PREFACE V
l'époque; ses Mémoires sur la querelle de Beaumarchais et des Comédiens français, par exemple, révèlent son rôle important dans cette affaire, qui passionna les écrivains en 1777. Enfin, des impressioLis recueillies pendant un séjoui' de trois ans au delà des Alpes attestent l'extrême délicatesse de son goût artistique.
Voyant l'intérêt de tels documents pour l'auteur de cet ouvrage, M. le marquis des Monstiers-Mérin ville, avec une extrême amabilité, lui en fit présent : qu'il en reçoive ici de vifs remerciements.
Dix ans après la mort de M. de Bièvre, le médecin auxerrois Albéric Devillc forma un recueil de ses « pointes », auquel il donna le nom de Biévriana : le présent livre ne réédite pas cette compilation. Les calembours du marquis, périodiquement reproduits depuis un siècle aux « nouvelles à la main » (1), sont dans toutes les mémoires, et leur répétition n'offrirait aucun intérêt; on a seulement rappelé ceux d'entre eux qui se rapportaient à des événements ou à des personnages historiques.
Mousquetaire, courtisan, poète, diseur de bons mots, critique d'art, le marquis de Bièvre fut un de ces gentilshommes lettrés, spirituels et frondeurs, qui, les yeux bandés, couraient à la Révolution : il a semblé intéressant d'écrire l'histoire de sa vie, car elle ajoute quelques touches au tableau d'une société disparue.
(1) On a soin, le plus souvent, de les démarquer.
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