ACTE PREMIER
LE DlC.
Ail! Urbain, va, dis! mon cœur à moi est épuré dopui'i nn insUint et peut recevoir les douleurs. Quel malheur t'a frappé?
Vnii A IN.
Un malheur bien sim[)le. J'ai aimé.
LE DUC
Je m'en doutais ; mais tu étais aimé ?
URBAIN
Non.
LE DUC
Comment, non ?
URBAIN
C'était une femme mariée qui ne me voyait qu'à travers un remords.
LE DUC
C'est comme ça que les femmes mariées doivent aimer. Autrement, on n'en saurait que faire! Et tu la prenais au sérieux ?
UR BAIX
Comme je prends tout.
LE DUC
Et... nalurellement elle t''a planté là?
URBAIN
Llle est... morte.
Ah! diable! c'est autre chose. Et quand est-elle morte?
URBAIN
Il y a trois ans.
LE DUC
J::* vois qu'une seule passion a rem[)li toute ta vie. Mais, si tu Tas pleurée trois ans, c'est a>sez, c'est bien gentil.
URBAIN
Tais-toi, Gaétan, tais-toi! c'est moi f|ui l'ai tuée.
30 LE MARQUIS DE VI LLE.M El;.