I.KS l'INANCES DU MARQUIS l)i: SADi: KN 1 Hof) :\r
800 francs de rente on faveur de l'individu (juelconque qui soignera mes derniers instants (^t s(îulenrient pendant la vie de cet individu.
La rente des vingt mille francs de madame <5uesnel sera réversible à son fils seulement pendant la vie de cet enfant.
Madame Quesnel ne pourra dis})oser ni dosa rente, ni de son fond, cesdeux objets seront rendus inaliénables par Tacte et elle sera tenue par le môme acte à manger cette rente avec moi, pendant ma vie, à ce défaut ladite rente cesserait d'être réversible à son fils.
- Il faut que les deux rentes soient saisissables sur les fermiers, avant qu'on ait le droit de retirer un sol desdits fermiers, qu'il soit déclaré dans Tacte que Ton me regarde comme liquidé envers madame de Sade et ses enfants, et ces clauses ainsi que rade seront signés de la mère et des trois enfants.
Les payements seront indiqués chez un notaire probe et connu, Qi je me réserve de rentrer dans mes propriétés au moindre défaut de Vune ou Vautre des clauses de ladite transaction.
Le notaire chargé de ma rente la payera à mon ordre sur un mandat, quel que soit mon sort, ma situation, ou mon domicile.
SiTon veut, on pourrait céder à madame Quesnel une des terres de Beauce, toujours avec la pré-
caution de la rendre inaliénable. Alors elle se chargerait de ses vingt mille francs et du payement des neuf mille francs des créanciers chirographiques. Or, cette terre qui ne vaut guère que vingt à vingt-cinq mille francs, en acquitterait donc vingt-neuf. Madame Quesnel payerait alors les créanciers avec les revenus de la terre, et le fond serait toujours à nous ainsi que les revenus quand les dettes seraient payées. A ces conditions on ne demande plus que les vingt mille francs de madame Quesnel portent intérêt.
On doit voir que cet ultimatum est beaucoup plus modéré que celui de Tan passé, puisqu'il n'existe plus qu'une difficulté, celle de faire porter intérêt aux vingt mille francs de madame Quesnel. Je me mets^ comme on voit, à la raison sur tout le reste mais je ne puis absolument me relâcher sur cette clause.
Sade.
Le 6 fructidor an XllI (24 aoûl 1805) (1).
(i) Le marquis de Sade devait, à sa mort, à la maison de Gharenton une somme assez forte, quoique sa pension eût été régulièrement payée. Son fils « Armand de Sade-Mazan, propriétaire, habitant à Valéry, commune du canton de Cheroy, arrondissement de Sens », fut condamné par un jugement du tribunal de la Seine, le i4 niai i83i, à payer 7.534 francs, mais un autre jugement du 24 juillet 1882 débouta la maison de Gharenton de sa demande.
— ce
BIBLlOGUAPllIE DES ŒUVRES DU MARQUIS DE SADE