ACTE IV
LABO RI E. .
Vous?
LERDAC, à pari.
Allons donc !
JACQUELINE
Ah! j’étouffais! j’étouffais !... Oui, moi!... moi! Marguerite Bernard, l’épouse légitime d’Ambroise Laborie... Sur mon salut, je dis vrai... par la mère du Sauveur, j’ai dit vrai !
LABORIE, la prenant dans tes bras.
Ah ! il y a de certains cris qui parlent plus haut que toutes les voix humaines... de certains élans de l’âme qui rendent le doute et le soupçon impossibles!... Oui, je vous crois, oui, vous êtes ma mère!... oui! oui! (u l'embrasie.)
JACQUELINE
Ah !
L ER DAC, b part.
Enfin! (p»u«.)
C’est donc pour cela que je vous aimais tant!
JACQUELINE
Laisse-moi te regarder... voilà dix ans que je te regarde sans oser te le dire.
Et je n’ai rien deviné... mauvais fils! (a Lente, qui hit un mouvement.) Ohl monsieur!... elle est bien ma mère!... Mais regardera donc... voyez cette tête que de bonheur maternel transfigure... voyez ce regard, ces larmes, ce maintien... et dites-moi si le mensonge a de ces révélations-là!... (a j»cqn«üne.) Voyons, ma mère, embrassez-moi , pour qu’on lise encore une fois dans vos baisers la réalité de mon bonheur!...
JACQUELINE, i’cmbrasiaot.
Mon fils, mon noble fils !
LERDAC.
Madame Laborie voudra bien me pardonner... je me suis laissé tromper comme un sot, je le vois, par une aventurière qui aura certainement spéculé sur la nouvelle position de votre fils.
LABO R I E, À Jacqueline.
J’ai bien envie de vous gronder, cependant .
Moi ? ’
Ah ! la cruelle mère, qui m'a fait attendre si longtemps le bonheur de l’embrasser !
JACQUELINE, à part.
Ciel! j’avais oublié...
LABOKIE.
Çà voyons, madame, pourquoi vous êtes-vous cachée de moi ?
JACQUELINE, à pari.
Mon Dieu !
LABO RIE.
Oh! je suis curieux... je vous interroge... Répondez... je le veux.
JACQUELINE
Laborie... nous ne sommes pas seuls !