CHAPITRE \X
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Onze heures venaient de sonner à Thorloge du cloître de T abbaye de Montmartre. La nuit était orageuse ; le ciel gris et voilé malgré la clarté de la lune qui paraissait à de longs intervalles sous des nuages noirâtres déchirés par le vent. Pour se rendre à la chapelle , mademoiselle de Soissons devait traverser, en sortant de son appartement, une galerie ouverte dont les arceaux donnaient sur une des cours intérieures de l'abbaye.
Au milieu de cette cour s'élevait le tombeau de madame la comtesse d'Egmont, cette si charmante et si mfTlheureuse fdle de M. le maréchal de Richelieu. La princesse Julie avait reçu, par T entremise de sa nourrice et de dame Landry y^un mot de Létorière. Il lui annonçait qu'il ferait tout au monde pour s'introduire dans l'abbaye cette nuit même. Il était onze heures; mademoiselle de Soissons, oppressée par d'inexplicables pressentiments, se mil a