‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 132 sur 242 · EY · texte numérisé non relu

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(i) Il n'est pas une de ces choses 4|ui ne se fut passée de même au martyre de eaint Adrien et de ses dMmpftgnons , suivant lenrs actes oonâenrés dans, les archives de SanUb- Âfaria in TratUi^ere , à Rome. • $igonius , dans son traité tie yeneraUone Sanctorum , cap. 36, démoàtre que toujours les vrais croyans se conduisirent de la même manière en de semblables circomtances.

obligé de s'en éloigner, et vint habiter celle de Ceyierieu, près Belley, d'où il ne cessa de pourvoir aux besoins spirituels de ses paroissiens. Il ne les abandonna même pas après la loi de déportation , oôa^gré le^ peines dont elle le menaçoit. Son ministère, accompagné de beaucoup de prudence y échappa aux recherches des persécuteurs^ pendant toute l'année I7g3; mais enfin, Rey tomba e|itre leurs mains , dans les premiers m^oisde la suivante. Ils le conduisirent auxprisons de BourgeQi»Bresse , chef-lieu du départe* ment de VjÉin, dans lequel étoit compris Belley, et ville où siégeoil le tribunal criminel de ce ({épartement II comparut devant lui, fut frappé d'une sentence de mort, le 4 floréal an II ( aS avril 1794)9 comme « prêtre réfiractaire » ; et le lendemain vif tomber sa tête sur Téchafaud.

K£Y ( J«AH-JMLiGBBL ) , prêtre , né à Montemont^ pn Savoie , vers 174^9 étoit professeur-directeur du séminaire de Saint- Jean-de- Maurienae. U évita les coups les plus furieusde la persécution que nos réformateurs portèrent dans cette édifiante province, en 179?

^^ >794 9 ^^^ ^^ *'y montra avec une candide confiance lorsque , les années suivantes, les tyrans parurent désarmés par leur politique.

Us ne faisoient, après tout, que reprendre haleine, pour éclater derechef dans leur explosion du diX'

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huit fructidor ( 4 septembre '?97 )• I^e bon prêtre Rey qui ne poiivoit croire ù tant de perfidie »

ne craignoit point assez les suites de la loi dé déportation rendue le 19 fructidor {F, Gvuke). On parvint à se saisir de sa personne, . et on le conduisit «^ Rochefort pour en être déporté à la Guiane.

Il fut embarqué 9 le 1" août 1798, sur la corvette ia Bayof^ naiscy qni alla le déposer dans fe port de Caycnne, à la frn de septembre. Réy sVn rit relégué dtj suite dans fe désert de Konanama; où l'air pestilentiel cft les mauvais alimens portérei^t daYis ses ei^trailles une cruelle dyss^nterie. Il en mourut, le 30 novembre de la même année 9 h l'âge de Sonns. (^. G. A. Raixbavid, et RrrpÉtKs aîné. )

REY ( HrOTRT ) , né à Bfellcy j en Bcrgey, vers 17199 étoft affilié au diocèse àé Lyon , où il a voit la charge de dln^cttur spirituel des refigieus^es dé Tabbaye royale de Saint-Pierre , en cette ville. Le^ Vertus de cet ecclésiastîqne faisoiént rédffleàttmrcfe tousceux qui le cànhnoissolent; et IF ne se laissa pas séduire /erj ï^t^ par la tùristituttàfi eiviie du etergé. Rey continua, de diHg^r là conscienùc de celles d'entre ces refigreuses qui restoient à Lyon^ après avoir été expulsées de leur cloître. Plus que septuagénaire," et frappé de paralysie ^ il fut recueilli dans la maison de son neveu, fabri-

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cant de bas, Jacques -Humbert Bechassey, qu'il avoit tenu »ur les fonts de baptême, et à l'éducation duquel il avoit pourvu. Ce neveu et sa femme subvenoient^ à leur tour, aux besoins de ce vénérable oncle, sans en être détournés par les dénonciations du Journai de Lyon qui le slenaloit chaque jour comme rélracfaire et fancUiquôn ni par d'au* 1res insultes et d'autrefl menaoes qu'ils entendoient jcHimellement proférer contre eux et lui. Dès qu'il eut connoissance de ia loi de déportation i«ndue, le a6 aoOt 1792, contre les prêtrçs insermentés j il se présenta , malgré ms maux et son âge, à la'municipa-> lité pour obtenir un passeport de déportation ; et il partit. A peine étoit'il 9orfc de Lyon qu'on le fit Inscrire siir une liste d'émigrés ; et le peu de fortune qui hii reetoit fut séquestré. Il revint sur ses pas pour réclamer oontre cette injuste rigueur, ipii II» rédoisoh à la tieraiére des misèitrs \ et son neveu le'reçi»tdc noaveau ches lui avec empressement et respect. La question de sa prétendue émigration fut mise en discussion par les administrateurs; mais les forcenés TévoluttoniHiires , dépités de ne |yas le voir de suite fusHIé comme «émigré-rentré », saisirent la première occasion pour s'en venger sur le neveu, en.atltndant qu'ils pussent sacrifier Koncle. Dechassey fut emprisonné par eux, le

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i8 fôrrier 1793» sous un Tagm prétexte ; et on l'accusa de t re» edcr dans son doinkile des prè« tyes famaliques 9 éaugréss » • Il étoit encore dans ks prisons» le mois Miifànt; mais Rovère qpi aroitété envoyé par la ConTentiun à Ljodf Avec Âaûre et Logea* dre» en qualité de cotomistaifes t fit décider par ses collègues que Deehassej seroit.rain&i«n iiiiertè,^ L'état.dU vénérable Rej éfcoî^ de- Tenu plus fâchouy.: frappé d'une paralysie totale » 'à n'avoit plus d'autre mouTeoieot que cekil qui^n lui proeuroît. Gomme ininms et septuagénaire 9 tt étpii dispeasé' par rartiole IX. de la lût même de déportation^ Ah aort|ir d& Franoe 9 poumo qu'il resiâiïisoas la surreillance .des autorités oomtitnées qui ne pou* Toicst le reéoulsr en rien iians la situalioa où H se trouToii* il. ne TÎvoit plus que pour le Giely attendant que la Providence vint disposer de :aeni. dernier souffle- de vie. El^e'ile résep»

veit A* fournir la- pmuvq que la perséOQtîon de l'albébo»:!!* re»«pecte pat même \m •vieilfesee.eft les infirmités 9 qoand.il t'agil d'ua mlnitlre de Jésn^Chrisè 9 capable de confesser la Foi piaqpedâvaat lettyranset surlTéchafiàud. Apcéi avoir lanjpii. daoa le 'même domîr* cile jusqu'à l'époque où lesLytHi* nais- suceombèreni dan» leur résistance contre l'impie Convenu tion («f^» Ltov ) y-de. féroces, pro*

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consuls étant venus pour le^ dédmer 9 le vénérable Rej fut dénoncé é leurs agens; et^ tout ImpoleiU qu'il élolt» il se. vit jieté dans, d'horribles prisons» ^t dé* voué au. supplice des. inaUai^ Isurs. On te poirta, k .34 vei^

lose an II (•ft4 ^^^ ^794) »

dcivant l'épourantablQ Aomniia* sîoa Hf^uli<mâkçtin qni pro* Boa^ffil, les sentenoes 4» mort»

U s^ trouva avec %m ancien ami 9. le curé Rourban» doot.pouf avons parlé.( V. ei-spisfes ^^x^.^lL^ dkiom)>i^j pouvoiti^ peine sOv soutenir; jwî^ sod.âmer<>#n^r^ vant toute' Ifi. vigueur de la Foi la plâi» ^H^r.y reîeto ave^: ym ^nd AOiunige iâ proposition do prêter le; jerment de 4H0riMgfh Utérii^.. M* Sà9%) , et 4ieUe <k livrer; «ce ifettret de piâtrfs^. U futi9 ^0 pe^SfiqueMOf ceo4amné à la'peifii$de mort, <[i9voii»e « fr^ lie» ./fiirMlilf¥êA » et comme «I émigréf^veiilré' >• L'êgcf ««les iofirms^és de .ce eonfeiaewr de Jésqs <- Cbrisi avoient ^llenoeDit épuisa ses f<iH!oes ipà'il &lkit..le pofter auJieli du eupfdiee^ et ce lue. son ami)^ le omà iBiourboci, qui» lui 4loii*a«i^ bmd powr^motiAer anr Féebdaiftd<dela guilUlMie* Rej A'ett<«ébît pofr moiofl la'ouirtavec l»«te la iermelé' et tous les. sentie lÉieaa d'nb génémux Martyr. {F.

lUscuu>9»et €. RiGOAB»» ) \ R(ETJf&(.AiiMB)«cttrédeSa- Jon^ en Provence 9 dans le diocèse el*ArB»94N^vo«ki» persêlefoor

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êes paroissiens , rester près d-euz, malgré la loi de déportation. Les* dispositions hostiles de cette province contre la CoÀTention 9 pendant 17955 contribùoiènt à entretenir ce pasteur daqs la donfiance qtie son ministère né seroit point entièrement interrompu par la persécution ; mais enfin elle en- Tahit y avec la plus grande fureur»

la Proyence vers la fin-dé Tannée ; et le curé Reyne fut saisi à Salon même* On Tentratna dans lés prisons de Marseille, jpour ,y être fngé pak*' le tribunal <;â*imittel' du département des BûUches-'du^ RAâne,'fiui alors iKmdamnoit in»

distinctement,coaimeNrfedéral«^tes et contre-ré?olutionO)lilt»s »> toutes lès Tiotimesquiluièlôient livrées.

C'eçt ainsi que ce curé -fut condamné lui-même à • la ^iiie de

Aiort, le 41nmaîr6ian II (94 A^'* Yernbre i^gS^'y-etyle lendemain, on le conduisit à I^Vèi^Miild^de la gniHotine. LapreuVe^^ue^ieS'Oon»»

damnations des prêtres , è«os oc TOgue prétexte, daos cette pro- Vidce, et même ailleurs, étoieot limites en -^àîne de «la rellgîoa et de leur ministère ,' se trouve form'ellemcM dans ia'*i«l#ei4fu'up des agens de la persèaviiiohéorivft alors de Marseille mêndè 'à -un >de ses complices. Il loi disoit a^ee de. féroces transportii de jole> le 5 frimaire an II (2 5 ' novembre 17^5 ) : « Encore un triomphe de la raison sur le fainatis$ne\ mon cher procuretifr^géaérall.lin

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ci*devant prêtre, curé de Salon, passe sous mes fenêtres, en robe rouge, escorté par la gendarmerie.

Devine où va le corté^e^... On en annonce sept à huit pour demain; et, après demain, reiftche au théft-t' tre. A ( Li$ire^êU Benei, qui de« vînt ensuite grefiier de hnsommis-^ sion popuinire d^Orange, i Pa^anCainé.^yoyetierapporê duc(mven4umnHCaurtaiè, sur ies papiers trouvés chez Rt^ éerspierre. Pièce lao. ) Le curé Reyne périt donc le ^5 novembre 1795. { r- J. y Gàil. )

REYNE (JosBra), prêtre desservant do 'hameau de Meîresses, à- près d'une lieue de Manosque, dans lo diocèse dtt Sisféroo , gouvemoit , depuis quinze ans , tson petit troupeau « avee autant de bonté que de tèle, quand on vint lui près-»

prire de prêter lé sermeht sehîs* matiqiie de 1791 , ou fie cealaer d^être ouré. Il le refusa ; et ses parolsaiens, de qui ii étoil aussi -chéri que révéré , ne vou»

lurent point qu'on ks priaât de leur pèceu -Dans ce lieu peu nr marquable.et peu fréquenté» oA les orage» de la révolutiooLnea'étoient péiin enoore fidl^Betitir, Reyne ,* protégé « par raaiwur de ses- : ouailles 9 s^applandîisotf d'y «voiif, CQ 4 quelque soi:^ ^ mé-^ nagé ' un rrefuge eonvepahle ' à deux saints, prêtres foncés de fuir des lîèux qu'ils habitoient»

etoMù le persèciitioa»44è)& vio*»

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lente 9 leur faisoil courir d*iin«mioens dangers à cause de leur Foi ( V, ViAL* Guré de Cereste; et F. X. Poorit). Ilsy.Ti** Toîeni paîsibleAient ayeclui, s*<h> oupant eoseinUe de Dieu et de ses i^aroissieaS) lorsqu'ea juillet 17929 la rérolulsôiD éobau&aat de plus ea plus l'âne perverse de quelques habitaus de Marseille^ > ib y: pendirent areo une Impie barbarie 9 pour refus du même serment, deux saints i^ligieux de oetle Tilk 9 le aS deioeoiois ( V* L. T. NeuATTB 9 et Ta^st ). Non contens de ce double crime, ils «xcitoient parmi les babitaos des lieux circonToisioa 9 la même fiF»

reur contre les prêttesnon-asser* nie^tés^ désignés par eux sous le titre odieux de réfn»e$airêê. La ville de: ManOsque.éprouTa cette Itineste influence : ce qli'il j ayoil de plus stupide et de plus brutal parmi le peuple 9 cent devoir allier se. saisir des trois prêtées de Mei* fesses 9 pour.se conformer aux fteux^des JlarseUlèl». Les eww constances de Ibur martyre 9 et 9 par conséquent 9 de celui du pasteur Josepb Reyne, ont été déjà racontées aux. articles de F. X*

EOCBXS, et POITQIOII/

. RÊYPHINS, aine (ZV...)» prêtre du diocèse d'Ypres9 écbappa aux meurtres qu'y firent les réformateurs 1 ftaofîais 9 en 1793 et J7g4 C ^- Bsi.eiQirB )• Lorsque, dsdM les 'années suiirantes, nos tfrans padèneni leflang^g^ de la

modération et de la tolérance, les JBel{g;es étant de- trop bonne foi penr leur soupçonner de la perfidie 9 Bey^bîns repriti iireo toute la liberté que lui dennôlt sa Oonfiance<9 rexercioe des Iboc-»

tiens sacerdotales^ Les contre* riétés qu'il •éprouTa9 même en ces tdmpfr-là 9 ne déconcertèrent point s^B xèle quijse oroyoî4 obligé de les yaincapet Maïs enfin éclatarta crise l'évokitiOnBaive du 18 ïtUotidor {4s^ennbre 1797 )*.Quoiquei les, prêtres do la Belgique dussent 9 à raison des circonsluncei précédentOB qui leur . étoient parliculièves 9» craindre plus que bien d'nutres les.efiets de k lolde dépoclation-àJa.Goiaoe9 rendue le S9> fructidor ( 5 septémlxe 1 797 )9 lleyphins et son frère^ vicaire à Yesfletèren, dans • le même diocèse d'Tpres.9 se laissèrent saisir.

On les fit pertir pour Aochefort* pù Us furent embanfués Air laoorvatte4aA»yMina«ie9.etjetés.daos li'entnE|>ont .de iœ bêtiipenti, le i** août 1798 ( F.,Qvuwt)^ Dans rboneiir d'un teLséjoiir, U oontdgîon qui s'y manifesta/sul: bientôt pénétré les entrailles de Reypbina rainé* 11 en mourut pendant la traversée, en septembre 179B; et son fovps fut jeté à b mer, Joseph Re/pbins, son frère 9 figé seulement de 39*ians 9 pnt débarquer à Gayenne, et fut relégué dans le désert de Sy nnamari ; mais il parvint â s'évader , le 10 octobre 1798. Etant passé à New-^Yorcky

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il y devint yicaire en i'cgiise catholique des Irlandais. ( V. J.

VLé Rbt 9 et A, RoiLLAKi>iA. )

BIBLIER ( Jagqvvs ) , prêtre do diocèse de Séez 9 j exerça les fonetionsdeTicaiit;. Le refus qu'il fit du serment de la consHtiUion eiviie du eUrgé f autorisa les autorités réTohitiotmaires à l'expulser de la paroisse qu'il desser- ▼oit. Soit qu'il j fût rt;venu , ou <(u'il pût, de eelle dé Saint- Martin 3 veiller au salut de ses paroisslensy c'étoit là qu'étoit son domicile en 179S. Il arêlt bravé les menaces de Tiniqse- loi de déportation 9 pouif contintter dé rendre son ministère utile aux catholiques. OnlWrêta ai»printeiiip# de l'ai^néê suivante; et if fut fêté dans lés pfisoni d'Alençon 9 cHel* lieu du département de i^Ovne, sur lequel il résîdoft. Le tribunal criminel de -ee départe*^ mefity alégMnt en cette ville , porta^ oohtra kii une aentence dé mortyieafjftliermtéer^an'II (11 août ^794) 9 un mois huit jours après 4a chute dt* Roherapterre ; et l'iinlqve' motif de cette cruelle sentence Ibl qu'il étoît « prêtre réfractaire»«'Le lendemuin^ ièliiit immola. • - ' '

RICHARD ( CflMftTom)) prêtre , «t religieux de l%rdre- es Soiot-Benoit, né à Lenîeeq 9 en Forez 9 dans 1» paroisse de MérUf sur I& diocèse cbi Puj, et non loin de SaiYit«-Bonnet-le-Château 9 qtii se frouveît sitr celui de Lyon 9

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s'étoit retiré dans ce bourg après la suppression des ordres monastiques, en 1791. Il contribua beaucoup 9 par son ministère sacerdotal, à maintenir ce canton de la Fiance dans l'éloignement du schisme constitutionnel, et dans l'attachement à la Foi catholique, en J exerçant les fonc-tions sacerdotales 9 sans j être trop -persécuté^ jusqu'à l'aotemne de 1793. A cette époque , oA Lyon tomba au pouvoir de Timpie Convention 9 contre laquelle cette ville v«noit de soutenir un siège; à cette époque, où des proconsuls y établissoient une commission révohuionnaire ^ chargée particoltéf^nnent de n'é* pargner aucnn prèlie , leurs émissaires saisifent Dom. Richard à Saint-Bonnet 9 el l'iMnenèrent à Lyon ( y. Ltoh). Ce ftit iè !i7pluviosea»n(iSllè9rrierf794) qu'on le fit compatoftre devant le farouche tribunal. En vain les juges le sollicitèrent de prêter le serment é%49têftè4gaiiité, et de Uvrer ses hrttree dé prêtrise ; Dom Richard rejeta ces impies prope<* sitions9 et (Vit condamné de suite èf la peine de mort 9 comnw c prê^ tre fanatu/w , ne voulant pas se conformer aux lots ». H «voit €0 ans 9 kirsqn'Il perdît afoeila rie pour la cause de la religioik ( y. H. R»r9 et C. Rivii». )

RICHARD ( CfiAVBB )9 prêtre, et religieux Bénédietin 9 de la coo* grégetlon de Snint^Vannes et 4hf

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Saiot-Hydulphe, dans le monastère abbatial de Saiot-Léopuld, à l*iaQci) étoît eR outre directeur spirituieldes religieuses du SaùU" SacremcfU de la même ville. Il ne fit point le serment sohismatique de 17919 et. resta dans Nanci pour l'utilité des âmes qu'il dlri^ geoit dadS le6 voies dti salut. Les autorités du. . dépaiteinent de la Meurtisù le lirenit , emprisonner dansJe.cioiraQtde 1793 9 et bien*»

îèi apvètf) le condamnèrent à être déporté Sau*délà des oijers. Elles l'envoyèrent, pour cet effet 9 à Aochelbrl, où il devait être embarqué ( F* RoGR«voBT ) : et il le fut sur le navire ies Deux Aêsodés» « Ce pieux enfant de saint Benoit y dit un de ses compagnons de déportation 9 M» de La Biche ^ étoit la- douceur et la bonté personnifiées. Dans l'ex^trême pénurie d%ifirœiers où tiouslaissûtt la mort de presque tous ceux qui avpiènt eu le couragfu d'en rem- )dir les Jonctions 9 il s'ofErit généreusemeht, au plus fort de la cwi* tagion, pour remplir ce périlleux emploi; et il s'en acquitta avec beaucoup de succès , à la grande satisfaction des malades , parce i|u'il afoit le don de s'insinuer don» les cœurs. Mais y trop» ISoible pour rèiister à tant de fatigttes et de dangers y il nous fut enlevé par la contagion, au bout do quelques semaines, après une agonie extrêmement douloureuse , et beaucoup plus longue qu'on n'avoit

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lien de le craindre pour un homme déjà âgé y et dont le naturel doux et calme annonçoit une corn* plexion peu robuste » . Il mourut le 9 avril 17949 ^ l'^go de 55 an», et fut enterré dans l'île d'^te. Il étoit né à Leronyille , près €om-

mercj, en i74>* (^* ^' '« Rbox, et F. RicaBHOvT.)

RICHARD ( CHA.«Li»*Lotis ) , prêtre, religieux de Pordre de Saint-Dooiiaiquo , né eo 171 1 9 ^ Blainville, en Lorraine, prètNanet 9 et mis à mort poi»r la eause de la religion, à Mon», le i6aofit 1794»

est cm de ces confesseurs de la Foi qol la firent triompher antant par leur vie et leurs travaux , que par leur mort. Entré, dès l'âge de 16 ans, dans Tordre des Doinioicaine^ en leurmaiMna deNancif il vint quelque temps après ebeft les Religieox- Réformés de Saint- Dominique , à Paris , dont le monastère étoîi dans là rue de ce nom, au faubourg SaitU- Cermain» Une vocation particulière sembloit le vouer aux études tfaéologieo-polémiques ; et les fruits de ces études furent plusieurs ouvrages (1), dont quelques uns sont d*une^ très - haute Lmportanoe. On ne saurait en outre

( I ) Tels «mt, !• J^ictionnariH! uniyenei, éÊùgmatûftie , canonique ^ hùuo^ Hque des sriendes eec/ésiastiqttes , par h P, Miehard et autres reUgieux Domtm'eams des coûtons dufauhourg Saint' Oermain et de la rUe Saint - ffonoré.

Paris, 1760, 5 vol. in-foLt arec un

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compter tous les opuscules qu'il fit pour la défense de la rclig;îon et raccroissement de la piété.

Aveo une Foi si pure , si active j il deyoit lui être difficile de rester en France, quand la révolutioji y introduisoit le schisme, abolis- Boïi les cloîtres, en expulsoit les religieux, et commençoît à persécuter TÎolemmeot les prêtres ûdèles.

Ilpassaà Toumay , où les religieux de son ordre lui firent essuyer la mortification de n'être point admis dans leur couvent, pour

volume de guppiémtnt, par les /?i?. PP. Hichwrd €lt G4rau4i D^minûmns du faubmtrg Saùtt - (Çetvuun, Paris , 1765; il en a été parlé ci-devant « pag.a^S ; lU Lettre (Tim archeuéque h l^ auteur de la brochure idtùuièe : du Droit 'dea •êonveniilbtf sur' les hterwfonds du clergé 0t- de» maùtês. Paria, 1770 ;.IIlo PiëSfr%ation sur les Pceu* en gercerai, et sur les uœux solennels de$ religieux et d^ religieuses en particulier, aucc la Befutation de l'Essai his' torique et critique sw^ tes privilèges et •xemfftions des réguliers. Paria, 1771»

«Arid ; I V« Analyse des conciles gêné* roux et particuliers, par le /f, P, C/u&les-Zouis Hichard , professeur en théologie de l'ordre et du nouiàal des Frères- Prêcheurs , aK/eurcfii Diction?

naire -universel , etc. , des sciences ecdéaîaatiqoes. Paris, 177B , cinq tomes 2/1-4'*» et ce titre doit détromper quiconque attribueroit ce Dictionnaire k un a u tre Dominicain du même nom ; V « ^ Nature en contraste avpc laHeligion et la JRaison, oaUéfutation du livre de U Nature : réponse à la lettre écrite par un soi-^ieant théologien ( Condorcet) à fauuur des Trois siècles littéraires.

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Tunique motif qu*il aroit autrefois désapprouvé la part que le clergé de la Flandre autrichienne avoît prise, en 1789, à la réyolution de la Belgique. L'évêque de cette ville se montra plus juste et plus généreux à son égard : il lui donna un asile dans son séminaire, vers la fin de 1791; et le P. Richard y fut, comme il J'avoit été partout, un grand sujet d'édification par sa vie trés-cénobitique, et même d'admiration , par la continvation de son application à l'étude , quoi-

m-8* , 1773 ,' VI* Observations mo^ destes sur les peneées de d*^lembert et sur quelques éprfU relatifs à /'ouvrage précédent,i>i-^, \'}'ji^;yil* Dtfense de la religion , de la morale^ de la vertu , de la politique et de ta société, inS^ ; VIII* Accord des lois divines et hu" moines relativement à tétat du clergé, i/t-ta; IX* (Eupree spirituellee sur divers points de la morale , de la piété et de la perfection chrétienne , volume iVt-ia; X* Diatribe Clémentine, ou Dissertatidn stur les lettres publiées sous le nom du pape Clément XIF , Gar^ ganeilL Paris, '776» ▼oU' in-^^i \\* Us Protestons déboutés de Uur9 prétentions. Paris, 17^6; XU* Cent questions d'un Paroissien sur le mof rlage des protestons , Paris, 1776.

Le P. Richard, ayant attaqué on jugement du parlement de Paris qui maint^noit, contre le aeotimcnt dm l'Eglise catholique , le mariage qu'un juif converti avoit contracté avec une juive obstinée daqs sa haine pour le nom de JéAU5-Chriat, eut lieu de craindre les poursuites de ce tribunal.

Pour les éviter, il se retira, vers 177S, dans le couvent desDominîr

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qu^il eût alors 81 ans 9 et que sa Tue fût très-affolblie. Les années françaises ayant eoTahi Toumay, en noYcmbre 17939 le P. Richard D'étoit alors retiré à Maestreich , d'où, en avril 1793, il passa à MonSy dans le Hainault. L'assassinat du Tertueux Louis WI à Paris 9 le ai jauvier de cette année f étoit d'un scandale si révoltant pour ce saint religieux, qu*il ne put s'empêcher d'en manifester son indignation d'une manière "vive et solennelle. Il publia 9 à

Aie 4(>i

Morts même^ un écrit intitulé : Poraiièiedéê Juifs qui ont crucifié Jésus-Christ , Uur Messie , et des Français qui ont guMotiné Louis XVI ^ Uur Roi. On verra tout-à-l'heore qu'en envisageant son sujet sous ce rapport 9 cet ex* cellent théologien avoit grand soin de marquer l'immense distance qui se trouvoit entre ce monarque et rHomme-Dieu9 bien différent en cela de l'imprudent dont il a été parlé ci-devant 9 tome III, page 595 (1). Les troupes rérolu-*

catns de Lille en Flandres , où il pu-' coqis fut transporté et déposé, eu 178$^

blia d*aatres ouvrages, tels que : dans le cboeur des Dominicains de

XIII* Confirences dogmatiques et cette ville ; XI X^ Vit de Jean-Bofy

moraUê sur les Commandemens de tiste de f^Uiers^ prêtre, président du

Dieuet sur les Sacremens; S Yohiu'iQ, séminaux provincial des étféqueSf à

Il avoit prêché ces conférences Douai, mort en odeur de sainteté^ le

dans régltse de son ordre, à Lille; *) octobre l'jSfi,

XIV* Sermons pour tous les diman- (1} Depuis les abus de TEcriture-

ches et les principales fêtes de Vannée , Sainte que nous déplorions alors, il

4 vol. ia-13 , par où Ton voit que le en a été vanté un non moins étrange ,

iravail du cabinet n*empéchoit point dont les fidèles in.-)trnits ont peine à

le zélé P. Richard de remplir les de- comprendre la pieuse témérité. Z'j/mi

voirs du saint ministère et les obliga- de la jReligion et du /loi noua disoit,

tions de Tordre des Frères- Prêcheurs ; le a5 novembre dernier , N,« 657 ,

XV* Essais d'annales delà charité et pag. 55 de son tom. XXVI, que,

de la bienjaisance chrétienne, a vol. parmi les médailles déposées le ai du

1/1*13 ; XVI* /iistoii^ du coupent des même mois dans ïca fondations du

Dominicains de Idlle et de celui de r^b* futur séminaire de Saint - Ânlpice ,

biette, iVt-ia ; XVII* Vie de Benoit' il en étoit une qui n repréaentoit

Joseph Labre y mort à Borne, Fan l'image de Marie, et ofiW>it ces paroles

1^83, en odeur de sainteté; et son de Tapôtre saint Paul, EpUre ani

Oraison funèbre, vol. in-ia ; XVIII* Ephésiens : /Vf Jpsa, et cum Ipsa , et

jibrégé de la %ne de Jeanne de i^am^ in Ipsa , omnis œdifieaJùo constructa

hry, recltue h, lÀlte , morte en odeur de erescit in tempUim sanctum Domino. »

sainteté, fan 1639, vol. i/»-ia. Ce fut Mais d'abord le journaliste aoroit

par les seins du P. Richard que , lors dû savoir qu'il n*y a que les dernières

de la démolition de Téglise paroissiale paroles qui aient été dites aux Ephé-

de Saint " André de Lille , où cette siens , et qne les premières , qui sont

sainte femme avoit été enterrée, son les plus remarquables, ont été adres-

REY

aires s'étant rendues maî- 8 de . fiions j et les proeonle la ConTentîon y ayant leur régime san^iinaire»

Richard , que son grand âge forcé de rester, y fut arrêté le lo août 1794 ; et ils Inudirent de ce que cet écrit ournissoit un motif de le faire |rer promptement à la mort.

} quatre ou cinq jours de dém dans la prison de la ville 9 amené 9 le i5 août 9 devant ibunal criminel de nouvelle

tux Romains (ch. XI). En selieu , saint Paul ne leur a dit ni I, ni Ipsa, roaifl IpsHm et Ipso,

qu*ii parloit de Dieu, auquel emières locutions de la Légende ent rester eiclusivement réser-

de manière à ne pouvoir jamais ippliquées à aucune créature , ! que f&t la dignité à laquelle

Tauroit élevée. Il 8*eiprimoit : Quia tmm cognùuit êenswn ni ? Aut qui$ eonsilian'uê ejut

Aux quis prior dédit iliit et letur et? Quoniam £x ipso , et

PSUK , &T m IPSO SUMT OftlMlA :

toria in aœcula. Ces paroles , si ^B dans leur application comme leur inspiration , sont tellement ^ristiques de Dieu senl > que le les a fait entrer dans la partie 18 sacramentale du canon de la y ott le prêtre, tenant le corps !Sus*Christ, et faisant avec lui signes de crois sur le calice de ang qtt*il doit tenir .«usai de s main , s^eiprime ainsi : Ptr i-f, et eum Jpao'i, et in Ipso f »

I JOeo Patri omnipotmUii in uni* \^piriiû» Sanctip omnù hùnor\ei

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création. Le président lui deuiandc « s'il est Tauteur du Paraiièie ,et s'il reconnoft pour siennes telles et telles propositions qui y sont coutenues », Le P. Richard jette un coup d'oeil sur cet écrit qui lui est représenté 9 s'en déclare l'auteur, et ajoute a qu'il est prêtA sceller de son sang les propositions dont on lui fait un crime». Sa déclaration étant finie 9 les juges se refirent pour délibérer ; et le vénérable religieux demeure assis 9 en s'appuyant de ses deux mains sur le

gloria. Paroles mille fois augustes , que leur signification , dans cette circonstance , rend encore )>lus sacrées , puisque , suivant l'explication de Florus (in canone missœ), Per Ipsum veut dire alors : « Par Jésas>Christ» qui^ en sa qualité d'Homipe-Dieu , est le vrai médiateur entre Dieu et les hommes ; cum Ipso : avec Jésus-Chrûit , qui est Dieu égal à son père ; et in Ipso , eu Jésus-Christ , comme consubstantiel à son père ». Le savant et pieux P. Le Brtiu j reconnoissant la vérité de cette explication, ajoute : « Le prêtre fuit, en prononçant ces paroles , trois signes de croix avec la sainte hostie » pour montrer par le geste même , que toutes les fois qu*en célébrant la messe nous disons Ziii> nous entendons quo rhostie et le calice contiennent indivisiblement ce môme Jésus-Christ qui s'estsacrifiésur la croix ». Or, prendre ces mots si sacrés da canon de la messe, qui ne se prononcent qu*en tenant le corps et le sang de Jésus* Christ dont parle le prêtre ; les prendre , disons-tious , pour Tusage qui vient d'en être fait , nous semble une bien audacieuse dérogation i ce qn*il y

pomiaeau de la caone qui TaidoU à marcher. Les juges renireot 9 et font lire la seoteoce par laquelle ils le cttDdamoent à périr sur réehafaud. £0 Toici le texte, copié sur i'aSkhe placardée 9 de Tiax*preasion de « A. J. Lelong , imprimeur-libraire à Mons f rue de la Chaussée 9 n* 53 «.

« Jugement rendu par le tribunal criminel du département de Jemtnapes, établi par arrêté des représentans Laurent etL. B. Guyton 9 du 14 messidor, i'aa deuxiè-

a de plas inviolable dans le culte de Ufiie.

La «econde partie de la L^ende n'échappe pas mieux à 1 anatbéme du saint concile de Trente (^. ci-devant, pag. 593, not. a). Elle se compose d*une demi-phrase bien aveuglément tirée deTEpHrede saint Paul aux Ephé»

SMns ( c. Il), où ii leur disoit : Su-perœdtficali tUperfundamentum jipo9tohrum et Prophetarum , ipso summo Angulari Lapide Chrisio Jesu;in quo

OMNIS JBOfFICATIO CONSTBUCTA CRESCIT IH TKMPLUIC SAHCTVHm DOMniO, lA

^«0 et t^ot coœdifictonini in habiimcur ium Ûei in S^firàu. Pouvoii-Qn ignorer qu'il s'agissoit eu cela des GentiL» , qui, régénérés A la Foi , entroient dans la structure de Fédifice mystique de TEglise , établi sur le fondement des ap<)tres et des prophètes, ayant Jésus-Chrit même pour sa grande pierre aDguUiii*e , et dans lequel tous les fidèles concourent à devenir Thabitatton de Dieu par le Saint-EUprit ? Quand on applique ces choses , d*un sens entièrement spirituel et si sublime, à un édî^ i^9 de pierre et de chaux» destiné

me de la république française, une et indiri&ible ( a juîlfast 1794 )»

qui condamne à la peine de mort le nommé Gbarles-Louis Rîcbard, religieux, prêtre, de Tordre de Saint-Dominique, ex-noble, natif deBlainTille en Lorraine.

a Gejourdliuîy a8 tbevmidor> l'an deuxième de la république française, une et indÎTisible ( i5 août 1^), nous, juges du tribunal criminel du département de Jcmmap&8, réunis au lieu ordinaire de nos séances,. a?ons pro-

à-'rédttcalion des jeunea lévites»

Ton est aussi trop Contonfiiene Sacram Scripturam ad suos senttts, eon-' tra ettm sensum quem tenuà et tenet sancta mater Ecc/esia. Il en résulte qu'on a Tair de ne point comprendre, ou de ne pas respecter le sens du Saint-Esprit , et que Ton fait peKlre au peuple mime chréticjii , la profonde véaéralion due aux paroles divines.

De là, sans doute , tant d'applications profanes et sacrilèges qui s*en font si sourent par les laïcs. Âh ! si l'avenir donne aux Saintes Ecritures quelques nouveaux interprètes dignes dos Galmet, des Sacy, des Mauduit^ etc. , et que la Légende dont nous parlons soit remise au grand jour , ne croiront-ils pas qu'à Paris , dans notre siècle des iumières , on ne connoissoifc plus d'autre sens aux passages des livres sacrés, que celui qui résultoit matériellement de chaque mot isolé , pris suivant la signiBcation indiquée parles dictionnaires, sans apercevoir aeê rapports avec les antécédens , ni les sttbséquens , et moins encore l'intention et le but de rEsprit-^aintqoi les a dicl^ ?

cédé au jugement à^ rendre ^ k regard de Charles-Louis Riebard»

religieux prêtce de l'ordre de Saint'^ Dominique y âgé dequatre-vifigtqu€Ur6 an», natif de BlainvHIe en Lorraine 9 émigré depuis quatre ans , conratncu d'être l'auteur d'un libeUe intitulé : Paraiièie dts Juifs qui ont crucifié Jésus- Christ, ieur Messie j et des Français qui ont guiliotiné Louis XVI 9 leur Eoi, et de plusieurs autres decette espèce; — Vu le procès- verbal du 24 ^^ ce mois, tenu à sa charge; son interrogatoire du a6 suivant; ensemble ledit libelle ; et les conclusions de l'accusateur public : tout Mûrement considéré, attendu qu'il est constant que le prénommé , Charles-Louis Richard, est auteur de ce libelle , tant pour l'avoir avoué par son interrogatoire , que pour l'avoir reconnu par sa signature au bas d'icelui ; qii'îl est constant aussi que cette brochure contient les expressions les plus injurieuses contre le peuple français, vX qu'elle tend^ et par principes et par le fait, à faire détester la sublime révolution française ^ et à avilir la l'eprésentatîon nationale :en. effet ,. la preuve en est consignée aux pages suivantes de cette brochure. Page 5 ^ il dit : nA ia différence près d'entre (a personfie de Dieu et de Louis X VI, je soutiens, et je vais démon^ trer queie crime des Français qui ont guiiUftiné leur Bûi,

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