‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 2)Chapitre 4 sur 45 · XX · texte numérisé non relu

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leur avoir donne le courage de signer la Foi de leur sang '^et, dans cette messe , on pourroit lire au peuple les actes de leur Martyre ».

Les mêmes vœux, inspirés par la même croyance et les mêmes principes , ëtoient publiquement exprimés , à la même époque , chez toutes les autres nations étrangèrts où se trouvoient de nos prêtres encore exilés (i); et déjà Fauteur du présent Marty-rologe ,

(i) Pendant que M. Saussol composoit son ouvrage en Espagne, H. Tasse 9 curé , docteur et professeur de théologie à l'université de Caen, exprimoit les mêmes idées c!t les mêmes désirs en Angleterre ^ 4!omme on peut s'en convaincre en lisant son Essai sur ta conduite à tenir par te cUrgé fidèie dans tes principaux points du ministère qu%i au/ra à exercer tors de sa rentrée en France (in-S"* : Londres 9 1800). « U me seroit impossible 9 disoit-il, d'où-* l^fier ic\ ces nombreux confesseurs de la Foi , les Martyrs de nos jours mêmes V que Ton a Vu montrer la plus grande sérénité, cafesâer^t baiser la main barbare (fui tenoit la hache levée sur leurs Côt657 OH qui, déjà épuisés par une suite de mauvais traitemens de Jouté e^pèqe, ne cherchoien^ à^raôimer;leurs forces, et i prolonger ce qui leur r^tolt de vie , que pour bénir le Ciel, et prier encore pour leurs peKsécuteurs et pour leurs propres bourreaux. Qui a pu inspirer à ces hommes admirables tant de fermeté, tant de patience, une charité tlussi désintéressée , si ce n'est là religion ? Que seroit-te si )e (Artois de ces vierges qui ont tant illustré 'leur sexe par une i^ondtiite qui tient vraûnebt Bu. prodige, ^ que la postérité aura peine à croire; de oe# ylerges qui, de nos jours, ont.étoané les apôtres mêmes de la licence, qui ont trompé leur attente, et désespéré leur rage, en montrant une vigueur de résistance, une sublimité d'héro.îsme dont ils ne les soupçonnaient pas capables; de ces vierges enfin qui ont'foreé i^dmirettion uiiiferselle, qui servi-

pénétré des mêmes sentimens , parce quHl étoît éclairé des mêmes lumières, animé du même esprit, songeoit à réaliser des vœux si unanimes, en publiant ce qu'il avoit pu recueillir des actes de nos Martyrs. Ses documens s'étant prodigieusement accrus jusqu'à ce jour , il peut se flatter de ne laisser que bien peu de regrets à ceux qui désirent connoître toutes les saintes victimes que la haine de la religion catholique

ront à orner les plus beaux triomphes de l'Eglise 9 et qui se sont acquis tant de droits à rimmortalité? »

En Allemagne, o'étoit M. Georgel, cx^jésuite» yicaire-général de Strasbourg , qui disoit avec une juste assurance : « Les annales de r£glise de France publieront un jour les noms vinétaéies de tant d'illustres athlètes qui ont honoré leur ministère en bravant les opprobres, les chaînes et la mort» {Mémoires, a* édition, 1820 > tom. III, pag. 59).

En Italie, dans les Etats même du pape, H. Coste 9 curé de Haute- Fage en Limousin 9 et administrateur du diocèse de Tulle , )^ijd>lioit son Esmi sur ta conduite que peuvent se proposer de tenir les ^êtres appeUs à travaiUor au rétabUssèment de ta religion cathoiiq'ue en France (in-S"" : Ancône> 1799) j dans lequel il consacroit tout son article VU à parler du soin de conserver ta mé' moirede ceux qui ont souffert ta mort pour ta cause de ta reH^ gion. Il y disoit : « Puisque Dieu a voulu se susciter de nouveaux témoins dans ce siècle d'impiété, et que l'exemple de leur Foi et de leur courage n'est pas moins nécessaire à la gloire de la religion et à l'édification des chrétiens 9 que dans les premiers temps, nous serions bien coupables de les laisser dans l'obscurité. Toutea sortes de motifs nous engagent à prendre les moyens de conserver à la postérité des monumens si glorieux à la Foi, et si utiles aux peuples. Chaque prêtre doit donc s'informer exactement de tou ceux qui ont souffert

a fait périr dans ces derniers tenfps. On ne doutera point qu'il n'ait suivi les règles de la Foi , sur laquelle se fondoit l'antique discipline de l'Eglise , quand on en verra le développement dans son DISCOURS préliminaire, et surtout quand on en trouveral'application en détail à là plupart des victimes qu'il a présentées comme de vrais Martyrs, Quant à la nature des circonstances dans lesquelles ils ont péri , et qui

pour la cause de la religion dans le Heu où il sera chargé d'exercer le saint ministère , et en enyojer une relation détaillée à son éyêque , accompagnée de tous les témoignages qu'il aura ^u recueillir pour en constater la vérité. On doit insérer dans la liste glorieuse de ceux qui ont donné leur vie pour Jésus^Christ, non seulement ceux qui l'ont clairement confessé derant les tribunaux, mais encore tous ceux qui ont souffert pour défendre l'unité de l'Eglise contre les schismàtiques ; ceux qui, dans des séditions populaires ou auti^meift, oot été massacrés efi haine de la religion, et ont souffert la mort arec patiencejip «oDrage; ceux qui, sa&saToir expiré sous le glaire des impies, sont morts par suite des mauvais traitemetis qu'ils ont reçus pour la Foi; èeux qui sont morts dans les prisons pour la même cause ; et ceux qui ont péri sur mer ou dans leur fbite, pounru qu'il soit bien certain qu'Us ont perséréré jusqu'à la fin dans leur confession, et qu'ils sont morts dans la charité qui seule couronne les Blartjrs. La eonduile précédente de ceux qui ont souffert pour là Foi , n'est pas même un obstacle à ce qu'ils participent à la gloire de& autres, s'H est bien constaté qu'ils sont morts pour la religion et dans l'unité de l'Ëglise. Il n'est pas de faute qu'ils n'aient pu laver dans leur sang ; et dès qu'ils l-onl répandu volontairement pour Dieu , ils ont donné la plus grande preuve qu'ils avoient la charité qui eouvre la niukitude des -péchés : In eh/ristianis non initia êpectantur-, sed finie. Mais dans les 'relations qu'on fera de leur mort>

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les constituent véritablement tels y quelque diverses qu^elles puissent être, suivant les tieiix et les époques, on auroit la même confiance que nous en cet auteur, si Ton connoissoit , aussi bien que nous , tout ce qu 'il a pu tirer de lumières des situations différentes et toujours honorables, où les événemens l'ont jeté tour à tour, ainsi que des vicissitudes le plus souvent cruelles dont il a été le jouet malheureux. On diroit que la

il faudra ne rien omettre de ce qui serviroit à prouver que la cause de leur condamnation, ou de leurs souffrances, a véritablemeot été la religion. Il ne faut pas laisser sur cela le moindre nuage. S'il y ayoit quelque doute qu'ils n'eussent été tués qu'à eause de leur résistance aux innovations civiles , il ne faudroit point les itts^r dans la lîsto honorable des Martyrs. A plus forte raison , doit^on prt ndvs garde d'y compter ceux qui , après avoir embrassé le scbisipe et y avoir persévéré^ ont souffert la mort pour ne pas Touloir renoncer à la religion chrétienne^ à moins qu'il ne soit bien certain qu'ils ont donné des preuves de leur repentir sincère 9 et qu'ils sont revenus à l'unité catholique.

De Rome enfin étoit envoyée dans tous les pays catholiques aux évêques de France^ (iUspersés par l'eaiii» une lettre circulaire dé l'auteur des Mémoires indiqués ci-«après (p^* i5)y laquelle avoit pour but d'obtenir d'eux 9 sur leurs diocèses respectifs ^ tous les renseignemens possibles du même genre, afin que de leur convergence en ce lieu central de la catholicité 9 il p*ftt résulter une histoire générale de la persécution. Cette circulafre, appronvée par le cardinal GerSl d'après le suffrage des censeurs que le Pape Pie YI hii-même aroit nommés , étolt adressée de l'ordre même de ee Pontife, à tous les légats et nonces en di- Tersee contrées, par le cardinal Zélada, son ministre seerétaired'Etat , qni chargeoit chacun d*eur de la fahre tenir i ceux des prélats, .▼oisins du Heu de sa légation bu de sa nonciature. (Toy. ci-après^ pag. i5 et 540.)

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Providence vouloit qu'il fût obligé par elles à pénétrer dans les secrets de la révolution , et de ses nombreuses crises dont aucune n^épargna la religion , malgré la variété de leurs formes respectives. Il seroit aussi tombé dans trop de méprises , s'il n^en eût jugé que d'après les discours et les écrits pour ou contre , de ces époques ou la faction triomphante , rejetant toujours ses propres crimes sur la faction vaincue , entraîna toujours plus ou moins les esprits qui n^avoient pas bien connu les différences de Fune avec Tautre > et rendit par conséquent la vérité difficile à saisir : mais il a eu de meilleurs guides pour soriver jusques aux premiers moteurs ; et Ton s^en apercevra en parcourant ses Tableaux historiques (i).

Ne voyant au surplus que son objet , il s'est dispensé de dire les manœuvres par lesquelles , depuis 1789 jusqu'après le 21 janvier lygS, d'illustres factieux s'efforcèrent de placer un usurpateur sur le trône de Louis XVI , et celles par lesquelles ensuite d'infernaux politiques, imaginant de créer le règne affreux de la terreur , réussirent , suivant leurs pro^

(1) II ne faut rien moins que ces guides 9 pour trouver le fil de l'histoire dans le chaos décourageant que présente te Minuteur d'où Ton n'a tiré, jusqu'à présent, que des lumières vacillantes sur les moteurs et les causes des grandes catastrophes. On se devra donc pas être surpris de l'assurance avec laquelle notre auteur va marcher dans ce dédale ténébreux, que les disparates et les contradictions > semblables à des décoftibres dans un souterrain 9 achèvent de rendre A peu près impraticable. , /

( ^^^ ) près expressions , à « organiser dans la France nne sanglante anarchie pour la dégoûter de la répuMique , lui faire détester la révolution , et pour effrayer tous les hommes de tous les peuples qui auroient la moindre idée de révolutionner » : ce sont les propres expressions de Tune des instructions quMls adressoiént à leurs agens (i). Mais comme, en indiquant les moyens, elle recommandoit, entre autres expédiens, de « choquer les opinions religieuses», notre écrivain devoit relever ces trois mots, afin de montrer au moins que la religion catholique ne cessa jamais d'être en butte à la persécution.

Vainqueur' du principal obstacle , il a surmonté de plus, en grande partie, celui qu'avoient élevé les précautions prises par beaucoup de nos tyrans , pour qu'il devînt impossible de compter leurs meurtres. Imitateurs de ces préfets de Dioclétien et de Domitien , qui défendirent de conserver dans les greffes de leurs tribunaux les procédures des Martyrs , et souvent

( i) Cette pièce , interceptée et déposée dans ce que le comité de sûreté générale appeloît ssl Boite noire, a été copiée par Farocat Senart, principal secrétaire-rédacteur de ce comité ^ dans ses Mémoires encore matauscrits, dont M. Eckard, l'auteur des Mémoires historiques sur Louis X Vil , connoissoit vaguement l'existence , et craignoit qu'on eût à regretter la perte. {Foy. pag. ^ï5 de la 5* édition, Pa^is, 1818.) Le» Mémoires de Senart étoient alors ea autographe, 9 entre les mains de notre annaliste : ses tableaux Sbf* TEHBAB et Lois iiLÉ?oi.vTioNifiiaBS en fourniront la preure. 0 est encore fait mentipu de Senart dans ie Monitmr du g tbeÀiidor an IL

( xxvj ) même de les édrire (i) , nos proconsuls et leurs juges , afin que celles de leurs victimes ne pussent pas Têtre , les envoyèrent souvent pêle-mélç à la niiort, sans aucune sentence juridique ; et la plupart des registres sur lesquels des jugemens se trouvoient inscrits , ont ensuite été détruits .par eux-^mémes ou par leurs criminels adhérens. Mais la Providence vouloit, pour Fédification comme pour l'instruction des peuples , qu'il restât des monumens authentiques de la vertu des victimes religieuses, et qu'ils vinssent se réunir en des mains qui les transmissent ensemble à la pos* térité.

Notre historien pourroit dire , comme le vénérable Maruthas, évéque en Mésopotamie , lorsqu'il achevoit d'écrire l'histoire des Martyrs de Perse, à la fin du IV* siècle : « 11 en est que nous avons vu périr; et nous fûmes les témoins des actes judiciaires de leur mort. Quant

(i) QtuB Utterarum apidinis (mnotari judex non imnteritd noiuit f Dadanns prœfectus in Hispaniâ), quia victum se eruhescehat audiri, Naturaiis siquidem providetUia est maiè errantium cMfette 4e medio testimormmh proidtaiis. (Ruinait : Jeta primorum Martyrwm sineera et seiecta; ki Passioné S' Vineentii levtlo?).— En Italie, les persécHteurs usoient de la même précaution, comme Taffirme l*auteur de la Passion de saint Anastase-le-Foulon , Martyr de Salone, en Dalmatie. Dans la deiv nièpe des persécutions de Dioclétien, Ifes exécutions se faisoient si tumultuairement que la plupart des chrétiens étoienC envoyés à la mort sans aucune procédure 9 et comme ^tir^ betti, suirant Texpression d'Eu«èbe : ce qui a privé TEgflise de la connoissance des particularités de leur Martyre 9 et même de ceHe de leurs noms.

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à ceux qui furent sacrifies loin de nous , les récits qui nous en sont parvenus , ont été faits par des évêques ou des prêtres, très-dignes de Foi, qui ne nous ont raconté que ce qui s'est passé sous leurs yeux (i) ». A l'exemple du rédacteur de Fadmirable lettre de Téglise de Smyme sur le martyre de saint Polycarpe et de ses compagnons , notre historien , « plus gênéraleoient et plus sûrement informé que bien d'autres sur les faits de la persécution , a regardé comme un devoir imposé par Dieu même , de raconter tout ce qu^on lui en avoit fait connoître , d'exposer fidèlement les pieux trophées de chacun des soldats de J.-C, de rendre notoire à tout l'univers catholique la charité et la patience avec lesquelles ils ont souffert tant de maux , et sacrifié leur vie (2) » . De simples fidèles, ayant eu part k ce mérite, autant que les prêtres et les autres personnes consacrées au Seigneur,

(1) QuidUMfn noêtris temporiétis fnartyrium suéiertmtf no» tnsqtte iiios vider e iieuit : gui verd.... earum nos gesta dUi* gerUer i^onscripsimus , secundûm notitiam nains traditam à seniorUms episcopis Cbc presbyteris^ testibus fidc dignissirnis 9 qui Tes, suant sub œtatem, atque sub oculos suos gestas narrabant. (Steph. £yod. Assemanus : Acta SS. Martyr. Orientât, et Ocddentai^f pars 1, pag. ao8; inJctis SS. Martyrum Jeep» simœ, et aUorum.)

(a) Undè oportet do^^iores nos redditos omnia cum timoré narrare, et singviorum miUiufn Christi fidetia devotionum tropcea, ut gesia eoiutat, taoponere : gua anwre drea Deutn fuerints quâpatientiâcuneSapertuierint. (Epist Ecclesi» Smyr« n«Qsi9 de Martyrio SS* Polycarpi et sociarum ejus : nMI.)

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pli ne le verra pas ici compter pour rien / comme on ne l'a que trop fait jusqu^à présent ceux des laïcs immolés pour leur Foi , qui n'avoient pas de rang distingué dans le monde, ou ne laissoient point de famille opulente. Le sang de Fhomme le plus obscur, de Partisan le plus ignoré, du dernier des villageois ^ lorsqu'il est versé pour J.-C , ne lui est pas moins agréable que celui d'un prêtre ou d'^n patricien ; et le nom des premiers doit briller avec autant de gloire que celui des seconds dans les fastes de l'Eglise.

Quelque nombreux que soient les athlètes de la Foi , dont il est parlé dans notre Martyrologe , nous ne nous flattons cependant point qu'aucun de ceux qui ont péri pour elle en ces derniers temps , n'y soit omis. De même que les historiens des anciennes persécutions, nos annalistes sont encore dans l'impossibilité de iconnoître les noms de tous. £h! comment les retrou* ver dans ces multitudes qu'on massacroit en masse , et parmi cette foule de prêtres et de fidèles , qui , « forcés d'errer sur les montagnes et par des lieux déserts, y sont morts de faim ou de soif, de froid ou de maladie, par le fer des assassins ou la dent des bêtes féroces (i) » ? Peut-être encore notre théologien a-t-il injustement exclus, par ime sévère prudence, bien des prêtres qui lui sembloient avoir adhéré au schisme , et

(i) Multitvdwsm earum qui in tnantUnts €te per sotitudinem oùerrmUes, famé et siti, frigare ae maréis, et iatnmunt aut éestiarum inoursu oppressi mUriére. [S. Dionjs. Alex, epise. flpist. ad Fab.i in Eusebii Hist. 9 L* VI9 c. zxxxi.)

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qui n^ étaient cependant plus schismatiques, lorsqu'ils moumrent pour la religion ; comme aussi de pieux laïcs , sacrifiés réellement pour la même cause , quand leur sentence de mort n^alléguoit que des motifs politiques. Peut-être même , au contraire , séduit quelquefois par les motifs religieux exprimés dans les jugemeas , a-t-il admis parmi ses Martyrs des victimes qui ne méritoient pas ce titre. Ces omis^ons et ces méprises seront réparées dans les Supplémens que nous donnerons, dès que les renseignemens authentiques dont on daignera nous favoriser, se trouveront assez nombreux pour former un volume.

L^auteur vouloit d'abord , par un sentiment de profonde charité , s'abstenir de nommer les divers agens de la persécution, sous la cruauté desquels ont succombé les victimes dont il parle; mais quand on lui a repré-^ sente t"" que les évangéhstes et les apôtres, de qui sans doute rétendue et les règles de la charité étoient bien connues , puisqu'ils écrivirent sous Finspiration de TEsprit^Saint, avoieîit pourtant désigné par leurs noms propres , Judas , Hérode , Pilate ; a"" que les historiens de l'Eglise, aux temps des premières persécutions,, les SS. Pei'es, les rédacteurs des actes des Martyrs , ne s' étoient fût aucun scrupule de nommer les. persécuteurs ^ ks juges, et même les bourreaux, coaiaie encore de les peindre dans toute leur nôireeur ; il a craint que ne pas imiter en cela ces respec^ tables écrivains, ne fût les en blâmer du moins indirectement, et ne lui fit imputer la prétention de

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