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l'instrument de mort avec reconnoissance 9 parce qu'il alloit l'introduire dans les demeures célestes. Elle avoit alors 4^ an^. Son jugement, dans les registres de la commission popuiaire d'Orange 9 est à la date du aa messidor an II (10 juillet 1794)- ( ^• J'» Sylvestee. )
RONAT (Nicolas), maître de pension pour l'éducation des jeunes gens, à Antram, dans le diocèse de Nevcrs , et né, à Brunoy, sur -celui de Pairs, en 174^9 se sîgnaloitdans l'exercice de sa profession 9 ainsi que dans sa conduite particulière 9 par un royalisme zélé 9 dont un vif attachement à la religion de Jésus-Christ étoit la base et le soutien. Lors d'une messe spéciale qui fut célébrée, selon son intention 9 dans une église de Saint - Cyr; huit jour?
après le premier anniversaire de la mort de Louis XVI 9 le 29 janvier 1794 ( 10 pluviôse an H), il chanta lui -même 9 en dépit de toutes les menaces de l'impie république 9 et pour le fils de ce JusTB-CoiiBORNÉ 9 le Do^ mine , satvum foc Reyetn.
Les persécuteurs ne tardèrent pas à en être Informés : ils en frémirent de rage : Ronat fut arrêté et conduit au tribunal rivottUiannaire de Paris 9 qui, le a5 ventôse suivant (lô mars 1794)9 l'envoya A l'échafaud , mentionnant 9 comme délit digue de mort 9 la piété qui lui avoit
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suggéré cette prière , ainsi que le sentiment auquel elle se rapportoit. Il fut guillotiné ce jour '-là même.
ROQUEFEUIL ( Htacivtbb ) , prêtre du diocèse de Saint-Ooier, chanoine de l'église collégiale de Lille en Flandres, et y ayant la dignité de trésorier, s'attira telle*ment la haine des novateuin, par son opposition catholique à la eotiêtùutian dvUe du ekrgé, que 9 pour éviter d'imminentes persécutions, loi« de la loi de déportation, il s'enfuit, non hors de France , mais à Valence , près d'Albi , où il aroît un asile. Il y ▼écttt quelque temps sans que les agens de la persécution dans l'Albigeois le reconnussent pour prêtre. Sa conduite sacerdotale le trahit enfin ; Ils le saisirent, et le conduisirent dans les prisons de Toulouse. Le tribunal criminel du département de la HauU ^ Ga-* ronne, qui siégeoit en cette ville , ayant aoquis des informations sur la fidélité qu'à Lille le chanoine Roquefeuil avoit montrée aux principes de la religion' catholique, le condamnèrent, le 6 floréal an II ( a5 avril 1794 ), à la peine de mort, comme « prêtre réfractaire»; et, le lendemain, il fut décapité.
ROQUES ( JiAH - Baptisti ) , prêtre du diocèse de Saint-Flour , étoit attaché à l'église collégiale de la ville de Mont - Salvy. Il y manifesta, en vrai confesseur de
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la Foi , son invariable attache^ ment à TEgUse catholique, lors des innovations schismatiques de 1791, et fut retenu, par de louables motifs, dans ce pays, lors de la loi de déportation. La nature agreste de cette contrée » et le bon esprit de la plupart des habitans, pouvoient lui servir de sauvegarde; mais., un jour que, dans une cdurse apostolique, à la fin de février 1794» il étoit allé aux environs de Gaussaubouse, il y fut furpris par dea impies qui le conduisirent dans les prisons d'Aurillac, chef- lieu du département du Caniai. Le tribunal criminel de ce département, siégeant en cette ville, se hfita de rioMBoler. Ce fut le la ventôse an II ( a mars 1794 )» qu'il le condâauia , comme « prèire réfractatre» ^ à périr sur l'échafaud ; et , le lendemain , sa tête fut abattue par la hache de la gulllo^ tine.
ROSALIE ( Simtr SminU ) , religieuse, (f^. M' Cl' Dvbac.)
ROSE ( Sœur Sainte ), i«ligieuse^ ( F. R. Jissu, )
ROSE (Lovis-FiAMçois), avoit été inscrit, sans aucun titre, sur le registre d'éorou de l'église des Carmes de Paria, et n'en a aucun sur celui de VéUU-^vU, pour les prêtres massacrés en ce lieu, le a septembre 179a. Il 0eroit assez probable que oeluici fut ce curé d'EmalleviUe , nommé Rozé , qui | député du