‹ Le marquis de LétorièreChapitre 8 sur 49 · CH API TRI': IV · texte numérisé non relu

CH API TRI': IV

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La maladie de M. de Lêtorière lirait à sa lin, il était prescpie convalescent, jpïice au\ soins assidus de Madeleine, de son mari et de Y apprenti Kraft. Tous avaient rivalisé de dévouement avec le bon Doniinicpie. Le marquis s'était montré si affeclueusement reconnaissant de ces touchantes preuves d'intérêt, il semblait tellement les justifier et les mériter par la délicatesse et par la bonté de son C(eui', que le lailleur et sa fennne se montraient de plus en plus attachés à Iciw joli .seigneur, connue ils appelaient le marquis.

Le printemps approchai! ; un jour Domi- Mi(pie, qui était sorti pour tâcher de décidci" un |)rocureur à suivre un des procès de J^éto-

rière, rentra d'un air à la fois rayonnant et étonné ; Fapprenti Kraft le suivait portant avec peine une immense corbeille de fruits et de fleurs les plus rares. Sur un petit papier, allaché par une épingle à un magnilique ananas, on lisait ces mots : — A M. le marquis de Létorière.

Après avoir admiré ce charmant cadeau avec une curiosité enfantine , et en vain cherché de quelle part il pouvait venir, car un homme inconnu avait laissé la corbeille chez le portier, le marquis remplaça l'adresse de ce présent par celle-ci : — A mes bons amis Landry et sa femme, et il chargea Kraft de porter de sa part les fruits et les fleurs à maître Landry.

« Tu leur diras que j'ignore d'où me vient ce don , mais c'est la première et la seule chose que je puisse leur offrir, et je la leur envoie comme gage de ma reconnaissance éternelle. ')

Quelques jours après autre surprise : dans un charmant nécessaire à écrire qui fut laissé chez le portier par un garçon de Bordier, célèbre ébéniste , le marquis trouva ce billet :

-. Votre ca3ur ne dément pas ce qu'on allen-

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