SCÈNE III
LERDAC, LABORIE.
Je me rends à vos ordres.
LERDAC.
Mes ordres?... Mais vous avez compris comme moi que cette situation devenait intolérable, et pour vous, et pour Clarisse, et pour moi-même, et qu’il fallait en finir. J’ai pris la balle au bond ; j’ai organisé ce petit drame ; j'ai laissé à chacun son rôle, et je joue le mien le moins mal que Je peux... n’est-ce pas votre avis?
Ainsi vous persistez dans vos projets ?
LERDAC.
Mes projets, non ; nos projets, oui!... Ah! permettez... je veux bien être votre complice, mais non votre tyran.
Sera-ce la dernière épreuve, au moins?
LERDAC.
Elle sera assez forte pour cela... Vous êtes trop aimé, mon cher, que voulez-vous. Depuis trois jours, vous n'êtes pas rentré chez vous; vous vivez au bois, au bal, au jeu ; eh bien ! malgré cela, votre femme s’obstine à vous dresser des statues... à ne rien comprendre et à ne rien voir... Diable! mon cher.