CHAPITRE VII
LA « MÉLANCOLIE i> DE M. DE BIÈVHE
Le physique du marquis de Bièvre ; son portrait par Duplessis exposé au salon de 1777; tous les Parisiens reconnaissent le calembouriste. — L'estampe de Deville. — Bièvre excellent cavalier; son adresse au bilboquet.
Bièvre au moral ; son affabilité. — Mélancolie de son caractère; une lettre du poète Ducis. — Théories philosophiques du calembouriste; sa lutte contre l'ennui ; les jeux de mots et la gaieté.
« M. de Bièvre, selon Albéric Deville, était d'un physique très agréable, d'une taille moyenne, mais bien prise, et d'une physionomie gracieuse; adroit et souple dans tous les exercices du corps, et s'amusant à en faire preuve; de caractère gai, doux et plein de droiture; aimant à obliger sans s'en prévaloir, l'esprit orné, du goût et de la délicatesse (1). »
Plus tard. Cousin de Courchamp écrivait du marquis : t C'était le visage régulier d'un jeune Grec sous un minois français, avec des vivacités contenues, de curieux sourires et des regards discrets qui disaient tout. Il avait une tournure élégante avec des mouvements légers et souples, enfin, c'était la bonne grâce de France et de Paris personnifiée. Il n'est pas difficile de trouver de plus beaux hommes que les Français, mais rien n'était plus joli qu'un jeune Parisien de ce tempslà (2). »
Un portrait que le calembouriste offrit en 4777 à Mme de Joguet, sa sœur, et dont l'héliogravure est placée en tête de ce livre (3), répond aux descriptions des deux écrivains.
(1) Biévriann, p. 25.
(2) Souvenirs de la marquise de Créqui, 1834, liv. VI, cli. xiii.
^3) De forme ovale, ce portrait mesure 0™,71 sur 0",59; après la mort