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réglement de la vie sexuelle au sein de la publicité constitue une partie intégrante de Fliistoire de la morale en générale et Eudeck a raison de nommer en même temps cette dernière „une critique de la civilisation totale dont la nature et la valeur ne se reflètent nulle part aussi fidèlement que dans la sphère de la vie sexuelle* Que le jugement moral des rapports sexuels a été entièrement différent à diverses époques et chez divers peuples, ceci est un fait avéré depuis longtemps. Cependant même la, un examen critique établira certaines normes, réclamant une validité générale. Avec le perfectionnement du genre humain, en même temps, se développe l’éthique de la vie sexuelle. C’est ainsi que Wes termarc k nous fournit dans son „ Histoire du mariage humaine la preuve rigoureuse que le sentiment de la honte soit quelque chose de secondaire et cela la suite et non pas la cause de l’emploi des vêtements.
Une vaste région d’investigation Scientifique résulte des rapports entre l’amour et la religion. G. Herman, dont nous avons mentionné le livre plus haut, a décrit en détail comment toute mythologie et toute religion ont grandi sur un fondement sexuel et il déduit, au moyen d’une démonstration fort intéressante, que les rites des confessions actuelles ont été formés par le5 fêtes et les mystères sexuels des peuples primitifs. On peut affirmer que la religion, ou plutôt dire, le confessionalisme a influencé en tout la vie sexuelle humaine d’une manière extrêmement funeste. Qu’on se représente seulement le mysticisme religieux accompagné de ses extases et de ses débauches, le culte de , .l’église de satan “, „la messe noire “ etc. Les religions monothéistes, aussitôt qu’elles dégénèrent en confessionalisme, ne sont guère
meilleures que les religions païennes, peut-être même encore pires, et il y a quelque chose de vrai dans l’aphorisme de Nietzsche:^) Le christianisme donna à hoir du poison à Eros — il n’en mourut pas, il est vrai, mais il dégénéra, en vice.“ La |)lupart des épidémies érotiques ont une provenance religieuse.
La vérité que les phénomènes de l’amour se revêtent chez différents peuples en quelque sorte de formes nationales nous est enseignée par l’ethnologie. L’amour chez les Russes est autre que l’amour chez les Français, l’amour chez les Grecs diffère de celui des habitants de la Bohême. Cette différence ethnologique a trouvé une expression objective frappante dans le langage. Là, les nuances les plus subtiles des sentiments sexuels apparaissent au moyen des mots correspondants. A h e 1 a effectué dans une dissertation fort estimable le premier essai d’un pareil examen linguistique de l’amour dans les langues latine, anglaise, hébraïque et russe.
Le langage nous mène à la poésie. Les oeuvres littéraires nous offrent un riche terrain d’investigation d’histoire comparative par rapport à l’amour humain. La littérature du monde entier nous fournit les matériaux propres à l’édification d’une psycho logie historique de l’amour. Elle nous offre, au dire de Stein (,,Buts“ etc. P. 33) la matière brute la plus utile, qui n’attend
9 Fr. Nietzsche, „Au delà des notions du bien et du inal“, 4e édit. Leipsic 1895. P. 111. — L. Feuerbach a dépeint le rapport qui existe entre la religion et Pamour très nettement dans son essai „Au sujet de la Gloire de la sainte vierge Marie‘‘ (Oeuvres, vol. I. Leipsic 1845).
2) C. Abel, „L’idée de l’amour dans quelques langues anciennes et modernes. Berlin 1872. Recueil de discours scientifiques à la portée de tous de Virchow et de Ho Itz endo rfNr. 158/159.
que ses dompteurs, les explorateurs d’histoire sociale comparée, pour leur livrer ses richesses. Il y a là encore de véritables trésors scientifiques à découvrir. Homère et la Bible, les Védas et les Upanichades, la littérature universelle dans toutes ses ramifications renferme les images fidèles de tout ce que l’amour a représenté chez tout peuple et à toutes les époques.
Enfin, la vie sexuelle humaine est influencée par la culture matérielle d’une époque déterminée. La guerre et la paix, la vie de la ville et l’idylle champêtre, la manière de se vêtir et de se nourrir etc., différant suivant les époques et les lieux, exercent aussi le plus grand pouvoir sur l’amour humain.
Tel est l’amour comme phénomène historique infiniment riche en rapports de tout genre, qui font pressentir une signification bien autrement élevée de l’Eros que celle que l’amour physique nous permet de reconnaître. Examinons en conséquence