LE MAROC S'OUVRE
FEZ OU FÉS ? (^) — DEPUIS PIERRE LOTI, ANDRÉ CHEVILLON, ISABELLE EBERHARDT.
— LE RAIL A TRAVERS LE MOGHREB. — LE PAYS DU SILENCE. — VIEILLE ROUE ET POPOTE.
FEZ ! J'en avais la hantise^ depuis les voyages de Loti y de Chevrillon^ —
(^) Le général Lyautey — et les services du Protectorat écrivent Fez> et aussi Pierre Loti (Au Maroc, 1889), André Chevrillon (Un crépuscule d'Islam, igi^), Alfred Droin (Du sang sur la Mosquée, 1912), tandis que d'autres préfèrent l's au z, comme le Bureau
qui ont annexé le Maroc aux lettres françaises, bien avant que nos armées y aient ouvert la route à la colonisation européenne ; notre littérature a bellement fleuri au sol de nos conquêtes d^ Afrique, comme sur les terres d'Asie ; V Indochine nous avait valu le chef-d'œuvre de Jules Boissière, Fumeurs d'opium ; du Moghreb sont sortis les cahiers inaffaçabies d'Isabelle Eberhardt ; Loti, Chevrillon ont signé des pages définitives où s'inscrit à jamais une vision de la ville fermée encore à l'étranger ; ce n'est point qu'un enrichissement passager de notre librairie d'exotisme ; toute une production métropolitaine aura passé, avec le succès bruyant de la mode, — que dureront, et pour longtemps, ces itinéraires prestigieux où le talent est soutenu, exalté, rénové.
topographique des troupes du Maroc, sur ses cartes ; enfin M. Henri Gaillard, dans Une ville de l'Islam, adopte : Fés, sur sa couverture, et accepte Fez dans une planche de V ouvrage. J'ignore les raisons de cette orthographie diverse. Le z rm plaît mieux comme d'un jambage plus arabique...