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Le jour mémo de son retour ù Paris, M. de Létorière, au moment où il se dél)ollail pour se rendre à \'ersailles en toute liàte auprès du roi, rerut la visite de j\I. le baron d'Ugeon, parent de madame de Soubise. Accompagné de deux seconds, il venait demander au marquis satisfaction de la conduite blessante que ce dernier, avant son départ pour FAllemagne, avait tenue envers la marécbale, ù l'hôtel de Soubise.
Très-étonné de celte "récrimination, que rien ne motivait, iM. de Létorière, sans refuser ce duel, déclara qu arrivant de Vienne à franc élrier pour voir une dernière fois le roi son mailre, qu'on disait mourant, il ne consentirait à se battre qu'après avoir rempli ce devoir sacré.
La bravoure du marquis était Irop connue pour que sa proposition ne fù( pas acceptée. H fut convenu (pie, lorsque M. de Létorièir
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serait prêt ;ï accepter la rencontre, ses seconds en préviendraient M, le baron dTgeon.
Après avoir prié Dominique de se rendre à r abbaye de Montmartre, et de remettre une lettre de sa part à la princesse Julie, le marquis partit pour Versailles.
Louis XV se mourait d'une petite vérole pourprée.
Cette terrible maladie, si rapidement contagieuse, et qui laissait des traces si effroyables, avait causé une grande épouvante parmi les courtisans. Lélorière trouva les petits appartements, occupés par le roi mourant , presque déserts. Cette panique était d'autant plus grande, qu'on ne connaissait pas alors la vaccine. A peine les gens de service étaient-ils restés à leur poste. Louis XV avait formellement défendu de laisser entrer cbez lui M. le daupbin et les autres princes et princesses, dans la crainte d'exposer la famille royale à cette funeste contagion.
M. le vicomte de T— *, un des gentilshommes ordinaires de la chambre, alors en service, était dans la pièce qui précédait l'appartement du roi lorsque Létorière arriva, pâle et douhuireusement ému.
Le marquis, oubliant dans ce moment af-