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c'est-à-dire la religion catholique.
Il périt à l'âge de 58 ans y le même jour que le prêtre Claude Ba^bisb, son compatriote. ( V. ce nom, et Pebmbk, avec Plàrcbbt»)
PILLON (auié-PiBBBB), prêtre du diocèse du Mans » né à Laraly en i^So, étoît, à répoqu« de la réTolutiouy curé de Saint- Marc-sous-Balon y dans le même diocèse. Il put échapper aux persécutions ouvertes de 1 793 et 1 794 ; mais il ne sa défia point de l'es«pèce de tolérapce dont se fit parfis dcment précéder celle qui éclata le 1 8 fructidor (4 septembre 1 797) .
La loi de déportation rendue le lendemain, arma contre le curé de Saint-Marc les agens que les tyrans ayoienl dans la yille du Mans., où il exerçoit.le saint ministère ( V, Guiahb). On l'arrêta, et on l'envoya bientôt à Eochefort» pour y être embarqué. Il le fut le isi mars 1798, sur la frégate fo CharerUe; puis, le aSarril, sur la frégate ia Déeadô, qui le porta dans le port de Cayenne, yers le milieu de juin. Pillon s'en yit rejeté au canton de Roura, où il ne poiiToii guère mieux être épargné par les fléaux pestilentieû de («tte homicide contrées En voin le colon Martinot lui dotina un asile moins incommode qu'un carbel. L'air fétide de cette terre brûlante portala consomption dans ses veines, tandis que la peste l'attaquoit au dehors. Il noiourut de r^es deux maladies, à la fin de
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1 798 , n'étant âgé que de 48 ans.
( F. M. Picâbd , et H. Poibsin. )
PIN£L ( AirroiBB - Jacqvbs } « prêtre du diocèse de Nantes, étoit resté dans cette ville après que l 'armée caiholiqtie et voyait s'en fut retirée ( V, Ybhdbb ). Quand le farouche Rossignol eut été nommé général en chef des troupes républicaines qui lacombattoient, Pinel se vit arrêté comme partageant la Foi et les opinions politiques des Fendéens. Il étoit prêtre catholique : son sort de voit être bientôt décidé. La commission fiiMîtotre établie au Pont-de-Cé, à laquelle on l'envoya, le condamna à la peine de mort , comme o brigand de la Vendée », le 1 1 frimaire an II (i*' décembre 1793); et il fut immolé le même jour.
PINOT (Nobl), curé de Louroux-Béconnois, sur le diocèse d*Angers , étoit resté dans sa paroisse pour les besoins spirituels des habitans, malgré la persécution commencée en 1791 contre ceux qui a voient refusé , comme lui, de compromettre leur Foi par la prestation du serment schismatique de cette époque. Vers la fin de 1793, il fut enlevé et traîné dans lea prisons d'Angers.
La commission militaire établie en cette ville le fit amener devant elk le 3 ventôse an II (ai février 1794)- Déj quantité de prêtres avoknt été envoyés par elle à réchafaud, à cause de leur Foi {F. Yenpbb) ; et U avoit suffi
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aax juges de savoir qu'ils çondamnoient des prêtres ^ quoiqu'ils n'en eussent pas le cos*tume. Mais y comme si leur motifs c'est - à - dire leur baipp 4e ^ religion 9 n'avoit pas été suffisamment manifestée dans les précédentes, condamnations 9 ils imaginèrent d'en donner la plus scandaleuse preuve en cette cir* constance» Toulant que le curé Pinot leur fût présenté reyêtu»
par leurs agens et malgr^^ lui 9 de tous les omeraens sacerdotaux. Qn l'amena donc en aube et en chasuble , atec l'étole et le manipule» lui fiibant même tenir un calice à la main , comme s'il alloit dire la messe. Ce que la religion a de plus auguste étoit ainsi Toué» par les juges» aux plus féroces dérisions : c'étoit ellemême qu'ils désiroient anéantir dans ses plus saints mystères» par le jugement qu'ils alloieot prononcer contre ce curé » à cause du lèle qu'il ayoit montré pour elle.
Ce fut en cet état que Noël Pinot se Tit condamné» par la commission mitUaire, ce jour-lé même»
au dernier supplice» comme a conspirateur » . £lle youlut même qu'il allât à l'écbafMud» et qu'il pérît avec ses omemens sacrés. Le seul trait l>eut*>être de ce genre que l'on trouve dans les persécutions des premiers siècles» est loin d'être aussi abominable : c'est celui du consulaire Galvisianus» qui » après avoir condamné à la mort le saint
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Martyr Euplius» à Catane» en 3o49 ordonna qu'on suspeniiit à §pn cou les saints Evaqgiles trouvés sur lui » et le fit ainsi marcher au supplice : Tune ajypmsutn €^t ad caUum ejus Èvçmgc^ iiutn cwn quo apprehcnstu fuewU. (Rîiinart» AetaS. Eupti, BloTtyria ). Les païens ne ha!ssoient la relîgiup chrétienne que parce qu'elle faisoit disparoitre la leur; mais les persécuteurs athées de notre temps » qui n'en avpicnt aucune» étoient animés d'une rage mille fpis plus atroce contre la religion de Jésus-Christ» qu'eu cela même ils reconnoissoient pour la seule qui fât divine. Le curé Pinot mont^ donc sur Téchafaud comme s'il fût iponté à Tautel pour offrir le saint sacrifice; mais»
sa chasuble gênant l'exécuteur»
il la lui ôta» en lui laisttant toutefois les autres omemens sacerdotaux.
Quand sa têtp tomba» fe corps avoit encore l'aube» l'étole croisée sur la poitrînfB , et le manipule au bras. Les juges étojfent venus assister é l'exécution » pquK eqcourager la vile populace à leur applaudir par des cris et d|es hurleoiens sacrilèges; m^is ceux des habitansd'Angersquî n'avojeatpas perdu tout sentiment d'honnêteté s'indig^è^ent contre un si abominable specjtacle. « Ce vertueux ecclésiastique» dit le respectable évêqoe prélat actuel de ce diocèse» avoit été horriblement persécuté dès le commencement de
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la révolution, pour avoii' parlé contre la vente des biens de l'Eglise ; et il montra, au dernier moment de sa vie , le plus grand courage, avec le calme le plus admirable». {V. P. Picheeit, et G. Rbpiv. )
PINTUREL (Jeah), curé d'Eseurolles, dans le diocèse de Clermont, sur lequel il étoit né, â Gannat, en 1728, refusa le serment de la constitution dviiedu clergé. Les persécutions que dès lors il éprouva le firent revenir en son pays natal , alors compris dans le département de V Allier. Les autorités impies qui le tyranni- 1»oient en 1793, donnèrent Tordre d'emprisonner le curé Pinturel; et, les premiers mois de l'année suivante , il fut traîné , avec soixante -treiie autres, à Rochefort, pour y être sacrifié dans une déportation maritime (T. Rochefobt). On l'y embarqua sur le navire U$ Deux Associés. Son grand âge ne lui permettoit pas de supporter long-temps les souffrances que les déportés y enduroient. Il mourut le 23 juillet
i794f ^^ ^^ ^ ^"^» ®^ fut enterré dans nie d'Aix. {V. ?.
PlUM, et G. PlJkSSABD.)
PIRET (iV...)> curé de la pai*olsse de Saint-Hilaire , dans le territoire de Morvant, diocèse de Nevers , devoit , comme nonassermenté , se trouver frappé par la loi de déportation du a6 août 1799; mais y étant alors sexagé-