LES PENSIONNAIRES DE M. DE ROUGEMONT
Si la marquise de Sade avait espéré reconquérir son mari, elle dut perdre assez vite ses illusions. Rentré en France, après un court séjour en Italie, réinstallé dans son château de la Coste, il reprit bientôt, avec le même cynisme, sa vie de débauche. La malheureuse femme, dont Tamour très ardent, quoique conjugal, avait à subir de rudes épreuves, fut de nouveau obligée de se retitrer chez les Carmélites de la rue d'Enfer.
L'existence provinciale, avec la contrainte que malgré tout elle impose, ne suffisait pas à ce mari volage. Il venait assez souvent à Paris. Pendant un de ces voyages, en vertu d'une lettre de cachet à laquelle il aurait dû s'attendre, il fut arrêté, le 14 janvier 1777, chez une de ses mai-