I II
(i) On pourroit ajouter que Pie VU luirmême pensoîty.à cet égard, le 5 octobre 180O9 comme les évêques et les prêtres instruits de Tancienne Eglise gallicane^ puisqu'il approuva- formellement, par un bref de ce jour, dont on peut Toir un extrait dans. notre préface, le livre de M. Alexis Saussol , aujourd'hui évêque de Séez, Traité de iacon^ duite à tenir après ta persécution, dans lequel il étoit dit ( t. II , p. 129) : « Si les é?êques ne peuvent pas ordonner qu'on les honore comme Martyrs ( nos héros de la Foi ) , avant le jugenobent du Saint- Siège, ils peuvent du moins ordonner que, le jour anniversaire de leur mort , on célèbre une messe solennelle d'^actions de grâces pour remercier Dieu de leur avoir donné le courage de signer la Foi de leur sang. Pendant cette messe, on pourroit lire au peuple les actes de leur martyre. »
(2) Jd Uashreos, c. x»,j*r. 24.
(5) Ahsit istamrem facere et si appropiavit tempus nos^
Quant à la cause.en elle-même , elle ne doitpas moins s'en discréditer, puisque, dans vos mains, elle ne fait pas plus pour la gloire ^e ceux qui sont morts héroïquenient pour elle , qu'en faveur de ceux qui la trahirent ouvertement, ou qui Tabandonnèrent avec lâcheté ; car vous accordez également à ceux-ci des suffrages propitiatoires, présumant, ainsi que nous, qu'ils ne sont pas morts dans Vimpénitence finale. Mais en ne vous conduisant, à regard des premiers , que comme à Fégard des seconds, vous feriez penser qu'ils» n'ont pas été de vrais Martyrs , ou que l'effusion de leur sang ne futpas nécessaire pour sceller leur foi : ce qui seroit ressusciter l'hérésie des Valentiniens et des Gnostiques (i). Dieu veuille que cette présomptueuse philosophie de l'incrédulité , à qui nous devons nos dernières persécutions , ne dise pas que vous craignes de la contredire ; que vous faites même ce qui est en vous pour justifier les sacrilèges présages qu'elle ne cessa de répéter pendant les cinquante ans qui précédèrent la révolution, lorsqu'elle affirmoit , avec tant d'audace , qu'il ne restoit plus en France assez de Foi pour qu'on pût y voir désormais des. Martyrs, méinjç parmi. les ministres des autels. Les événemens lui ayant donné le plus humiliant comme le plus éclatant des démentis., elle se persuadera que, prenant pitié de sa honte, vous secondez les efforts qu'elle fait pour la cacher, et que c'est ppur lui plaire que vous couvrez d'ui^ voile funèbre les victoires qu'a remportées sur elle notre antique Eglise gallicane par la mort de ses évêques , dp ses prêtres et de ses disciples. Qu'y auroit-il d'étonnant, après, cela ^ que cette impie philosophie vouj» accordât quelque bienveillance, vous protégeât même , malgré ces déclamations usées que chaque jour vous lancez de toutes vos chaires contre
trutn , moriamur in virtute propter fratres nostros , et non itiferamus crimen gioriœ nostrœ. ( I, Maçk. , c. ix, ;*^. lo. ) (j) Voyez ci^devant, page 76^
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elle ? Son empire , qui n'en saùroit être ébranlé , et qui le seroit bien plus efiSèacèïnent par la prédication de nos dogmes qu'elle a déjà pai'ù vous interdire avec trop de succès , a bien lieu de s'applaudir dé ce que , non contens de lui en faire lé sacrifice , vous vous abstenez si soigneusement de venger, par la gloire des Martyrs qu'elle a fait immoler, cette Foî-là même qui, par leur mort , les a rendus dignes de tous nos hommages.
Nous dirons plus : en les leur refusant , vous privez l'Eglise de ses plus puissans moyens de triomphe dans les critiques circonstances où elle peut se trouver encore. Ce triomphe qui , dans les anciennes persécutions , fut si grand à la mort des Martyrs , consista en ce que , i*^. les chrétiens en recevoient un accroissement de Foi qui les rendoit capables de mourir aussi pour Jésus- Christ ; et 2". les païens mêmes, ambitionnant tout à coup les palmes que recevoit leur victime , embrassoient la religion qui les procuroit , et souvent , en effet , les leur procura de suite. Sans doute la vue de l'admirable constance des Martyrs, et le charme entraînant de leurs dernières paroles, concoururent, avec la grâce de Bieù^ à produire ces deux merveilleux effets si nécessaires à la propagation.du christianisme ; mais ils y contribuèrent aussi les honneurs solennels que ses plus fervens disciples et leurs saints évêques rendoient aussitôt à celui d'entre eux qui venoit de sceller la Foi de son sang. Et ce ne sera pas chez une nation aussi sensible que la nôtre à la gloire , et qui a si bien connu l'élan que donnoient au courage les honneurs publics décernés à ceuxqui venoient de mourir pour la patrie ; ce ne sera point là qu'on ne comprendra pas ce que pouvoient , et pour rédoubler dans les chrétiens le désir des palmes immortelles, et pour les faire ambitionner vivement par les païens , ces hommages d'enthousiasmé, ce culte général et solennel qui, décernés sans délai au Martyr expirant, sembloient un reflet de la gloire qu'il acquéroit à l'instant niême dans le ciel , la rendoient en quelque sorte visible à tous
les regards , et la mettoient pour ainsi dire , par voie d'invocation, à la portée de tous les témoins de son heureux combat. Quand les chrétiens , d'une part , dans les transports de leurs invocations , étant persuadés qu'il leur correspondoit par son intercession en leur faveur auprès de la Divinité , le voyoient par la Foi leur tendre des bras fraternels pour les attirer près du Père commun , en leur présentant la p aime glorieuse comme un bien de famille , alors la yérité divine pour laquelle il étoit mort en acquéroit, dans leur cœur, un redoublement de force qui la leur faisoit également soutenir au péril de leur vie. Les païens, d'un autre côté, à la vue de ce concert d'invocations et de louanges qui commençoit à l'instant même où le Martyr tomboit sous leurs coups, pouvpientils, avec cette vague passion de la gloire qui faisoit leur principale vertu, ne pas se sentir émus, et portés à se réconcilier avec une religion qui procuroit de si belles couronnes à ses athlètes ? Les honneurs que leur victime recevoit aussitôt sur la terre, se rattachant à la gloire qu'elle obtenoit dans le ciel , devenoient pour eux comme un gage solennel de l'offre qui leur en étoit faite, s'ils émbrassoient la Foi, et surtout s'ils mouroient aussi pour elle. Ainsi la piété franche et vive, excitée par cette sorte de vision intuitive des récompenses divines , produisoit chez les païens et chez les chrétiens , par ses libres transports d'allégresse et d'invocation, ce dévouement généreux que chaque jour la politique mondaine s'efforce d'exciter par des moyens analogues. Et ce qu'elle fait pour un intérêt mondain et souvent criminel, des prêtres n'oseroient pas le faire pour un intérêt divin et pour le triomphe de l'Eglise ! Autrefois ses ministres , par de prompts honneurs rendus à un Martyr expirant, confondoient les persécuteurs qui croyoient l'avoir avili dans un supplice infâme ; aujourd'hui on le laisse dans la fange de la mort, pour ne pas chagriner les persécuteurs ! Autrefois, par ces honneurs, garans de sa gloire céleste , on encourageoit les témoins de son supplice à la
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mériter ; aujourd'hui on les en dégoûte, en le pleurant comme sUl n^étoit qu'un malheureux supplicié sans gloire aux yeux de FËglise ! Autrefois , par ce culte saintement improvisé, Ton donnoit aux ennemis de la religion une si haute idée' de la Foi, qu'ils en étoient déconcertés ; aujourd'hui , par cette froide réserve qui ne déconcerte que la Foi , qui la froisse , la chagrine et la contrarie , on n'inspire aux profanes que de l'indifférence et du dédain pour une église qui , loin d'illustrer ses héros , les confond , les fait disparoître avec des morts obscurs , et même coupables , à l'exemple de ces fossoyeurs qui entassent dans le même gouffre sépulcral les cadavres des grands et des petits , des bons et des méchans ! La sensibilité mondaine , si fort à la mode , fait même qu'on tire vanité de ressembler à ces parens incrédules dont parloit saint Augustin, lesquels s'affligeoient en voyant leurs frères, leurs enîans aller à la mort pour la Foi, quoique ceux-ci ne cessassent de leur crier, pleins d'allégresse : « Nous irons dans la maison du Seigneur ; veuillez donc bien né pas pleurer de ce que nous allons jouir d'un bonheur éternel (i). » Et voilà donc ce que produit cette étrange application , disons mieux , la téméraire extension de ces décrets et de ce bref, dont peut-être les intérêts révolutionnaire» de leur temps purent s'applaudir comme ceux d'aujourd'hui. Heureux nos premiers pères dans la Foi , de n'avoir pas connu de pareilles entraves, si contraires à l'enthousiasme nécessaire dans les grandes persécutions ! Ah ! si, par impossible, on eûtprésenté ces entraves aux TertuUien , aux Augustin , et qu'ils ne les eussent pas repoussées , auroient-ils eu lieu de s'écrier d'une manière aussi triomphante qu'ils l'ont fait : « Le sang
'^■^— M.— ^^^— — ^-i^^— I ^m—^^m^^mÊm,^ i i I I — — ■— >— ^^^.^— ^1— — — ■ 111» 1 -»— ^
(i) Parentes i^c^^wo^i sine causa piangeiant; fiiios camales (ugevant; posteà credentes in Deum diceiant : In domunh Domini ihtmus; noiite piangere gaudia nostra. (Serm. 326 : In Nataii Martyrum. )
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de chaque chrétien est iine semence féconde qui produit à TEglise une abondante moisson dans les champs dii paganisme comme dans ceux du christianisme (i)? »
Concluons donc que ces décrets , qui seroient si préjudiciables à la religion en des teinps semblables , n'ont point été faits pour eux , et que Fintention d'Urbain VIII ne put être de les rendre obligatoires pour les nôtres , où plus que jamais la Foi eut besoin , et peut-être a besoin encore de tout ce qui peut la ranimer, la soutenir, la fortifier et la rendre capable des victoires les plus difficiles (a). Quant au passé , Tauriez-vous oublié
(i) Semen est sa/nguis christianartim. (TertuU. Apotoget. Cl.) — Sparsum est semen sanguvnîs; surreodt seges Ecdesiœ> ^Sanctus Aug. Sérm. ^o de Z v^su psalmi LXVÎl; Serra. 286, tn NcUaii Sanctorwta Mwrtyrwm ProU et Gervas.; Serm. 5oi, in Soiemnitate sa/nctarum M(U>haé,)
(2) £n déplorant la rigoureuse et matérielle application que Ton fait aie ces décrets aux circonstances présentes où ils ne peuvent qu'affliger et décourager la Foi 9 nous ne saurions nous dispenser de remarquer la partiale prédilection que Ton a pour eux, lorsqu'on semble affecter en même temps de fouler aux pieds d'autres décrets du même pape. Contentons-nous de citer ceux de la congrégation des Rits qu^ le pontife proclama si solennellement par son bref du i5 mars 1642, affiché le 26 juin suivant aux portes dé la basilique de Saint-Pièrre, par lequel il fut « défendu dé laisser porter dans les processions par des personnes du sexe féminin les images des saints ou saintes 9 en bannières ou autrement. » Combien d'autres dispositions de ce décret sont également violées ! On en peut juger par quelques articles que nous allons en transcrire pour l'utilité de ceux que de petites vues n'empêcheroîent pas de les observer.
Art. y. Nunquam deinceps statuce vet imagines in SdcrisproœssionUms deferantur à piieUis , sed ctericis sacris initiatis ae (inteatis, quoad ejus fieri poterit; vet saitem, à plis et honestis viris secutarihtLs , paiiiatts; neque tam tongi itineris eircuitu, ut aut popuiidevotio ia/nguescat, aUt.... factisifidecorisetirreiigiosis occasio prœbeatur.
Art. XL Statiiœ vei im^dgines quœ fhisitatem atiqtta/m signifcant, quœ apocrypkas historias, superstitiosa , faisaque dogmata prœ se fevunt , aut erraris pericutosi rudiims prœbere possunt occasionem, neque iri sacris, neque profanis iocis »unt toieranda : ideôquesi quœ ejusmodi deprehendantur quœ
ce tableau que vous en fit, au sortir du plus fort de ]a tourmente , un savant prélat que nous avons déjà cité ? « L'Eglise gallicane, vous disoit-il, a vu renaître les temps des Dèce et des Dioclétien; elle a eu à combattre la rage armée de Thérésie et de Timpiété ; et par ses triomphes , autant que par ses malheurs , elle a retracé dans ces derniers temps une image des premiers siècles du christianisme. Dites-nous, nos très-chers frères, de quel œil vous avez contemplé le spectacle que donnoient à la religion tant d^ntrcpides confesseurs , tant de généreux Martyrs , qui s^immoloient pour elle ? Quelle voix vous auroit prêché plus éloquemment la nécessité de conserver à tout prix l'unité de TEglise et l'intégrité de la Foi ? Quelle preuve plus sensible pouviez- vous avoir de la sublimité d'une religion qui fait renoncer à toutes les espérances de la terre , élève au-dessus de toutes les craintes, et console de toutes les pertes! yt Quant au présent, ne pourrions-nous pas à cet égard vous dire ce qu'ajoutoit le même prélat : « Vous êtes sortis, il est vrai, de ces jours d'horreur où l'impiété, promenant sur la France un glaive homicide , déployoit la fureur et la malice de l'Enfer contre la religion, proscrivoit son culte , renversoit ses temples , frappoit ses ministres , violoit l'asile des consciences , et sembloit vouloir l'arracher de tous les cœurs, comme elle en effaçoit au-dehors tous les signes. ... ? Mai» ne voyezvous pas cette haine implacable qui s'attache à la Foi que vous professez, ce système d'oppression qui ne subsiste que pour vous, ces restes des premières persécutions? Et ne craignez-vous pas de voir renaître des jours plus désastreux, des-jours peut-être semblables à
periti pidoriê aut scutptaris manu dehUi corrigi , vei ab omni faiêitatis hidicio vindicarinequeuiit , ah ecdtsiU renu>veaiUur ac deieantur, etc. etc.
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ceux dont le souvenir seul vous clace d'horreur, dont la possibilité doit vous remplir d effroi ?. . . . (i) »
Oui , certes , les temps dont nous sortons sont des temps de persécution extraordinaire , ou , pour Tintérêt de la Foi , les Martyrs qu'ils ont produits ne sauroient trop être mis enhonneur dans les temps où nous sommes* C'est ainsi que Font pensé les évêques de l'ancienne Eglise gallicane , et même l'immortel Pie VI. Eh ! ne seroit-ce point parce que , depuis sa mort, nos Martyrs ont été de plus en plus regardés a\^ec indifférence , que la Foi s'est affoiblie parmi nous au point que ces autres paroles du même prélat, en 1799, ^^ semblent plus convenir aux chrétiens du XIX^ siècle ? « Les mots cffrayanset sacrés de confesseurs et de Martyrs ^ disoit-il, retentissent doucement au fond de notre cœur ; ils y portent le s^timent d'une religieuse allégresse, non seulement par les exemples que vous ont laissés sur la terre , et par les trésors que vous ont amassés dans le ciel , ces pasteurs vertueux , cette multitude de prêtres fidèles que vous avez vu défendre leur croyance avec tant de courage , et soutenir la YàXxe^ avec tant de zèle ; mais encore par V intercession puissante de ceux qui ont eu le bonheur de mourir pour la parole de Dieu , et dont les âmes, placées maintenant sous l'autel de l'Agneau, et unies avec lui , demandent au Dieu saint et vrai que leur sang ne soit vengé que par la conversion de leurs bourreaux et le retour de leurs peuples (2). »
Que l'impiété philosophique s'applaudisse donc tant
(1) M** F. de Bovet, évêque de Sisteron : Lé$ Consolations de ta Foi sur les Malheurs de V Eglise.
(a) Vidi swttus aitare animas interfectorum propter vethum Dei, et propter testitnonium quod naéehant; et ciamatànt voce magna dicentes : Usquequo, Domine, sanctus et vertu, non judicas, et n^on vindicas sanguinem nostrum de iis qui Aaéitant in terra ?( Apocalyps. C. vi, 7^. get 10.)
qu'elle voudra.de ce que, sans y songer, Ton CQnnîvc, dans le sanctuaire même , au dessein qu'elle a de couvrir d'un impénétrable oubli les noms de ces Martyrs, puis-, qu'on n'en rappelle déjàpl^s le souvenir que d'une manière confuse autant que douloureuse , et de loin à loin ; « leurs noms glorieux n'en sont pas moins écrits depuis le moment de leur mort dans le livre de vie ; car ces témoins (que la France a donnés de la Foi de Jésus- Christ, dans les derniers temps) ont concouru (comme leurs prédécesseurs) à faire que le nombre de ces âmes aperçues par saint Jean sous Fautel de l'Agneau , parvînt à se compléter ; et celles-ci , en les voyant arriver avec des robes purifiées par leur sang, n'ont pas manqué de s'écrier : Us viennent aussi d'une grande tribulation pour être sans cesse avec des palmes de triomphe à la main , devant le trône au milieu duquel siège cet Agneau divin qui va les dédommager surabondamment de toutes leurs peines (i). »
Ces vérités consolante^ étoient professées par le clergé du second ordre de T ancienne Eglise gallicane , comme par ses évêques , quoique dispersés comme eux dans l'exil. Ce n'avoit été , ce semble , que pour en faire donner le signal d'une manière éclatante . dès les premières immolations en septembre 1792, par un curé blanchi dans Fétude des saintes doctrines, et consommé dans la pratique des vertus sacerdotales, que la Provi-
(1) Etdatœ sunt ittis singuiœ statœ aiéœ, et dietunt est Uiis ut requiescerent adhuc tempus modicum donec compteaa^ur conservi eorum, et fratres eorum qui interficiendi sunt sicut et iUL . . Post hœc vidi turôam magnam quant dinumerare nemo poterat ex omnihus gentibus et papuéis..». Andeti stoUsaibis,
et peUmœ in mwnihus eorum Et respondit unus de senio^
riéus : Hi stmt qui venerunt de triéuiatiane magna, et iaverunt stotas siuMs et deaibaverunt eas in sanguine Agni; ided sunt
ante thronum Dei, et serviunt ei die a^c nocte in tempio ejus
Agnus qui in medio throni est, reget iiios et deducet eos ad vitœ fontes aquarwm, et absterget Deus om^nem Uwrymam a/b ocuiis eorum, etc^ etc. (Apocal. C. yi, 7^. 1 1 ; etc. vii^ ;f. 9, 14^ |5^ 16^ 17. )
( IIO )
dence permît qu'à Trêves un de nos plus cëlëbres prélats fût alors <listrait un instant ée ce point de vue par l'excès d'une douleur inopinëe. Aussitôt qu'il eut appris ce massacre effroyable de tant de ministres catholiques enfermes à Paris en haine de leurfoi(Fqf . Septembre), il avoit précipitamment convoqué dans une église ceux de leurs confrères qui étoient réfugiés près de lui , pour leur en donaer la triste nouvelle ; et , absorbé par une profonde coQ^sematkm qui ne lui permettoit plus que de vague$ et lugubres paroles, il terminoit son récit par invitera prier pour ces victimes de l'irréligion ; « Non , lui répliqua vivement du n^ilieu de la foule ce prêtre septuagénaire digne d'une aussi glorieuse mort ; non , Monseigjueur, il faut bien plutôt les invoquer. » Et le prélat y rameaé subitement de son trouble , souscrivit avec empressement au culte privé qui'leur étoit si solennellement décerné par la foi comme par le savoir de ce vertueux ecclésiastique. Et chacun des auditeurs > pénétré du même sentiment, se mit à dire en lui-même ce que saint Bernard , dans une circonstance semblable , avoit écrit au pape Innocent II : « Il n'est plus besoin de prières , - quand les larmes excitent bien mieux la piété silencieuse, et loi^que les sanglots qui interrompent la prière ne peuvent exprimer que l'affection. Pourquoi pleurerions-nous ceux qui , ayant été comme Jésus-Christ obéissahs jusqu'à la mort, sont passés à la vie étemelle par une mort précieuse devant Dieu (i) ? »
Dans tous les ouvrages religieux que publièrent ensuite, jusqu'au commencement du XIX^ siècle, en diverses contrées et avec les approbations les plus impo<^ santés, des prêtres diatingués par leurs lumières ainsi
( i) Non <fjm$€ii preee, uéi jmtaum meOiràs in siitntio lacrymœ pravœant, «I sin^Uuê fui interrumpit precem, eœprimit
affeçtùnwm namiUe^ quo piict& iugcatwr , qui, factus obe-
dieoâ usque admortem, tnortis preiiosœ compendio, transivit ad vitanu (Epbt., 1S9 : Denêce B. Thamasi Fictorini, }
(ni)
qoe par ^mxfoif' qnoiquHIs fassent; àeroêini^qaé le» étéques , cbien iélbigBt,6 .les. uns des autres /on retrotitir^ le même jugement, et la mime docii^ne , non seidietaeiife par rapport à cçs premières victinies ^ ma» ensuite |iar rapport à Lbutes' celles qui> k leur . exemple^ aimèveiil mieux périr que de. renoncer à leur foi (i).
. On ne sait pourquoi: cet édifiait langage fut conimè éloulfé.^par la politique en 1801. Déloumons nôsre^ gards affligés de ces combinaisons où la gloîte dé Fan»* cienne Eglise gallicane lut sacrifiée ht des arrângcsnans inouïs, ia légitimité à rusturps^tion^.ks intérêt» du ciel à ceux d^pne éphémère paix mondaine; et tâchons.de nous en consoler ^a contemplant le monument par lequel,' ensuite ^ is^t malgré sa dispepçioti rendue ktdé^ finie V cette illusireËgUse ^ prévoyant sa dissohitioi^^etnn^ plète , voulul consacrer, presqii'au. terme de sacarrière , îaigloire de! nos; Martyrs, exlessainteç vérités; qui»^ ratta«?hen£ àrleur.<ause. Ce monument, érigé urers la fin de 1809, p^ IHàvdés plus.iniir^d£&Alh^àse^ de>not]^a ancien c6i*p>>épisicopali «au nom deJtoùs ('2},.meb un obstacle pçur^usi dire canonique à la prescription, dé Toublî cootre éhl^s^ Su; déplorant ^e 4 dans ub£ Aliotu^ (îondup^pePie'TlI, relàtiTea la Froncé, etpconoacM le 25 juin i8o5,^k)£^l^'eâe;.fiiit rigoureusement absi^ila de r2^>eleF4a -mémoiFe de nospersécutions et des Martyrs qu'elles,. avoient immolei,'le''d<âjctê ^'ét'Éélë'^^ df&pit, : V Au ïu^lieii de tant de d^ï^aik', detànt d'objets.
* CO V^Ï«»J5 et^tr^,mrp^ A Traité jtf^M Pfwuimie 4 tfinin ^ès ta perséetUwn^ par Ml Alexis Saussol, déjà iodîqqq çi.--deVanU
j^ frétât^ ,aftfei4$ 4 ttmàUtfif ^ fi^afiiissênf^i^,d0{4(jtri^Ùgp€^
igrA4eFmn0el:p.JSl/\),9p^r M»' A. A;AvF^t4^deXpll»i^«A7tb^^M^^s, iHf^e de ^w4ejjuis.i7jî6 : graï)i<ïjf\T8!dâ>|.i9,|i^e#» J,4tn4r^y|^ i^.
ée' Vmpt gt $é|(|^0i ç éxt vwàfà ef^ ^é coacmn dovrk pitrie etttfi AJkicijipQR « un trait, une «Jliisioxi. , xm ipot ^ «a Siklie« mATqiÊéi mhIs ctffesent sorHle^chaïqp resopU Feopril «t l'âqse ^^ui»> fùiîie de pensées , dé seii;lii|icm e| é*iRiàfpû&;4é eolte nrolUla4e de c&rélieiia dé Loat âge^ de tout se%B el dQ taute condiiicin qui n'onl pqs rougi éfi.lmin dirm |||tki*é^ étijui Font .si^rvi. de leur sang; de cette gramme qi^tDlitë de nriergfs comacrées a J)i«Uy modèlèi» àe Ifi tendre piijtë de leur dexe et de tout Jq eottrag^ âa xiôtre ; de tette foule de muiîf la*es, dignes du ikuMà hànheur (i), ^i , ein taiit dé lieux e.l svut tous les éttnMna ^ ont sacrifie leur xm dUm&èu) coi^^ on dmis un long et pénible mak^lyrtr enfin^ de ce martyre en m&ase de tant do prêtres de choix (a)^^.* Quel jaur dà trininphfi pour l'Eglise , quaifd on $e les représenta ra&4 semblés diai& le méine liea^ rexe^ant en teéme tempf leur çomtînne, ayant à leur 0te ces deux illuitre&firères ràiods dans le i^me glorieux*, comme daiis ta carrière apkBstd&[pfe(3)| et cet iinmôctel arehbvâque v rfa^Âneur de rfiglise gallicane et de $ê& assemblées (4) ! C'est de là:,:d» qe trône de gkiire^à ik sont assis, gué noua entendons t tous ces îpieompâràbks Mo^^i nous cirier encore aujourd^i^i •: SaiwtXy i^ausfàs^ VEgUse g^licane l 9^ l^û^tre missile EgUsteaétùliif^
' (8) Voye* au tom. IT, R&c&BFovciciLD-BAirfiRs ( P^ L. de lâ ), jiyêque de Saintes y et RocRlf ovgiolb (F. J. de tû),'*étSqu*é deBeâuvab: • (4}yoyeè ini toî». lil, DvftÀto {li M; )^ arclfi&tê^ue â^ArUs; et plàjj. '4©, à la note*
^* (S) Cétie âemtèf^ t^^sll<9à^ qa^èfxjlll^uènrleè irt^ei^ <fu^ ^ t^scimble de la lettre, e^t lèl prisé dans iè'te$TO« sens'qtM^ é«% parole^ Ua l^ape saint Qié^ok^^k-Gratod : .« 5^ j «rej t » daà^ l'Eglise ^ un évêque nui se dit Pévêqiie iiliiyiirsiél 9 tdutib KEg^lfse totilberoit ea ruine..... Çîtous m*«ppclîé*aînsl, Tou>qùi€|eséfêijae^ vônsredontidt\rié«' ne l^re plus; îi^r, s'il y eâ aToit un qui AH universel, il flràr tlmft qiie Téns ne fassii» plus évêqne; et alors le ma^HilH^ue èdlOe*» de Pfigflse'S^foft Yi^nvèHé de fond en f embte. » Si tmM efiUcpp^
Eh! <|i^els;Syinptômes alarmans nevemonsrrnouft^as dans la peris^vér^apce d'un système qui déprime de plus en plus la glpire; dç «M^ Martyrs!: Que deyiendrqit, maigre la ppnipe^du culte extérieur^ 1^ Foi pour laquelle ils sont morts, si Fpn persistoit à ne se ressouvenir d'eux que pour les faire croire humiUés, dans. une autre Yie, sous la verge de la justice divine, quoique leur, gloire dàt été.cpmommée. an moment même où ils moururent pour la Foi. (l)? Si, .depuis la fin du XIP siècle., « TEglise, comme le disoit un de nos plus célèbres pré-» dicateurs, ne place sur l'autel que les apôtres, les Martyrs^ les vierges, les pénitens qui lui sont présentés par la main de Pierre » , en la personne de ses successeurs ; refusèrent-ils jamais d'y placer « les Martyrs de Jésus- Christ qui avoient répandu leur sang dans Tobéissahce de la chaire de Pierre (2) ? » Et qui, mieux que les nôtres , se sont signalés pjar une telle obéissance, puisque ce fut surtput d'après les décisions et' les "décr'ets de l'immortel Pie VI, conformes à la croyance de l'Eglise catholique, et approuvas par. elle ,. qu'ils sacrifièrent leur vie à Jésus-Christ! Ah! Bile^ représentant actuel de Pierre n'a pas encore autorisé un çuïtè solennel en leur honneur, gardpns-nous de piensef, ayec certains politiques de nos jours,, qu'il désapprouve intérieurement la sévérité de son prédécesse ur contré les erreurs et les sermens que la révolution a préconisés et préconisé peut-être encore (3), ou comme ces Ultramontaîns jaloux, qui^ s'étayarit (Jq la doctrihp. de quelques sénateurs de Dieu
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vocatur univ^rsaiis , uniuersa corruit Ecdesia : si enim uni^ versaiem nie papam, vestra sanciitas dicit, negat se hoc e^e (fW)d nie fiuetur universum (1. VI, c. xxiv). — ' S^un^^.umversaiis €st, restât ut vos episcopi non sitis» ( t. YII, epist. 79. )
( 1 ) Cum votuntati et confessioni norninis (iccedit et tnôriendi
ttrminuss œiisumtnata Martyris gUma.est, (Sanctws Cypriaaûs>
Epist. adCievum^) . ,, , .
(aVLe P. Charles Frey de TïeuTille : Panégyr. de saint Pierre,
^3} V. Le^ti Encyct de Pie Vil,' du ï5 mai 1800^ à Vépisc^ ca^.
récemment béatifiés (i ), préteùdent qhe Rom^e n'a point d'auréole^ pour ceux qai professent « que la puissance des clefs ne s'étend pas sur les cocrronnes de la terre ; que les décrets du concile œcuménique de Constance sont dignes de la vénération des fidèles ; que la puissance apostolique ne doit gom'^erner l'Eglise que selon les canons des conciles et les statuts des Pères ; qu enfin les décisions du souverain pontife ne sont irréformables que lors^né TEgHae les approuve par soh consentement (2). » •
(1) Dans la \\e du bieaheurëux Alphonse Marie de Uguori, éyêque de Saiate-Agatlie-des-Gpts^, royaume de ISaples» et déclaré bienheureux à Roixie» le- 10 décembre i8i5; dans cette vie écrite, publiée et dédiée à Pîe VH en 1816, par le Pestuiateur même de la cause de sa béatification ,. il est dit : Composé (U Beat oAlfonso) due diss&t^ tatiani iatin& g in una.deti^ qii4Uisoêtieneed%fen4ei*inîàliihi\itk dei supremo gerdrcha d/^lifu cfiiesa di Giesû^Cristo, neUp decisioni di cose ooncerrienfi ta fede ed il costume^ à neW aura, La snperïorltà dî esso sopra li concilj ancora EcmnenicuJiiputavaia voce di esêocomeQiAeïiar cM Dît)»... E Se avveniva mai (me taiun^ aiia tua présenta iiofi approvuf^e^ in, tuttQ gmaiche déer^to pofv- HfidO'x ^i;tos$ofnemfai;^f€fosgjida^^ Cpsi hastinoato
il papa ; e ci6. cÎk; vuole il papa , lo vuoje Jddio. Ben grande era poi H suodotpre, e maggiore ancora il suo zelo, allor che vedeva, che dà nwdem^ ttovatoH si proewrava di irhpugnàre a éi ri$-ifingen Vauttrrità e la gmrisdisAone dU renùmo ponte fice sopra Hétta Isu ehiesa. Egii-non si, da^va .p€H^, fielûsciava^inUntaU? alcun i?K?^, onde potere dal cmitosy^o opporsi^ e fare argine a si stravagànti , ed insussistènti cU>ttrine, Quindi è che et provdva gYart piaceté e cimtenta; qtiando andavano a trovarlo per^mie leUeaatù^ die fossero deilostessosentimetUap. e ritravaoir dosi anzi tina volta grayemente infermo, al solo sentire che i suoi at'iJûnni sostenevano, e difçndevano f^Infallibilità del papa , ne e^oMif, e^parvecheHp^èàdessehlqkarito leforzè. (Voy. au §. 6 de Viiadet éeatdJ tfonso Maria de Lirjuori etc. dedicata a Pio VII, dal P. 'Vincenzù Antanià Giatiîni Pastutatore délia causa.
Aoma; 1816, în-4*' de 3io jiarges, da PogaioU, stampatore deila teverenda Caméra àpoitmicà. Voyez, d*âutre, parti ^Ami de la Religion et du Roi^ du ^" septemlue 1819, n** 528.)
(2) Déclaration du clergé de Frçmce, dans l'assemblée dfi 1682, au suje't dç laquelle un respectable ecclésiastique , qu'on préU&d lui
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Le silence et les délais de Rome , en ce qui concerne nos Martyrs , sont uniquement sans doute les malheureuses suites des embarras que lui a causés ]e dénouement équivoque des manoeuvres compliquées de la
aToir été contraire > feu M.Emeryy supérieur géoéral de la congrégation de Saiirt-Sulpîce 9 s'eiprimoit en ces termes, dans $on Esprit tU LeiémJ«(Lyon, 177a):
« Nous ajoutons 9 pour écarter jusqu^aux plus légers soupçons d*ultramontanisme , que nous sommes très - attachés aux maximes d(u Clergé 9 consignées dans sa Déclaration comme un monument précieux, même au Saint-Siég», dont nous nô doutons pas quHl ne (oue unj&uT (a sagesse et ne rédcMne i'autoriti, parce que, en même temps qu'on y rejette des prérogatives qui n'ont point de fondement dans F£yangile , on y établit celles qui sont de droit divin , et sur lesquelles repose l'immuable grandeur du Saint-Siège : et si r£^ise gallicane j indique , d'une main , la partie de l'édifice qu'on peut abattre, elle montre, de l'autre, celle qui doit être à jamais sacrée et inviolable. Le moment n'est peut-être pas éloigné où l'on adoptera dans les Etats catholiques de l'Europe nos maximes ; et la crainte qu'en pâtissant précipitamment la juridiction du pape, on ne la fasse rectt^ ier au-delà de ses justes bornes» nous a donné lieu de faire l'observation précédente. »
Et encore, en 1807, le même auteur disoît (page 66 de ses Correctians et additions pour ies nouveaux opuscules de Vahbé Fieûry) : <r Nous sommes autorisés à regarder comme légitimes ces articles de la Déclaration, puisqu'au fond ils ne sont que des anciens canons, autrefois universellement observés dans l'Eglise, et qui, tandis qu'ils ont été abrogea ailleurs par le non usage 9 ou des coutumes conti*aires , n'ont pas cessé d'être observés dans r£elisè gallicane. »
Cela n'a pas empêché en 181 5, au prélat inpartttus seulement, M"' Marchetti, archevêque d'Ancjre^ de décider du haut d'une chaire d'Italie, devant quelques prélats Romains, le 29 juip, à l'occasion de la fête de saint Pierre, dans un discours polémique, et passionné, imprimé presqu'aussitôt par ses soins , « que ces quatre articles du Clergé de France , même encore les modifications qu'y avoit apportées dans sa Fie de Bossuet, publiée en 1814 9 Ms' de Bausset, ancien évêque d'Alais, devenu cardinal en 1817, renfermoient une nouveauté extrêmement profane et anti-évangélique » ( pag. 9 de ce discours , ayant pour titre : Santo Pietrà corne capo délia Chicsa, Sermone istruttivo9 detto nella chiesa deila SS'^" Annunzi^Ua di Genova a' 29 giugno \%\^,da monsignor Giovanni Marchetti. Genova, i8i5; in-8* de 80 pages).
persécution. La chaire de Pierre n'en est pas moins éloignée de nous interdire à leur égard ce culte d'invocation privée , et même ces louanges publiques , ces actions de grâces solennelles , qu'autorisent, que prescrivent même tous les SS. Docteurs. Elle pense comme tious, sans contredit, que le règne de la religion ne peut se rétablir véritablement que par le règne de la Foi, et que rien n'est plus capable de la faire refleurir parmi nous dans sa pureté , que d'honorer ceux qui sont morts pour elle. L'intérêt de cette Foi sainte exige donc qu'ils soient vengés par les hommages de tous les chrétiens en particulier, en attendant qu'ils le soient par une déclaration du Sàint-Siége, qui commande un culte public à leur égard; et voilà pourquoi nous venons offrir à l'admiration comme «à l'imitation de chacun de nos lecteurs , les exploits et les triomphes de ces héros de notre Foi ; en répétant ce que disoit saint Âmbroise , dans une circonstance analogue :
« Que notre patrie se réjouisse d'avoir été la mère féconde de ces athlètes placés maintenant dans les deux ; que notre antique Eglise gallicane s'applaudisse d'avoir été la nourrice heureuse des vertus sublimes qu'ils ont montrées : Gaudeat terra nostra nutrix cœlestium mili'turriy et tantarum parens fecunda virtutum. » C'est donc la Foi de notre patrie , la Foi de notre glorieuse Eglise gallicane, notre Foi nationale , que nous allons honorer dans la gloire de nos Martyrs : Veneremur ergo in sanctorum Martyrum gloria^fidem nostram (i).
(i) Serm. ifVfMMU SS. Nazarii U CctH, Mo^tjfrum Medio^ (anmnmn.