LE CONSEIL DE GUERR
La scène qui suivit fut courte, mais horrible. Gabrielle tomba évanouie.
— Cette servante est mademoiselle Gabrielle de Fayolle, dit Martinet à l'oreille de l'officier. — Pais, montrant le comte accouru au bruit : Ce domestique est son père. Tous deux sont déjà jugés et condamnés comme complices de l'évasion de la Rouerie.
Hélène, folle, éperdue, désespérée, s'était jetô^. !?jt le corps de Georges, soulevant sa tête, et cherchant à étaneher le sang qui coulait de la blessure.
Martinet fit aux soldats un geste d'une expression terrible :
— Le premier qui bouge est mort !.,. dit le général en armant un de ses pistolets.
— Soldats ! crièrent en même temps Martinet et l'officier commandant le détachement : — obéissez...
Le coup partit, la balle efffeura sans l'atteindre la tête de Martinet
Le comte voujut désarmer un des soldats... unelutto s'engagea...
Presque aussitôt, le général et son frère furent entourés, désarmés et conduits la tête nue pt les mains liées derrière le uos, uans i angle le pius reculé de 1;» cour, à gauche de la grande porte du château...
En même temps, les soldats emportaient de lachambr.' dans la cour, Hélène et Gabrielle évanouies...
Resté seul un moment, Martinet se jeta sur le corps
de Georges , arracha ses habits , fouilla ses poches , et trouva un petit papier roulé...
Il l'ouvre précipitamment, et pousse un cri de joie en reconnaissant le billet écrit au château de la Rouerie...
Les officiers commandant le détachement, s'étaient réunis en conseil de guerre dans la grande salle du château.
La délibération fut courte, et l'exécution ne se lit pas longtemps attendre... Cinq minutes après on entendit un feu de peloton...
La guerre civile avait quatre victimes de plus à enre^jA/irec dans ses funèbres annales.