‹ Le marquis de VillemerChapitre 28 sur 197 · IJ 11 BAIN · texte numérisé non relu

IJ 11 BAIN

Ne ris pas, je t'en prie; ma douleur est sans remède, parce que ma faute est sans excuse. J'ai employé ma volonté, mon intell ii^eiice, toutes les forces de mon àme, non à combattre ma passion, mais à l'inspirer à un pauvre èlre qu'elle a bri.-é. Je te dirai tout... aujourd'hui, je ne peux [las. Ce souvenir m'étoutfe... et... j'en meurs, Gaétan!

LE DLC.

Toi? tu l'aimes toujours?

URBAIN

Je ne peux pas regretter une vie de lutte et de tourments: mais je ne peux plus aimer, voilà ma punition.

LE nue.

Allons donc! pour un seul roman? Tiens, il n'est guère possible d'avoir aimé plus souvent que moi? Eh bien, je ne me donne pas trois mois de campagne...

U RBAIN.

Oh ! toi ! tu es de ces natures vivaces qui refleurissent ii chaque saison nouvelle! Mais je ne veux pas l'attrister, souvienstoi seulement qu'à un moment donné je peux avoir un grave service à réclamer de toi.

LE DUC

Dis tout de suite.

URBAIN

Non, laissons cela; je vas rassembler tes lettres de change, dont lu feras ce que lu voudras.

LE urc.

Je les ferai encadrer,

URBAl.N.

Libre à toi.

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