour Meknès, dép. à 8 h. et à 14 h., 2U fr. la place ; serv. automobile irrégulier pour 2'aza (s'informer pl. du Commerce), 100 fr., et 2 serv. réguliers d'autocamions Mazères en 12 h., 45 fr. ; serv. automobile irrégulier pour Tanger en 1 jour : 250 fr.

Mulets de louage sellés — s'adresser aux hôtels ou mieux aux Services Municipaux ; 5 fr. la demijournée.

Garages : — Mazères, à Dar Debibagh, camionnage automobile pour toute la région ; Cibrie, camionnage automobile pour la ville ; Château et Jégo, automobiles Ford,

FÈS

pièces de rechange; Garcia, à Dar Debibagh; Mustapha, Fès Djedid.

Librairie-Papeterie et cartes postales : — magasins sis Grande- Rue de Fès Djedid.

Journaux : — de France, de Rabat et de Casablanca : au mellah, Grande-Rue ; — de Fès :

Akhbar Télégraphia, texte arabe, aux Services Municipaux, Fès El Bali, rue Ed Douh.

Tabacs et cigares : — bureaux nombreux dans toute la ville (enseignes bleues); on trouvera surtout des cigares au mellah.

Cinémas : — Ciné-Théâtre-Variétés (Gagnardot-Darsay), pl. du Commerce, au mellah ; Garcia, Laf argue, à Dar Debibagh ; Victoria (Cortès), à Fès El Bali, Zekak El Hajer.

Cercles militaires : — l"" du Batha, r. Ed Douh, à Fès El Bali; 2« à Dar Mahrès (camp).

Administrations : — Résidence, au Dar El Beïda, Bou Jeloud ; Subdivision (Région de Fès), au Dar Tazi, r. Sidi El^Khiyat; Services Municipaux de Fès- Ville, r. Ed Douh ; Cercle de Fès, r. Sidi El Khiyat; Trésor et Postes aux Armées, à Dar Debibagh (kasba).

Consulats : — Angleterre, r. Sidi El Khiyat ; Espagne, Derb er Roum.

Spécialités : — broderies de soie au petit point; broderies d'or et d'argent; tapis et couvertures berbères ; tissus de soie e^ rf'or(khamias, ceintures et abrouks), au souk du Morktane ; poteries blancJies et émaillées, au souk des

cuivres ciselés, au souk des SefFarine et au horm de Moulay Idris ; reliures artistiques, aji souk des Seffarine ; babouches simples et ornées ; sacs en cuir décoré; etc.

Fêtes et spectacles locaux : — On peut voir, chaque jour, des conteurs et baladins à Bab Dekakene, de 16 à 18 h. ; un conteur arabe et ses auditeurs groupés sur un amphithéâtre naturel, à l'extérieur de Bob Guissa, de 16 h. à 18 h. — Tous les lundis et jeudis matin, de 7 à 10 h., marché très curieux entre Bab Mahrouk et la Kasba des Cherarda.

— Tous les vendredis après-midi, visite du cimetière de Bab Fetouh par des femmes musulmanes.

Dans le cours de Tannée ont lieu les fêtes suivantes : fête du sultan des To/ôa (étudiants), seconde quinzaine d'avril, qui se développe à Fès' même et dans les environs immédiats; Moussem de Sidi Ahmed El Bernoussi, au Lemta, 11 k. N. de Fès, en mai; Moussem de Moulay Yakoub, 25 k. N.-O. de Fès, en mai; Moussem de Sidi Ali Bou Ghaleb, au cimetière de Bab Fetouh, au moment du dépiquage des céréales ; Moussem de Moulay Idris El Azhar, manifestation en ville, en septembre ; Moussem de Sidi Mohamed Ben Aïssa, quinze jours avant le Mouloud, en décembre; Aïd El Kebir, ou fête du mouton (le sultan ou à défaut, son khalifa, se rend en grande pompe à la msalla); El Arafa, 27<= nuit du mois du Ramadham, illumination à la grande mosquée Karouiine.

potiers ;

Histoire. — On ne sait rien encore de Fès antique, mais il est probable que des recherches ultérieures donneront quelques éclaircissements sur la période anté-islamique : la ville est en eifet entourée de tombeaux encore inexplorés, dont l'existence parait assez ancienne. D'après les chroniqueurs islamiques, la fondation de Fès est due à Moulay idris II, fils d'Idris I", descendant d'Ali, gendre du Prophète, et chef do la célèbre dynastie des Idrissides ; elle remonte à Tannée 808 (19-2 de l'Hégire). Idris II a son tombeau au centre de la medina, dans la koubba qui porte son nom (Moulay Idris); sa « baraka » protège la ville fortunée et son nom est glorifié" dans les mille actes de la vie où le fidèle évoque la puissance dos saints et appelle leur bénédiction.

La première agglomération musulmane se composait de deux groupements distincts : Adouat El Karouiine, fondée en 808, peuplée surtout d'arabes dont 3,000 familles originaires de Kairouan, et Adouat El Andalous, fondée en 809, où se fixèrent en majeure partie des berbères auxquels on adioignit 8,000 familles expulsées d'Espagne par El Hakem

Ben Hicham : le premier, sur la rive g. de l'oued Fès, le second sur la rive dr. Chacun de ces groupements vécut longtemps de sa vie propre avec ses mosquées, ses souks et ses bazars particuliers.

Sous les princes de la dynastie zénète, qui succédèrent aux Idrissides à la fin du x« s., Fès vit s'édifier de nouvelles mosquées, des fondouks, des bains publics. Elle s'étendit même au delà de l'enceinte élevée par les Idrissides; des ponts relièrent les deux Adouat; les portes Bab Fetouh et Bab Guissa furent construites.

Bien qu'à l'époque des Almoravides, Marrakech devint la résidence préférée des sultans, Fès ne continua pas moins à se développer. Youssef ben Tachfine l'assiégea en 1063, puis en 1069, époque à laquelle il put y entrer. Maître de la ville, il la répara, la fortifia, et fit abattre les murs qui séparaient les deux Adouat. 11 y amena d'Espagne de nombreux ouvriers qui commencèrent à construire les moulins hydrauliques du type actuel; il fit encore procéder à l'installation, vers l'oued, de nouvelles industries.

Les Almohades entrent à Fès en 1145, après s'en être rendus maîtres en l'inondant. Ils en rasent d'abord les anciens remparts qu'ils reconstruisent ensuite; ces ouvrages subsistent sur la partie N. du pourtour de la ville basse. A la fin de leur règne, la ville de Fès correspond à ce qu'est de nos jours Fès El Bali. La capitale du Maghreb est alors très puissante. Si l'on en croit le « Roudh El Qartas », elle compte, à cette époque, 785 mosquées, 42 lieux d'ablutions et 80 fontaines, 93 bains publics, 472 moulins, 99,236 maisons, 19,041 petites maisons sans patio, 477 fondouks, 9,422 boutiques, 2 kisarias, 3,064 fabriques, 117 lavoirs publics, 86 tanneries, 116 teintureries, etc.

A la suite d'une longue famine (1229 à 1232) qui occasionne des troubles graves et une misère profonde et favorise l'établissement des Mérinides, ceux-ci s'emparent de Fès une première fois sous l'émir Abou Yahia Ben Abd El Hakk en 1248, puis une deuxième fois en 1250. La ville redevient la résidence des souverains et continue de s'agrandir et de s'embellir. La vieille cité étant trop étroite pour abriter les partisans et les armées de la nouvelle dynastie, les princes régnants élèvent, sur le plateau situé à l'O., une autre cité, Medina El Beïda, la « ville blanche », appelée ensuite Fès Djedid, la « ville nouvelle » (1276). Celle-ci comprend le Dar El Makhzen ou palais du Gouvernement, avec ses dépendances et des bâtiments destinés au logement des soldats, puis le Mellah ou quartier juif, où viennent se grouper les Israélites ayant jusqu'alors vécu à B'ès El Bali, principalement dans le quartier encoi'e appelé aujourd'hui Fondouk El Ihoudi, « fondouk des Juifs ».

Les sultans mérinides créent aussi, pour recevoir les étudiants étrangers, de nombreuses et belles médersas ou collèges, témoins les plus purs de l'art hispano-mauresque marocain. L'Université maghrébine, où professent les savants les plus réputés de l'Islam, voit consacrer sa renommée. Fès brille alors du plus vif éclat. Peuplée de 125,000 habitants, dotée d'un commerce et d'une industrie très actifs, embellie par les arts importés d'Espagne, centre intellectuel remarquable, elle a une. couleur et une originalité propres encore très persistantes au moment où Léon l'Africain la visite et la décrit (xvi*^ s.).

En 1547, Fès tombe au pouroir de la dynastie des chérifs saadiens et n'est plus la capitale exclusive de l'empire : Marrakech lui est souvent préférée. Elle perd son privilège de confier à celui qu'elle acclame l'investiture royale. Pendant toute cette période, elle est en proie à l'anarchie' la plus complète. C'est cependant à un saadien, Moulay Ahmed El Mansour, que Fès doit ses deux bastions (bordj Nord et bordj Sud). Elle ne retrouve son rang de capitale qu'avec Moulay Rechid (1664-1672), premier chef de la dynastie actuelle des chérifs alaouites ; elle s'augmente alors do nouveaux ouvrages : la Kasba du Khemis, dite des Cherarda, et la

FÈS

Médersa Cherratino (1670). Le pont du Sebou est également construit.

Moulay Ismaïl (1672-1727), qui manifeste une aversion marquée pour les gens de Fès, s'installe à Meknès dont il fait le « Versailles marocain ». Fès se dépeuple alors. Mais Moulay Abd Allah, son fils, y revient non sans y causer quelques dommages : obligé d'en faire le siège (1730j, il démolit les portes principales : Bab Mahrouk, Bab Fetouh, Bao Guissa, Bab Beni Msafar, Bab Hadid et même une partie des murs de la ville. Enfin reconnu, il fait élever une mosquée et tout un quartier à Fès Djedid, ainsi que le parc et la maison de Dar Debibagh, d'où il dirige un nouveau siège contre Fès, et où il se réfugie au cours de son règne souvent troublé.

La sollicitude des princes alaouites pour la religion et l'instruction est encore marquée par l'édification, sur l'ordre de Sidi Mohammed (1757- 1787), de la médersa de Bab Guissa, et de la reconstruction, sur l'initiative de Moulay Slimane, de la mosquée et de la médersa d'El Oued. Ce dernier entreprend en outre de grands travaux : il fait paver Fès Djedid, réparer le pont du Rsif, reconstruire les portes en ruines Bab Fetouh et Bab Sidi Bou Jida, élever les mosquées modernes du Rsif, du Diouane, des Cherabliine, la zaouïa et la coupole de Sidi Ali Bou Ghaleb.

Les grands travaux auxquels se livra Moulay El Hassane à partir de 1873 modifièrent la physionomie des deux villes, qui étaient restées, jusque là, l'une la grande cité mauresque, l'autre la ville militaire et makhzen. Entre les deux agglomérations s'édifia lo palais de Bou Jeloud, enfermé dans de hauts murs crénelés; le Dar El Makhzen s'agrandit de la mosquée et du minaret de Lalla Amina, de l'Aguedal et d'un nouveau Mechouar ; la Makina ou manufacture chérifienne d'armes fut enfin installée à côté du Dar El Makhzen.

Les fils de Moulay El Hassane, Moulay Abd El Aziz, Moulay Hafid, font également efiTectuer quelques travaux d'agrandissement dans les quartiers de Bou Jeloud et du Dar El Makhzen. Leurs ouvrages sont malheureusement empreints d'une décadence très caractérisée.

L'autorité des derniers sultans devenant très précaire, c'est à Fès principalement que se nouent les intrigues de la politique marocaine. Au printemps de 1911, les Cherarda, puis les tribus des environs de Fès se révoltent et investissent la ville. En réponse et à l'appel du sultan, nos troupes, dirigées par le général Moinier, interviennent et entrent dans la capitale le 21 mai.

•C'est à Fès que M. Regnault, ministre de France à Tanger, signe avec Moulay Hafid la convention du 30 mars 1912, qui reconnaît l'établissement du Protectorat de la France sur le Maroc, et au lendemain de laquelle, à la suite d'une rébellion de soldats du tabor (17 avril 1912), éclate une sanglante émeute qui dure 3 jours et entraîne le massacre de nombreux Européens. Le mois suivant, deux jours après l'arrivée à Fès du général Lyautey, nommé Résident Général, les Berbères attaquent la ville, forcent deux portes, sont repoussés et enfin défaits, le l'"" juin, à Hadjra El Kahla par le général Gouraud. La paix et la sécurité sont dès lors rétablies dans la capitale.

Sous la direction et le contrôle de l'Administration française, Fès reprend vite son ancienne activité. Des travaux de salubrité sont entrepris sur tous les points de la ville; dés travaux de dégagement sont pratiqués à l'extérieur, une magnifique route fait le tour de la cité; des voies s'engagent de tous côtés vers Petitjean, Meknès, Sefrou, Taza; un chemin de fer militaire relie la ville à la côte occidentale et communiquera bientôt, par Taza, à l' Algérie-Tunisie ; des dispensaires, des hôpitaux, des écoles pour indigènes et européens, un collège musulman sont créés; des hôtels et des casernes sont construits; le relèvement des industries d'art indigène et la restauration des palais et monuments historiques sont entrepris; le noyau de la ville nouvelle est amorcé. La

FÈS

vieille cité fondée par Moulay Idris va connaître de nouveau, sous l'égide de la France, l'importance qu'elle n'a cessé de revêtir aux plus belles époques de sa prospérité.

Bibliographie : — Une ville de Vlslam : Fès, esquisse historique et sociale, par H. Gaillard (Paris, André, 1905); — Un crépuscule d'Islam, par André Chevrillon (Paris, Hachette); — Fès, son Université et V Enseignement supérieur musulman, par G. JDelphin (Paris, Leroux, 1889); — Le Commerce et VJndustris à Fès, par Ch. R. Leclerc (Paris, 1905); — Roudh El Qartas. — Le Maroc pittoresque, Fès, 3 tomes contenant 120 photographies du Commandant Laribe et une préface d'A, Bel (Paris, Bertrand, 1917). — On consultera également avec fruit plusieurs très importants passages de la Description de V Afrique, par Léon l'Africain, et ôiQS Archives marocaines.

Le point de départ des itinéraires ci-dessous est la porte Neuve de Bou Jeloud, située à l'O. et en amont de Fès El Bali, sur l'artère principale qui relie les deux agglomérations les plus importantes de Fès, et à peu près en son milieu. Les voitures et autos stationnent sur la place avoisinante et les hôtels de Fès El Bali en sont proches.

Nous décrirons successivement Fès El Bali, Fès Djedid, la Ville nouvelle et les Camps.

Page 1