CHAPITRE XIII
En sortant par Bab-Segma de Fas-el-Jedid, on laisse à sa droite la piste de Tanger qui longe la base du DJebel-Trat et on se dirige franchement vers rOuest par un chemin qui traverse la plaine de Sais dans sa plus grande longueur, la route de Meknès. C'est cette voie que le Sultan avait, il y a deux ans, l'intention de faire' empierrer dans le genre des routes espagnoles ; il désirait aussi relier par un chemin de fer à voie étroite les deux capitales que réparent seulement une distance de 35 kilomètres. Mais il dut renoncer à ses projets devant la sourde opposition de son entourage et devant le mauvais vouloir des tribus.
Le chemin de Fez à Meknès suit une ligne droite que quelques bossellements de terrain
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font dévier, à de rares intervalles, de sa direction uniforme. Il passe auprès de la nzala Faî*radji^ où on va généralement coucher pour obliger le lendemain matin les caravaniers à se lever à la pointe du jour. Il est en effet impossible d'obtenir ce résultat lorsqu'on part de Fez où les muletiers, abrités dans leur fondoUck, en prennent à leur aise. Comme il faut compter sur une étape de neuf heures consécutives jusqu'à Meknès, il est bon d'être matinal au départ.
A droite, le soleil levant donne des reflets dorés aux deux étangs salins de Doud'iat (les Encriers). La plaine de Saïs s'étend, vaste et brune, tachetée de bouguets d'arbres et de touffes vert-foncé qui signalent les endroits marécageux. A l'horizon, vers le Nord et le Nord-Ouest, elle est bornée de hautes montagnes sombres. On entrevoit déjà, là-bas, dans le fond, les croupes sévères du Djebel-K'ennoufa et du Djebel-Zerhoun. La piste longe pendant une dizaine de kilomètres l'oued Fas qui roule à pleins bords ses eaux limpides et azurées au milieu des joncs et des herbes vertes où paissent des bœufs roux et robustes : ce qui rappelle l'aspect des rivières normandes.
La plaine de Sais est féconde, et lorsqu'elle sera sérieusement mise en valeur un grand avenir agricole lui sera réservé. Les nomoreux ruisselets qui descendent des hauteurs des Beni- Mtir et qui grossissent l'oued Fas ont des eaux abondantes à toute époque de l'année et permettent de nombreuses irrigations dans la banlieue de Fez. Plus à l'Est, les affluents de
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l'oued Mekkas constituent pour les cultures une abondante réserve d'humidité. Les paysans de cette région cultivent surtout des céréales, blés et orges, et font de l'élevage de bœufs et de moutons dans les prairies. Malheureusement, certains hivers, et même certains printemps, lorsque quinze jours de pluies consécutives ont inondé la plaine, plusieurs dépressions disparaissent sous l'eau, il se forme des marécages au milieu desquels il est impossible de circuler, et des troupeaux entiers périssent enlisés dans la boue. Par contre, cette humidité attire des quantités innombrables d'oiseaux aquatiques, poules d'eaux et canards sauvages, et, en été, les chasseurs auraient beau jeu si le pays jouissait d'une parfaite sécurité.
Les familles agricoles du Sais qui s'abritent sous la tente ou dans des gourbis misérables ne forment pas une tribu homogène. A diverses époques, le Makhzen les a importées de différentes régions du Maroc, soit pour les commettre à la garde des chemins, soit pour surveiller plus étroitement certaines fractions dont les tendances inquiétaient le Sultan. On y trouve des représentants de toutes les confédérations, des familles issues des Mehaïa, des Douï-Menia, voire des Oulad-Sidi-Cheikh émigrés d'Algérie. Au lieu de former un groupe administratif de ces éléments disparates et de les confier à un caïd responsable, on les laisse livrés à eux-mêmes, ou du moins on les fait dépendre à la fois de plusieurs caïds, des pachas de Fas-el-Bali et de Fasel-Jedid, en sorte qu'ils n'obéissent à personne
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et détroussent les voyageurs avec une très grande facilité, assurés qu'ils sont de l'impunité. Il y a quelques mois, tout près des étangs de Douaïat, c'est-à-dire à une dizaine de kilomètres de Fez^ un Allemand qui faisait une promenade à cheval avant le coucher du soleil fut assassiné par une bande de forcenés qui s'emparèrent de sa monture et allèrent jeter le corps du malheureux dans le Sebou où on le retrouva quelques jours après. ... Si on s'écarte un peu de la grande piste, on trouve,sur sa gauche,des cuvettes verdoyantes où bouillonnent des eaux vives qui se répandent aussitôt dans une herbe abondante, un bouquet d'arbres auprès duquel se dressent quelques gourbis, des tentes de soldats et une sorte de fortin à demi ruiné : ce site porte le nom de Ras-el-Mà. Ce sont les sources de Toued Fas, gardées militairement par une méhalla pour ne pas que les pillards des environs, toujours soupçonnés de vouloir jouer un mauvais tour aux habitants de Fez, viennent détourner la petite rivière de son cours. A vrai dire, si les Berbères de la montagne avaient dès intentions aussi noires, il leur serait facile, par quelques travaux, de capter certaines des eaux qui vont alimenter la capitale et de les faire épandre dans une autre direction. A trois quarts d'heure de là, plus au Sud, on trouve en effet une sorte de marais recouvert de plantes aquatiques et de joncs flexibles, encaissé entre des parois rocheuses d'où les eaux, par des fissures, s'écoulent dans la plaine et rejoignent sous terre Ras-el-Mâ. Partout, aux alentours, serpentent dans un sol
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herbeux et amolli au plus gros de Tété des ruisseaux qui arrosent les pentes du mamelon. Au milieu d'un misérable douar s'élèvent les restes croulants d'une tour terreuse que les gens du pays appellent Çoumda Mgiterreja (le Minaret ébréché.)
La grande piste traverse plusieurs cours d'eau : l'oued Nja et trois de ses petits affluents^ l'oued Mekhdouma que l'on franchit sur un pont romain, restauré sous un des règnes précédents, à quelque distance d'une importante exploitation agricole, VA^ib Mouley-Abd-es- Selam, et l'oued Djedida ; toutes ces rivières concourent à la formation de Toued Mekkas que nous avons passé en venant à Fez. A partir de làji le profil sombre du Djebel-K'ennoufa et du Djebel-Zerhoun domine la plaine ; leurs flancs sont recouverts d'oliviers feuillus et serrés où pointent de ci de là les petites taches grisâtres, villages, maisons de caïds ou forteresses en ruines. Pendant la dernière partie de la route, l'horizon est limité de près, vers le Nord, par cette masse allongée que les indigènes se plaisent à entourer d'un certain mystère à cause du sanctuaire de Mouley-Edris qui s'abrite derrière les crêtes.
Des sentiers de chèvres gravissent les déclivités de la montagne et serpentent au milieu de la forêt d'oliviers. C'est une excursion que les Européens peuvent faire à condition d'être accompagnés par un noyau de soldats, car les Berbères de ce massif sont gens irrascibles et Jaloux de leur indépendance. Suspendus à la
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paroi presque abrupte de la chaîne apparaissent des villages de pierre, des Kasba comme on dit dans la région, kasbat ou neçrani (le bourg du chrétien), à 1.170 lîtihtVQS Kasba-Messaoua, C'est le versant sud. Nous avons longé le versant nord les jours précédents, avant d'arriver à Fez, et nous avons laissé sur notre droite d'importantes kasbas, véritables petites cités, Cekhirat^ Kenadeki et Béni - Amar la patrie d'origine du Prétendant. A mi-côte, on a une vue splendide sur la plaine du Sais aux deux extrémités de laquelle on aperçoit deux points de verdure sombre : Fez et Meknès. Vers le Nord, des routes rapides conduisent au Kef-el- Moujahdin, caverne consacrée au grand saint Mouley-Edris ; près de là se trouvent les ruines d'un camp romain ; il n'en reste que l'enceinte de grès écroulée. Plus loin, dans un massif de verdure, s'élève la zaouïa vénérée de Mouley- Edris que les Européens ne peuvent approcher et, à quelque distance, les restes de la ruine romaine de Volubilis [Ksar Farâowi pour les indigènes) sur la route de Meknès à El-Kçar-el- Kebir...
... A partir de l'oued Djedida, la dernière portion de la plaine du Sais prend le nom de Blad-Tekhissan. On franchit l'oued Ouslan et l'on aperçoit, sur un tertre allongé dominant la plaine, les minarets blancs et sveltes de Meknès qui dépassent les murailles crénelées. Un peu en avant, des pans de murs effrités, puis des bois d'oliviers masquent jusqu'au dernier moment la base des remparts. Du Sud au Nord,
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Toued Bou-Fekran (une rivière aux Tortues, comme à Fez) coule dans un lit verdoyant qu'ombragent des peupliers élevés et longe l'enceinte de la ville dans sa plus grande longueur qui est d'environ cinq kilomètres. On le traverse sur un pont de pierre et, en tournant brusquement à gauche, on pénètre dans la ville par la porte de Bou-Ameïr. On se trouve ainsi dans la Médina^ la ville proprement dite, la partie la plus exiguë de Meknès, mais la plus peuplée.
C'est, amsi qu'à Fez, un enchevêtrement de maisons et de ruelles inextricables où circulent des Maures doucereux et des paysans de la banlieue, farouches et surnois, armés jusqu'aux dents.
Cependant, il y a quelques artères relativement larges et bien pavées comme on n'en trouve point à Fez et qui rappellent certaines rues de Tétouan. Il est des maisons qui prétendent à quelque élégance d'architecture extérieure et dont les voûtes desportes se revêtent de sculptures curieuses. Dans les quartiers commerçants, on remarque des petits boutiquiers qui fabriquent en quantité des poignards recourbés, arme classique au Maroc ; dont les fourreaux d'argent ou de cuivre ciselé révèlent de véritables qualités d'ornementation. D'autres, fabriquent des couteaux en tous genres, destinés aux besoins intérieur du ménage ; mais ces articles ne tarderont pas être détrônés par la concurrence de la coutellerie anglaise. Il y a aussi des fabricants d'éperons en acier et en cuivre, des graveurs habiles qui embellissent de
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florescences compliquées des étriers d'argent. Les brodeurs sur cuir sont extrêmement adroits et c'est certainement à eux que l'on doit les plus élégantes et les plus riches housses de selles brodées que l'on voit au Maroc.
Les deux principaux quartiers de la Médina sont ceux de Djamàa-el-Kebir (la Grande Mos-
Îuée) et de Djamàa-y-Zitoun (la Mosquée des )liviers) où se trouvent les deux prmcipaux sanctuaires de- la ville, surmontés de leurs minarets graciles. A l'extérieur, ce ne sont que jardins d'oliviers au feuillage argenté. Cette ceinture de verdure donne à la cité un aspect riant que les gens de la campagne traduisent en surnommant Meknès E^-Zitouna (l'olivette.)
On sort de l'enceinte par Bab-Tizmi, à proximité de laquelle se trouve le palais du Pacha^ par Bab-Berdàïn au Nord, par Bab-Jedid à l'Ouest. Là s'étend une sorte d'esplanade où se tient le marché rural envahi par les cultivateurs de la plaine et de la montagne qui apportent leurs produits sur leurs petits mulets et qui viennent s'approvisionner en ville. Un vaste caravansérail abrite ceux qui consentent à payer une petite redevance. Une annexe rectangulaire, entourée de murailles, se rattache aux remparts de la Médina par un pan isolé et, de son tertre, domine le marabout de Sidi - Saïd : c'est le Mellah ou quartier Juif qui a sa porte privée sur l'extérieur. A Meknès, les Juifs rappellent beaucoup par leurs allures et leur costume ceux de Fez ; on remarque cependant qu'ils s'expriment de préférence en arabe et que seuls savent l'espagnol
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ceux qui ont fréquenté leurs coreligionnaires de Rabat, de LaracJfie et de Tanger. La ville a un bureau de poste français qui envoie tous les jours un rek'k'aç (courrier à pied) sur Fez.
On communique avec l'autre partie de la ville, la plus vaste, par Bab-Mansoiir-el-Euldj . A proximité s'élève la mosquée du Sultan. Cette seconde cité, la plus méridionale, tient quatre fois la place de la Médina : c'est le quartier officiel, Dar-el-Makhzen, amas confus de palais ruinés, de jardins étendus, de terrains vagues et de bâtisses modernes qui s'entassent dans un rectangle immense. A l'Est, dans la partie la mieux conservée et la plus élevée du plateau, protégés par des pans de murailles élevés, s'élève une forte kasbah dont les batteries garnies de canons servent à intimider les rebelles de la région. Les environs de Meknès, comme ceux de Fez, sont livrés à l'anarchie ; des brigands, originaires des Beni-Mtir, forte tribu campée entre Meknès et Sefrou, sillonnent les pistes et guettent les voyageurs. Dernièrement encore le consul d'Allemagne à Fez qui revenait vers la capitale dut se faire accompagner d'une cinquantaine de mekhanti à cheval et pendant tout le trajet ils eurent bien soin de se dissimuler dans les replis de terrain pour éviter les indiscrétions des coupeurs de routes.
Meknès date du x^ siècle à peu près. C'est à cette époque-là que les Berbères du pays, les Miknassa, fondèrent^ sur ce mamelon qui s'allonge entre l'ouecl Rdam et l'oued Ben- Fekran, une bourgade qu'ils nommèrent
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Tagdart mais que plus tard les Almoravides appelèrent du nom de ses fondateurs (Miknas). hlle atteignit sous cette dynastie de très vastes proportions, mais fut ruinée après un siège de sept ans que lui firent subir les Almahades. On voit encore en dehors de la ville, au milieu des oliviers, des restes de vieilles murailles et des décombres à demi recouvertes d*humus et de végétation qui attestent de l'espace étendu que recouvrait la première cité.
Cependant Meknès se reconstruisit sur des proportions plus restreintes (c'est la Médina moderne). Elle ne serait restée qu'une place de second ordre si Mouley-Ismaël, le sultan célèbre entre tous, ne s'était avisé en 1674 d'en faire sa capitale de prédilection. Alors il éleva au sud de Meknès une nouvelle ville entourée de fortes murailles où il entassa des palais et des constructions de toutes sortes nécessaires à sa cour. U Agdal^]diVà\\\s ombragés et sillonné de canaux, forma le reste.
Ces ombrages et ces bosquets subsistent encore, mais sont mal entretenus. Au milieu s'élève un palais à demi ruiné, Dar - Béidha (Maison Blanche) et non loin de là se trouvent d'autres ruines, le quartier d'JFr- Roua^ ou des Vieilles Ecuries, complètement abandonné et traversé par des aqueducs qui seuls ont été l'objet de quelque entretien. Ces bâtisses datent également de Mouley - Ismaël, mais s'écroulent lentement. Il avait établi dans ce large espace sa garde noire de Bouakher qui a laissé une descendance nombreuse, car on
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compte près de 9.000 nègres ou mulâtres sur les. 40.000 habitants de Meknès. Les autres habitants sont : Arabes de sang mêlé, Maures, Juifs (3. 000) ou Berbères originaires du pays (2.000 environ).
On sort de Dar-el Makhzen à TEst par la porte de la Kasbah, la porte de la Machine élévatoire (Bab-Nàoura) et par Bab-Khadhra. Au Sud^ une poterne qui franchit la muraille est spécialement réservée au Sultan ; une autre ouverture donne accès à Taqueduc qui amène les eaux de l'extérieur, c'est Bab-Kebach (la porte des Moutons.) Le quartier ruiné d'Er-Rona donne sur la banlieue par Bab-el-Bethiouiet par Bab-el-K'eri (porte du Réservoir) ; non loin de là en effet,dans l'enceinte de bâtiments bien conservés ou restaurés qui a été occupée par le Makhzen jusqu'à ces dernières années, s'étend un immense bassin El-ZCeri^ de 5oo mètres de long sur 200 de large, où viennent aboutir les aqueducs et qui distribue de l'eau courante au quartier habité de Dar-el-Makhzen et au Mellah ; mais tout ce système hydraulique qui avait été fort bien conçu est mal entretenu, surtout quand le Makhzen est absent. Aux abords d'El-K'eri s'étend la fameuse cour des 5 16 écuries où Moulay-Ismaèl logeait les chevaux de sa suite.
Meknès est, avec Merrakech et Fez, une des capitales du Maroc. Elle doit ce privilège au caprice d'un Sultan illustre. Les successeurs de ce dernier continuèrent à aller s'y installer quelques mois chaque année. Il est tel souverain qui y passa la plus grande partie de son
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règne. Mais le Sultan actuel Abd-el-Aziz semble s'être désintéressé • de cette ville que chérissait son père et n'y a jamais fait séjour. Meknès est trop rapprochée de Fez pour centraliser le commerce ou l'administration d'une région. Les événements ultérieurs qui placeront, il faut l'espérer, le gouvernement marocain sous le contrôle d'agents français porteront un dernier coup à cette capitale artificielle. Au point de vue stratégique, elle est certes mieux située que Fez; mais, comme il arrive toujours, c'est la grosse ville qui l'emportera sur la petite; d'autant plus que Fez joint à son importance matérielle des qualités de cité religieuse, savante et commerçante, contre lesquelles Meknès ne saurait lutter, surtout en pays marocain.
Sur la grande route qui mènera de l'Algérie à l'Océan, sur le chemin de fer qui reliera sans doute un jour Tlemcen à Rabat, Meknès sera une station importante et tirera un réel profit du transit qui s'établira sur cette voie naturelle, mais elle n'en restera pas moins une ville secondaire. Il est vrai que la proximité du Djebel Zerhoun, si fécond en magnifiques promenades, en excursions attachantes, en panoramas merveilleux lui attirera des quantités de touristes, et cet afflux de voyageurs et de curieux empêchera peut-être la population de Meknès de trop regretter la grandeur passée de leur capitale déchue.
PAR ARZH.A