BENOÎT
Je n'oublie pas les habitudes de M. le duc. (n approche le Bué-
ridon. sur lequel il n mis un plateau avec du niad're ot des liiscuils.' LE DUC.
Tu es un ange.
DENOir.
M. le duc me nalle. Le valet de chambi-e do .M. le duc est là, il demande ses ordres.
LE DUC, qui boit et nian^'e.
Fais-le entrer. (Benoit fait signe à Pierre d'ontjer. pnis surt par le fond.
— A l'ierre.) Avcz-vous passé clicz moi ?
Oui, monsieur le duc.
LE DUC
Pas de lettres?
l'I E RRE.
Dos caries seulement.
LE DUC
Donnez. ;.\ pan, lisant les cartes.) Lcs cartcs dcs fournisseurs qui
32 LF. MARQUIS DE VILLILMEH.
me faisaient poursuivre ! Ils me redemandent ma clientèle! 0 civilisation, où t'arrèteras-tu ! (a pierre.) C'est bien, allez.
PIERRE
M. le duc n'a pas d'ordres?
LE DUC
Non.
PIERRE
OÙ faudra-t-il attendre .M. le duc?
LE DUC
Chez moi.
PIERRE
A quelle heure faudra-t-il réveiller M. le duc?
LE DUC
Vous me laisserez dormir.
PIERRE
M. le duc sait que ce n'est pas demain dimanche?
LE DUC
Oui, mon ami, oui. .l'ai fini mes études de pa\sage, je vais me reposer, et je vous engage à en fiiire autant; allez, Pierre,
vous 1 avez bien gagné. (Pierre se dirige vers le fond, et s'nrn'te surpr s en voyant entrer Caroline, puis sort.)
SCÈ?v^E IX.
CAROLINE, LE DUC, assis.
CAROLINE, venant de droite et voyant le duc, veut se retirer
Pardon, monsieur, je croyais madame la marquise au salon.
LE DUC, se levant.
Elle va revenir dans un instant. (CaroUne salue et veut encore se
retirer.) Est-ce que je vous fais peur, mademoiselle?
Non, monsieur; mais...