‹ Le marquis de LétorièreChapitre 48 sur 49 · L'A H HAYE · texte numérisé non relu

L'A H HAYE

plier sui" les iiiaiclics de la loiiilx' de iiiaclariK; (rMgmonl. IViin momoiit à l'autre le nianjiiis pouvait arriver par le passage souterrain de la chapelle. Le silence était profond et seulement interrompu par les gémissements du vent qui s'engouffrait sous les arceaux". Malgré sa résolution, malgré le noble et religieux dessein qui dictait sa conduite, malgré la pureté de son àmc, la princesse Julie s'épouvantait presque d'avoir donné un rendez-vous à Lélorière dans la chapelle de l'abbaye. Elle y voyait un sacrilège. Peu à peu ses terreurs cessèrent pour faire place à une anxiété, à une inquiétude dévorante.

Une lampe brfdait dans la chapelle et ne jetait qu'une lueur douteuse au milieu des ténèbres. -Mademoiselle de Soissons, agenouillée près delà porte (|ui communiquait au souterrain du cloître, écoutait avidement de ce côté. Enfin des pas se firent entendre, la serrure fut brisée, et Létorière parut devant la princesse, (|ui ne put retenir un cri de surprise et d'amour.

K Enlin c'est vous

je vous revois... mon

ami!... — s'écria-l-elle avec uue joie délirante, et elle ajouta aussitôt : - Mais venez dans la galerie, sortons de ce sain! lieu.

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Lorsque la clarté de la lune permit à la princesse de voir le marquis, mademoiselle de Soissons fut frappée de la pâleur de ses traits. Il était enveloppé d'un manteau brun , et marchait avec peine. Malgré sa blessure reçue le jour même, malgré les progrès de lacontagioji, malgré les pleurs et les supplications de Dominique, le marquis, accompagné de Jérôme Sicard , était parvenu à escalader les murs de r abbaye.

- Je vous revois enlin , Julie ! — dit -il avec un accent de tendresse inexprimable...

— Pour bientôt ne plus jamais nous séparer , mon ami ! dit la princesse en tendant sa main au marquis.

— Ma main!... non... non... juste ciel!... ?' s'écria Létorière en reculant effrayé, et il s'enveloppa plus étroitement encore dans son manteau.

Mademoiselle de Soissons, au comble de Fétonnement, le regardait en silence.

" Julie... Julie... pardon... si je m'éloigne ainsi de vous... mais apprenant la inaladie du l"oi, apprenant qu'il était abandonné de tous... je suis venu près de lui, je ne l'ai pus quitté d'un instant jusqu'à sa morl...

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