‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 121 sur 242 · RAO 40S · texte numérisé non relu

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vers quatre heures pour couper les cheveux aux victimes avant de les emmener, le Père Raoulx, que.

d,e violens maux de tête a voient forcé de porter une perruque , demanda qu'on la lui laissât dans le trajet 9 craignant que, s'il en étoit privé, ses maux, revenant, ne le détournassent des soins qu'il vouloit donner au salut de ses compagnons ; et il obtiot cette faveur. Des personnes qui l'ont vu sur la charrette par laquelle ils furent conduits à la mort 9 nous ont attesté que souvent il se rr^ournoit vers eux, pour leur adresser d'affectueuses exhortations. ^L'échafaud vers lequel on les menoit. étoit dressé à la barrière dite du Trône ( F. ci-de v. , tom. II, pag. 217); et, depuis la Conciergerie jusque là, tous les passans admirèrent l'air serein , calme et vraiment sacerdotal du P. Raoulx : on eût dit qu'il alloit remplir la plus auguste des fonctions de son. ministère. Arrive au lieu du supplice 9 il pria l'ei^écuteur de ne l'immoler que le dernier, voulant prononcer, sur toutes les victimes 5 les paroles sacrées de la réconciliatioa {F. ci-devant , tom. II, pag. 55o )• Une telle grâce lui ^ayânt été accordée, ce ne fut qu'après avoir vu tomber vingtneuf têtes , parmi lesquelles étoU celle de son frère , qu'il consomma son sacrifice, à Tâge de S6 ans*

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RAOUX (iV... ), curé de Sarrians. ( V, Ràyodx. )

RASCLES (Pierre), curé de la paroisse de Talujers y dans le dio« cèse de Lyon , étoit né en 1716, au bourg de Beauregard, en cette partie de TAuTergne qui compose aujourd'hui le département de la Haute-'Laire. Ecarté de sa cure par les autorités civiles, en 1791, parce qu'il n'ayoitpas voulu prêter le serment de la constitution cfviUdu cierge, il vint se réfugier à Lyon. Dés infirmités graves aug« mentant pour lui le poids des années 9 il ne put sortir de France , lors de la loi de déportation du a6 août 1 792. Il resta dans cette ville 9 très-résigné aux autres maux dont la Providence permettroit qu'il fût accablé 9 et très-disposé d'ailleurs à donner sa vie pour la cause de Jésus- Christ. On peut bien juger que 9 dans la situation de ce vénérable prêtre 9 il ne prit aucune part active à la défense des Lyonnais 9 durant le siège qu'ils soutinrent 5 dans l'été de 17959 contre les troupes de l'impie Convention. Tout ce qu'il pouvoit faire étoit de lever les mains au Ciel pendant le combat. La fureur contre les prêtres devint telle à Lyon 9 après que la Convention eût subjugué cette ville 9 que le vieillard Rascles fut recherché jusque dans l'asile obscur où ses infirmités l'avoient tenu comme enseveli. On le traîna en prison ; •t il y attendit 9 avec une patience

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admirable9 le moment où il seroit appelé devant la terrible commission révoltUtonnaire qui devoit l'envoyer à la mort ( F. Lton).

II j comparut enfin le 16 pluviôse an II (4 février 1794)* Les juges virent bientôt que, dans un corpi affaissé 9 qui avoit peine à se soutenir 9 ce curé conservoit nne âme forte de sa Foi. On ne put obt<!nir de lui le serment de UbtTté'égalité , et moins encore la tradition de ses lettres de prêtrise. Il fut donc condamné à la peine de mort 9 comme « prêtre réfractaire9 qui ne vouloitpas se conformer aux lois ». Le courage ne lui manquoit point pour aller »\% lieu du supplice ; mais ses infirmités ralentissoient ses pas : et, comme il ne pouvoit aller aussi vite que les autres victimes, on le tratnoitet on le poussoit avec brutalité. Il fallut presque le porter, afin qu'il pût monter sur l'échafaud. Quand il y futparvenu9 îl se mit à genoux devant la guillotine^ recommanda son âme à Dieu ; et, comme s'il recevoit d'en-haut l'assurance que la main du bourreau alloit lui ouvrir les portes du Ciel, il la baisa avec une douce efifusion de cœur. Nous n'avons rien trouvé de pareil dans les actes des anciens Martyrs ; et , s'il «n existolt des exemples, ils étoient bien rares»

Saint Cyprîen avoit fait donner vingt-cinq pièces d'or à l'exécuteur; le bienheureux Paul de la Palestine, à son dernier moment,

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