‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 13 sur 242 · M ENTE L · texte numérisé non relu

M ENTE L

MATHIEU ( Sœur Saint ) , religieuse. ( V, S. Gaillard. )

MATHIVET (Jean-Antoine) 9 prêtre du diocèse de Lyon 9 né à Saint-Chamont, en i75o,curédu bourg de Maclas.. en Forez 9 et archiprêtre de Condrieux, diocèse de Vienne , en Dauphiné 9 étoit bien dispensé 9 par son âge 9 des rigueurs de la loi de la déportation; mais 9 ayant résisté avec une Foi invincible à la constitution civile du clergé ^ il ne pou voit être à l'abri de la persécution.

Resté à Maclas pendant la résistance que les braves du Fores allèrent faire 9 avec les Lyonnais 9 aux troupes de la Convention 9 il les secondoit par ses prières 9 en même temps qu'il animoit les habitans à la piété par tous les moyens de son ministère. Lorsqu'après la reddition de Lyon 9 de féroces proconsuls cherchèrent partout des victimes , pour les immoler à leur vengeance 9 le -vieillard Mathivet fut enlevé ; on le traîna à Lyon 9 où il comparut devant la commission révolutionnaire établie dans cette ville [V. Lyon). Cette commission le condamna, le 9 pluviôse an II (a8 janvier 1794)9 û la peine de

mort 9 comme « faàaiifuc et conire - réTolutionnaîre » . Sa tête tomba le même jour, sous le fer de la guillotine, à Fâge de 65 ans.

MATRIER ( Jacqvbs), prêtre, aumônier des religieuses de la Visitation de Parai - le - Monial , dans le diocèse d'Autun, ne prêta point le serment de la constitua tien civiU du cUrgé , et montra an grand lèle pour le maintien de la Foi catholique. Il continua d*exercer le ministère sacerdotal en cette même ville, alors enclayée dans le département de Saâne^ ei'Laire. Les autorités de ce département le firent enfermer en J795; et, Ters la fin de l'année, elles le condamnèrent à être déporté au-delà des mers ( V. Rochejpobt). EuToyè, pour cet effet, à Rochefort, il y Ait embarqué sur le navire ^ Bonhomme Richard* qui resta en station devant le port.

Il n'y souffrit pas de moindres douleurs que les déportés des deux autres vaisseaux; et il mourut le 16 décembre i7g4- ^^^ corps fut inhumé à Rochefort. (K. P. Mi- TBiBu, et Mavcovet, de Stenay.)

MAUCOLIN (iV...), curé de Bellainvllle , dans le diocèse de Metz, et d'abord expulsé de sa cure, pour n'avoir pas voulu prêter le coupable serment de la constitution dviie du cierge, fut ensuite obligé de s'exiler, par suite de la loi de déportation du 26 août 1793. Il rentra en France vers 17979 lorsque la législation seni-

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bloit devenir moins inhumaine envers les prêtres. Le besoin de ses ouailles et de l'Eglise le rappeloit dans sa patrie. Il y fut arrêté après l'impie catastrophe du dix-^uit fructidor, et livré au tribunal criminel du département de la MoseUe, siégeant -à Metz , lequel , d'après une loi impie autant que féroce, le condamna à périr sur l'échafaud, comme « émigré-rentré v, le a4^^crmidoran YI ( 1 a août 1 798) , plus de quatre ans après la chute de Roberspierre. Il fut égorgé ce jour^là même, pendant qu'une commission miU" taire faisoit fusiller, sous le même prétexte, et dans la même ville, un autre curé du même diocèse.

(F. Nicolas.)

MAUCOCRT (iV... ), prêtre, aumônier de l'hôpital de Steoay , dans le diocèse de Trêves, et, depuis 1790, dans le département de la Meuse, y étoit resté pour l'exercice de son ministère. Lorsqu'en 1793, les réformateurs politiques voulurent détruire entièrement la religion , il fut arrêté , et ensuite envoyé à Rochefort, pour en être déporté au-delà des mers ( F, Roghefobt). On l'embarqua sur le navire ie tVashington, où bientôt il succomba sous les maux auxquels les déportés y éloient en proie. Il expira en août 17949 à l'rige de 67 ans, et fut enterré dans l'île d'Jix. ( F. Jv Matbîer, et J. Macpinot.)

MAUDUIT (]Y...), auquel on

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ne Toit ni titre 9 ni nom de baptême 9 sur le registre de Vétat^ civil de Paris, dans le tableau des prêtres massacrés aux Carmes^ le a septembre 1 79a 9 est qualifié curé d'une paroisse du diocèse de Sens 9 en des listes particulières.

Comme il habitoit Paris 9 où il fut saisi quelques jours après le 10 août précédent 9 et comme il ne le fut que parce qu'il y étoit connu pour un prêtre non - assermenté 9 il deyient notoire que 9 dans sa paroisse 9 il n'ayoit pas voulu compromettre sa Foi par la prestation du serment de la constitution civile du clergé , et qu'afin de s'y soustraire aux persécutions qu'attiroit un pareil refus 9 il étoit venu se réfugier à Paris 9 puisqu'il fut ensuite emprisonné dans l'église des larmes. Il est certain 9 d'après ce qu'on sait de cette époque, qu'il y fut écroué par l'ordre du comité de la section du Luxeraéourg , et que ce comité ne l'y fit enfermer que parce qu'il avoit refusé 9 devant lui 9 ce serment qu'il n'a voit pas voulu faire dans sa paroisse. Ce refus constant, qui étoit une généreuse confession de la Foi devant ses persécuteurs 9 et qui valut à Mauduit d'être associé au sort de tant d'autres coo* fesseurs de Jésus-Christ ( F. Dv- ^àv)f fut la cause unique de sa mort. ( F. Septbmbbs. )

MAUNIER (JBAH-BirasTB), prêtre du diocèse d'Avignon , attaché à l'église collégiale de la ville

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de Saint-Remi , eut trop de confiance dans la sécurité qu'au printemps de 17939 sembloit lui promettre la résistance du Midi à la tyrannie de la Convention. Mais, n'ayant point obéi à l'inique loi de la déportation 9 après avoir résisté aux innovations schismatiques de 1791 9 pouvoit-il échapper au fer des persécuteurs 9 quand ils eurent subjugué la Provence ? Il fut arrêté à Saint -Rémi 9 où il avoit continué de rester; et, comme ce lieu se trou voit compris dans Tarrondissement du département des BoucheS'du-'Rhâne , dont Marseille étoit le chef-lieu 9 c'est dans les prisons de cette ville qu'on le conduisit9 pour y être jugé par le tribunal criminel du département ^ qui le condamna 9 le 26 ventôse an II (16 mars 1794)» * périr sur l'échafaud , en le qualifiant de 0 contre-révolutionnaire ». Cette sentence fut exécutée le lendc— main.

MAUPINOT (Jea!i)9 né à Reims, en 172a, appartenoit à cette admirable institution des écoles chrétiennes , qui déplut toujours, et ne cessera de déplaire aux impies, parce que, dans les instructions qu'elle donne au peuple 9 elle contrarie leur dessein de le rendre irréligieux. Le ministère de ces bons frères leur étant aussi odieux que celui des ministres de la religion catholique 9 Maupinot , qui l'exerçoit depuis environ '5o ans 9 ne pouvoit qu'être exposé à

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