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termes : « Rougane, ex-curé et jour. Les déclarations de sa Foi 9
prêtre réfractaire 9 qui a aban- que , suiyant Fouquier-Tbinyille ,
donné ses fonctions pour ne pas il fît courageusement devant les
prêter ie serment (de 1790)9 près- juges, et qui servirent pareille-
crit par la loi , est un des plus ment de motif à sa condamnation ,
forcenés fanatiques et contre- concourent à justifier le parti que
réyolutionnaires qui existent au nous avons pris de le mettre au
sein de la république. Quand son rang de nos Martyrs. 11 fut con-
refus de prêter ce serment ne le damné avec cinq laïcs 9 inconnue
mettroit pas dans la classe de ceux de lui 9 et de diverses provinces 9
qui ont allumé , dans les diffé- qualifiés ensemble « d*auteurs ou
rentes parties de l'empire 9 Fin- complices d'une conspiration con-
cendie de la guerre civile 9 avec tre le peuple français ». .Peu
les torcbesde \ik superstitiath j sh d'heures après 9 il fut conduit h
conduite constante 9 ses ouvrages 9 Téchafaud^ et périt à l'âge de.
ses sentimens manifestés jusque 70 ans.
sous les yeux du tribunal 9 ne de- ROULANDS ( Nobbebt)9 Ber- Toient pas moins le faire regarder nardin. {^K, A. Roelahds.) « comme l'agent et le complice de ROULE ( Ejloi Hbbqijb du ] 9 ces incendiaires. C'est lui qui a prêtre 9 desservant l'hospice des composé une foule d'ouvrages Enfans-Trouvés9ditiYo^re-Damecontre les lois de l'Assemblée cons- de^ta-Pitié, avoit atteint l'âge de tituante et les principes qu'elle 5a ans, dans ces humbles foncavoit consacrés : ouvrages desti- tiens qu'il exerçoit avec toute la nés à nourrir l'esprit de rébellion charité et tout le zèle que peut contre la souveraineté du peuple, inspirer la religion. Odieux aux et à former9 par le fanatisme , persécuteurs, soit parce qu'il la cette horde de contre-révolution- faisoit pratiquer à cette jeunesse , naires; aussi étoit-il en relation et que leurs efforts tendoient à avec Vinfàme prêtre du Vati- rendre in^pie lu génération naiacan et ses agen89 ainsi que cela santé, soit qu'ils reconnussent en est établi par les pièces qui exh- lui un prêtre trop attaché à sa tent, et par l'aveu qu'il en a fait ; Foi pour la trahir par la prestaaussi étoit-il 'en correspondance tion du serment de la consti^U'avec les ci-devant évêques 9 bannis tion civile du clergé, il fut de. France pour avoir conspiré arrêté des premiers 9 après la Hital contre leur patrie». Ici reparoît 10 août 179a. Le i3 de ce moii, tout l'esprit impie de la persécu- on le traîna au comité de la section ; et la vraie cause de la mort tion dite hideusement des San^^ du curé Rougane revient au grand Culottes , où il lui fut proposé (iei
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prononcer ce serment. Herque du Roule le refusa avec toute la fermeté que donne la Foi la plus vive et la mieux éclairée. Dès lors , condamné à partager la destinée des confesseurs de Jésus - Christ qu'on emprisonnoît dans le séminaire de Saint'Firmin, pour les faire bientôt massacrer tous ensemble 9 il y attendit , comme eux , avec la constance d*un Martyr, la mort qui lui étoit réservée ; et il fut immolé avec eux 9 le 3 septembre suivant. ( F. Sbptbmbbb. ) ROULHAC (Autoihe), prêtre, chanoine de la collégiale de Saint- Martial de Limoges , né à Saint- Léonard de Noblac, au diocèse de Limoges, en 1761, ne voulut point prêter le serment de la constitution civile du clergé.
Malgré tous les dangers que sou attachement à TEglise catholique pouvoit lui faire courir, il ne sortit pas de France i et resta même dans sa province , alors appelée le département de la Haute-Vienne^ Pour y rendre son séjour plus tranquille « après que, au mtliei) d'impies massacres , oi> eut exigé le serment de liberté - égalité ^ le chanoine Roulhac le prononça Mais en vain crut-il que , par cet acte de condescendance, il a voit désarmé les persécuteurs. Etant allé demandée aux autorités un de ces certificats de civisme sans lesquels on étoit appelé suspect, et, comme tel, emprisonné, il se le vit refuser , à cause de sa fidé-
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lité à la religion. Presque aussitôt il fut arrêté. Mais , dans sa détention, il ouvrit les yeux sur le crime de son serment, le rétracta d'abord entre les mains d'un confrère prisonnier avec lui ; et ensuite , pour rendre la réparation ég%)e au scandale, il fit ta même rétractation devant l'une des auto«rites constituées de Limoges ( V. M* Sage ). « Ce fut là , dit notre correspondant, la cause de sa déportation, et conséquemment de la mort violente et cruelle qui lui étoit spécialement destinée » . En effet , l'on décida presqu'aussitôt que le chanoine Roulhac seroit déporté audelà des mers; et, dans les premiers mois de 17949 on le conduisit, avec trente - neuf autres , A Rochefort, pour y être embarqué ( V. Rochbfokt). Il le fut sur le navire ies Deux Associés; et on l'y fit périr, de la manière la plus odieqse, en vertu d'une affreuse calomnie. Nous laisserons raconter cet événement par les compagnons de sa déportation qui en furent ies téniolos. Il se trouve décrit dans toutes leurs Relations. « C'étoit un dimanche matin , dit M. de La Biche ; nous étions sur le pont; il faisoit un temps obscur et affreux , de la pluie, un grand rent; le front de no« oillcters étoit sombre, leur regard farouche ; tout contribuoit à nous donner du noir et à porter la tristesse jusqu^au fond de nos
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âmes. Nous sayions qu'un de nos confrères, le chanoine Roulhac^ étoît aux fers pour un propos inconsidéré; nous n'étions cependant pas inquiets : cela arriyoit si fréquemment!.... Un peu après le dîner 9 on nous ordonne de descendre dans l'entrepont 9 sans doute parce que nous encombrions le pont 9 et gênions les passages. A peine la moitié à peu près des prêtres déportés étoientils descendus dans le cachot 9 qu'on ordonne à œnx qui ne l'étoient pas encore de rester, sans dire, ni aux uns ni aux autres, la cause de ces dirers ordres. J'étois descendu des premiers, et j'attendoîs tranquillement , à ma place , le résultat du mouvement extraordinaire qui se foisoit dans le vaisseau. Je logeois justement au-dessous de la partie du bâtiment qui étoit affectée à l'équipage. A travers les murmures que faisoient, dans notre cachot^ environ deux cents dé* portés qui parloient tous h la fois, débitant chacun leurs conjectures, j'entendois très - distinctement , au-dessus de ma tête, un bruit peu commun d'armes à feu, qu'on remuoit, et que l'on paroissoit charger. Je ne sais quel secret pressentiment du sort qui attendoit notre malheureux confrère , me glaçoit Pâme. Je voulus le communiquer à mes plus proches voisins : ils se moquèrent de moi.
Leur sécurité me rassura un peu.
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Je me bornai à croire qu'on iofligeroit à Roulhac une punition moindre que la mort , mais toutefois pire que les fers. €omme je réfléchissois là dessus, cherchant à deviner quel pourroit être ce châtiment, nous entendons tout à coup partir, de l'autre extrémité du bâtiment , sur le pont , un bruit pareil à celui d'un coup de canon, ou de plusieurs coups de mousquets tirés à la fois. Ceux de mes confrères qui étoient les plus confians commencèrent alors à craindre pour l'infortuné Roulhac ; et moi , je ne doutai plus du tout qu'il n'eût péri... En effet, un moment après, arrive mon plus proche voisin de hamac, qui étoit resté sur le pont. Priez Dieu pour Vinfortuné Roulhac.,,, nous dit- il tout hors de lui-même^ : il n*est jdtAs; on vient de le fusiller sous mes yeux. A ces mc<ts « je laisse à penser la consternation et le morne silence qui se répandirent en un instant parmi nous.
Je ne crois pas avoir passé de ma vie un aussi terrible quart-d'heure.
Je bénirai , le reste de mes jours, la divine Providence de n'avoir pas permis que je fusse témoin de cette horrible exécution. J'en appris leà principales circonstances par le rapport de ceux de me/ confrères qui j avoient assisté.
Un malheureux de l'équipage , je ne sais lequel, avoît accusé Tinfortuné Roulhac d'avoir proféré ces paroles : Cet équipage n'est
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JMS SI redoutable; si nous étions seulement deux cents hommes comme moi, nous pourrions éien en venir à tout. Mais RouFbac avoit dit seulement à un de ses confrères : Ces gens ont tort de nous craifidre : notis som>mes ici qiuUre cents; si nous voulions leur faire du mal, il n'en faudroit pas tant : cent comme vous et moi su/firoient. Roulhac y en particulier y homme très-doux, étoit f par caractère , Thomme peut-être le moins entreprenant qu'il y eût parmi les déportés».
Suivant M. Rousseau, le propos qui lui échappa étoit ià peu près celu i-ci : Si les prêtres étaient aussi scélérats qu'on les suppose. Us auraient bientôt brisé leurs fers. Mais nous pouvons aflTirmer, sur de nouveaux et non moins authentiques témoignages, plus nombreux , que a Roulhac soutint jusqu'à sa mort , n'avoir point dit ce que lui imputoit la dénonciation, et qu'il pardonuoit au dénonciateur, sur le rapport duquel on l'avoit mis provisoirement aux fers. Ayant ensuite assemblé le jury militaire, et sans confronterl'accuséaveçcet infâme délateur, sans lui donner la liberté de se défendre, sans le faire même comparoître, on le condamna à mort, et l'on alla aussitôt lui notifier cette sentence, en lui enjoignant de faire connoître^ sous trois quarts-d'heure , les prétendus complices de sa révolte
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supposée. Il lui eût été impossible d'en nommer aucun. Aussi, déclara-t-il d'ahonl, et persista-t-il jusqu'à la fin des trois quarts d'heure, à affirmer que, n'ayant jamais songé à se révolter « il n'avoit pas de complices. Il avoua qu'il avoit tenu un propos imprudent, sans que ce propos eût le mauvais esprit de celui qu'on lui attribuoit; il en demanda pardon : tout fut inutile. Alors il se contenta de prier ses juges de lui permettre au moins de se confesser ; et ils eurent la barbarie de lui refuser cette consolation, lis le firent traîner au supplice au travers de ses frères épouvantés, leur défendant, sous peine de mort, de solliciter sa grfice. Quand il fut arrivé sur le pont, et à l'endroit de l'exécution, on le fit mettre à genoux, en l'attachant à un poteau , le visage tourné contre ses bourreaux, qui le couchoicnt en joue presque à bout touchant On no prit pas même la précaution que prescrit en pareil cas l'humanité , de lui bander les yeux; et, après un intervalle assex long , pour lui faire savourer toutes les horreurs d'un pareil trépas, il fut criblé déballes. Cependant il n'avoit pas encore perdu la vie : l'un des ofilciers, irrité de le voir lutter si long-temps contre la mort, s'approcha , et lui fit sauter le crâne d'un coup de pistolet. Sa mort fut des plus édifiantes > et telk
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qo*on ayoit lieu de Tattendre à^nn confesseur de la Foi. Il déploya»
dans cet instant critique 9 et so«tint jusqu'au dernier moment, un caractère courageux et bien pnn nonce , que peu de personnes lai aTOÎent connu jusqu'alors. Il ^t surtout paroître de profonds sentimens de religion. Il nous de-> manda pardon de ne nous atoir pas asset édifiés; il assura qu'il pardonnoit à ceux qui le faisoient périr in juftemeni ; et reçut le coup de la mort en protestant de son innocence». Cet événement eut lieu le 5 mai i7g4« Roulliao n'aroit que ^5 ans ; et il fut enterré dans l'ile d*Aim. {F. F.
RovFfis» et RovLLB, Capucin.) ROULLE {If... Lawglois »v), prêtre, religieux de Tordre des Capucins , sous le nom de Père Cyrii4^9 dans leur couvent de Dijon, étoit né sur le diocèse d'£rreux, au Roulle ou à Vernon. Il ne Toulut point prêter le serment de la eonstiuUiQn civiie du clergé; et, après la destruction des ordres monastiques, il se retira en Normandie, sur le département de la Seine^Infé^ Heure. Les exemples d'édification qu'il y donnoit, et les services qu^l rendoit aux catholiques irritèrent les impies autorités de ce déparlement. Le Père Cyrille fut emprisonné en 1795; et, dans les premiers mois de Tannée suivante , on l'envoya, avec beaucoup d'autres , à Ro-
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cbefort, pour en être jeté sur des rives lointaines et sauvages ( F.
RocBxroiT ). Il se rit embarquer suir le navire U9 Deux jéssociis , dlint n paroit que les prêtres, venus de Rouen, éprouvés déjà sans doute par de grandesrigiieurs, ne pottvoient long-temps supporter les tortures. Le Père Cyrille mourut, le t6 juin 1794 9 à l'âge de 36 ans. Son eorps fut enterré dans l'île d*Jix. ( F. A. Rovl- ■AC, et P. Rot«eK4V - DB - Cs- ■o». )
ROULLEAU (Haiib), pieuse ist fervente catholique du bourg de Yesins, près Cbemillé , dans le diocèse d'Angers, fut arrachée de son demioiie par les agens de la persécution , à la suite des rerers de l'armée eaêhoiifue et royaU, dans ces contrées, rers la fin d^ 179S ( V. ViNDiB). Ils la condiûsiront à Angers , où ils la livrèrent à la commission ms^ iUaire qui venoit de s'y étublir.
Elle fut condamnée, avec les deux sœurs Gusteau , à être fusillée, comme « foÊUUique et èomplice des prétendus hriga/ndÉé^ la Vendée ». En albnt à la mort, avec ces deux vertoeuses compagnes, elle chantoit comme elles ce couplet d'un cantique fort usité dans le pays : c Avances mon trépas, Jésus, ma douce vie, etc. ».
{V. V'et PGesTBâc. )
ROUMIGUIER (JiGQeBs), jeune prêtre du diocèse de Rodet, né à Saint-Grégoire, près Sève-
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raC) en Roucrgue , et regardé par les persécuteurji « eu 1 793^ comme digne de la déportation à la Guiane, fut arrêté, jeté dans les prisons du département de VA^ veyrony et envoyé, au printemps de 1794 y avec beaucoup d'autres de sa proVnct 5 à Bor« deaux, pour J être embarqué {V, BoaBiÂUx). Lorsque 9t firent les embarquemens ^ à )a fin de l'automne^ trois mois après la chute de Robérspierre, le nombre des embarqués se trouvant déjà trop considérable 9 le prêtre Roumiguier ne put y être comprn.
On le lai5sa dahs le fort du Ha 9 oà ilétoit emprisonné depuis .son arrivée 9 et où les souffrances étoient non moins aecabiatttes que dans i'entrepont des navires. Le martyre de ce prêtre se prolongea plusieurs mois encore. <}uaiid il approcboit de sa dernière heure 9 on le fit transporter à rhépîtâl dé Saint -«André; et 9 sans cesser d'être captif de J.«-€. 9 il expira» le a 5 Kvrier 1 795 , à l'âge de 5o ans. ( F. J^ A. Rosius^et Y. Roias. ) ROUQliST ( PiuâB \ citoyen de Nisnies* y exerçoit la modeste profession die marchand fripier; mais il étoit du nohsbrfe de ceux qui atoieat signé avec plus d*ar-^ deur la ^ènéreute confession de Foi eatholique qvi se trouvoit dans l'adresse des Nismois, du ao arrril» et leilr déelaralion du i** foki 1790 ( y. MrsHis )., Les profeestans- ayant résolu de s'ea
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venger 9 le i5 du même mois 9 Rouquet^ aperça par eux 9 sur une porte où il s'étoit arrêté en venant de temr un enfant sur les fonts baptismaux 9 fut tué sur le ' champ d'un coup de fusil. {V, AniBBt, et ViOLvr. ]
ROURE ( GflÂai.ES do } 9 prêtre né à Nismes» et chanoine de la cathédrale de cette ville 9 en avott fui avec raison 9 lors de la guerre sanglante que les protestans firent aux meilleurs catholiques de son pays 9 en juin 1790 ( V. Nismbs ). II s'étoit réfugié à Lyon 9 où du moins il avoit la consolation de th>uvei^ beaucoup de fidèles 9 et plus de facilités qu'ailleurs 9 pour l'exercice de soq eulte* L'obscurité dont il y jouissoit, et son âge de sexagénaire le détournant de sortir de France 9 lors de la loi de déportation 9 du a6 août 17999 sa tfaoquilliié ne fut guère troublée jusqu'à l'époque où 9 en novembre 17939 se forma dans cette ville une c^ommission rvfvo^ tutùmnaire^ avide du sang des Lyonnai», et surtout du sang des prêtres. Aucun d'eux ne pou voit échopper à ses ardens satellites :
le ebinoine du Roure fut arrêté»
jeté dans les prisons; et9 le la ni* voee an II ( 1*' janvier 1794)» on 4e fil comparoitre devant l'impie tribunal. Il mérita par ses réponses siM^erdotales 9 d*être coodamné comme « prêtre contre - révolutionnaire » 9 à la peine de mort ;
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fit il la subit pour là cause du sacerdoce et de la neKgioii , à l'âge de 621 ans. (f^. L4 Rovailtt> et J. D. RovssBT. ) ,
ROUSSEAU (If...), prêtrede •la commoiiautÉ de Sainl->Sulpîce9 l'an de» directeurs de leur sénrinaîre dit de taon , à ^«ris , n'étoit pas moins éleigiié que la plupart de ses confrères de prêter le serment de la ùOfMitMiwn dviiô du eiergé. 11 la repoussoU aussi comme une eeuTre ftmeste à la religion. Lorsqu'arrlTa la fatale journée du 10 aoAt 1 799 9 11 ne pouFoit que tomber, cdmme plusieurs d'entre eux 9 dans les mains* des satellites par lesquels les persécuteurs les fkisoient reeliercber ( K« CèssAC, et PsAUioii). On l'arrêta ; et on le traduisit défaut le comité civU, qui tenoit ses séances dans le séminaire même 'deSaifU^ulpice, où il refiisade faire l'impie serment civi^u^ 0e là, il fut entoyé pour cette oauae dans l'Eglise des Camus, détenue une prison, en attendant le massacre prémédité par les iita^ilta • {F. DvLAt). Il y fut immolé de la inême manière que tant d'autres, le 9 septembre suirant, comme prêtre insermenté , c'est-â - dire immuable dans sa' Foi. ( f^. Ssr-
TtSlBMI. ) .^ '
ROUSSEAU 9 dit Mmiffia dans quelques listes d^nassacres faits à Paris 9 le a septembre 1799 9 étoit un ancien Jésuite qui 9 à l'époque de la'réroliition.
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remplissoit les fonctions de di- -i«etéur spirituel des religieuses de la Visitation de la rue du Bae^ en cette capitale. En mêmi»
temps, il exerçoit avec succès, dans la Tille 9 le ministère de la prédication. Quoiqu'il A*eût point prêté le serment de la eanititu-tian civUe du eletgé; il né é'étoit pas attiré particulièrement l'anlmadrerslon des impies. Su conduite paisible «t modeste l'a^ Yoft soustrait à leur Attention ; et lorsqu 'après la journée do 10 aollt 17939 on se mit à pbiirsui- Tre les prêtre^, pour les cnferttier, Pon ne pensoit mêm*e point A hii. Mais il fut rencontré fortuitement par les satellites de la peraèeiitiony qui en cbercholent un autre ; el il s l^emmetièrènt comme s'il eût été eèlill-lè' mêtiie qolfs auroieiit Tôaki arrêté)*; lie*c^mité t>tvill de la section derëtit kqud on le conduisit {V. Mtio }; reconnut bien la ttH^rls^'t "Arlais comme Rousseau iie fiiulut pas pf cter le serment ûMque qu^al^rs on lui demandait 9 11 fut ènyojé BTen d'autres confesseurs de la t'oi 9 dans l'égtise des Carmes , ( F. DvLAir). Rousseau !^ féltct- ^oit de l'erreur de ceux qui 9 ^n l'arrêtant 9 Tavoienl associé' ûh sort de tant debéros du sacerdoce, qui aHofent répandre leur sang pour fa Foi de Jésus-€hrist. Il ftit effectiTemettt massacré arec eux 9 le 3 septembre suivant. [F.
SapYramlB. )
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ROUSSEAU (iV... ), Tun des plus anciens chanoines de la cathédrale de Nevers, étoit assex connu par ses vertus ecclésias-^ tiques , et par la fermeté de sa Foi, pour que les persécuteurs de son pays l'assujétissent à Tune des. peines portées par la barbare loi du a8 août 179a » contre les prêtres non -assermentés.
N'étant pas fonctionnaire public»
il avoit pu se croire dispensé par elle de sortir de France. Les persécute^rs n*en jugèrent point ainsi ;et9 comme il étoit plus que sexagénaire 9 ils le confondirent ayec tant d'autres vétérans du sacerdoce qu'elle vouloit qu'on mit en réclusion. Enfermé de même qu'eux 9 dans une maison claustrale de NeverSy il y eut sa part des vexfitions dont un brutal géolierles accabloit ( V. Nbveis). Rousseau se vit ensuite brusquement enlever avec eux» le 14 février 1794»
lorsqu'on lea envoyoit à Nantes 9 avec la presque certitude qu'ils j seroifBnt. noyés ( V, Nantes ). Ce fut un vrai prodige que le courage avec lequel, ingë de 68 ans 9 le chanoine Rousseau supporta le vrai supplice du voyage. Sa vertu fut mise à une épreuve différente et plus forte encore 9 ù laquelle son âge 9 et ses forces physiques affoiblie^nelui permettoient pas de résister, lorsqu'on le jeta, avec les autres prêtres, dans le fond décale humide et pestilentiel de la * galiote hollandaisedu port de JNantes.
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Il y expira, le 8 avril 1794* ( ^* RoMiXÂiD, chanoine; etRoossm, de Mingot. )
ROUSSEAU - DE - CERON ( PiBBBB ), cur' ^e Saulcet, dans le diocèse de Glermont , sur lequel il étoit né , à Saint-Cyprien, se laissa séduire par l'amour de ses paroissiens, et fit, pour rester avec eux, le serment de la eofwtituiion civiie du clergé. Cet acte de déférence pour les réformateurs « et son âge, déjà presque sexagénaire, ne le mirent point à l'abri de la persécution. €ommc il conservoit la Foi au fond du cœur, et qu'il en donnoit des preuves, les autorités du département deVJiiierj sur lequel îl se trouvoit» le firent eorprisonner, en 1 795. Dans cette captivité, il rétracta son serment, le seul qu'il eût prêté, et fut bientôt condamné à être déporté au-del4 dt& mers {F. RocBerûAt). Dans les premiers mois de 1794» <Hi ^ traîna avec soixante-treixe autres À Rochefort, pour y être embar* que ; et il le fut comme eux sur le navira U$ Deux AseocUe , où il renouvela solennellement sa rétractation. Il mourut dans la nuit du i3 au 14 septembre, Agé de 6a ans, et fut enterré dans llle MaUfime. {V. Rovllb, Capucin; et J. jLjRovssBL , Rénédictin.)
RO WSEL (Nico&AS-CiiABLBs), prêtre de la congrégation de Saint- 'ti\Golà%'duChard4min€t, à Paris, avoit 6a ans, lorsque la persécu-
tioii éolata âTec toute sa Tiolence»
en ao6é 1799. 9on âge aTaneé'^ qui nvérîtoît le respect 9 deroft d*autant mieux l'obtenir, qu'U r^^ pelolt une longue suite d*aufiées sanctifiées par la pratique des de^ ▼oirs et des vertus du sacerdoce.
Dans les épreaves auxquelles la conHiMtUm ewiiù dm eiêrgé, étoît venu mettre les prdtres fi^ dèles, Roussel auroit pu servir de modèle à ses confrères, s!
eux-mêmes n'eussent pas été capables de lui donner Texemple de la fermeté. Unanime arec 'eux 9 dans le refus au serment rd*alors 9 il aToit bien k^ droit de n'être pas séparé d'eux » lérsqit^k en rece* ▼rotent la récooapedse céleste par la main des bourreaux. JLoassel Ml donc arrêté avec ion sapériettr*§^ néral et buit de ses confrères « lé i5 août 179a ( V, AxnaiEux). On l'enferma aTeceiÀ. eommeen un dépôt de mort, )u$qu'au^|onr'da massacre 9 dans le sémiiiaire> dé SaifU ^ Firmin. Ce- jour arriva ie 3 sepferabrer sucrant; etRou»* •el» invariable: dans la: résolqtion que sa Foi lui arbit fait prendre 5 en ces critiques circonstances 9 subit la mort d'an véritable con-* fesseur de Jésa8->Gfarist, ( F. Ai^
BICT. )
ROUSSEL (N.. ),curé de Sainte MauriMe d'Angers, et membre d«i bureau diocésain de la cbamibre supérieure de Tours , vieillard ia*finimentrespectable» fut mis dans un lieu de réclusion à Angers 9 en
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17939 comme prc^tre insermenté que ses années avoieot empêcbé de sortir de France lore de la' loi de déportation du a6«Dftt 179a.
L'âge et les vertus pacifiques de ce vénérable pasteur ne pou voient plue alors donn^ d'inquiétude eux révolutionn^dres ; mais l'existence'de tout prêtre quelconque leur deivenolt insupportable. Car- .
rier, proconsul à Nantes 9 trou- Toit un moyen de frire périr les rielllards reclus 9 en pÂroissant ne vouloir que les eâofbarqaer' pour des tiee Ibintâinès ( F.
Navtbs); el Fraoeaéfelv proeonsulà Angers (^. Aiioexs), se bâta ds'Iui envoyer les prAreè^ infirmes on sexagénaires qniètoient^nfermes dana 1^ prisons de cette ville.
Le etiré'R^Missttl arriva 'dafM les eaux de' Nantes au coiMnencemenedeidéeembre srveoses corn* pagTMH^^'de captivité ; et 9 daàs la nbitdu 9 liu lO dé ce'môfe 9 Car»
rifr lesifit stibmel>ger. Oh a déjà vn ( tom. II, pag. ao59 3179 4'f0 9'etc. ) de ^ quel culte TEgtise romaine' bomore lea anciens confesseurs de la Fol qui périrent de cette ifaaniève dans les premiers Sièdies du christianisme. ( y. Pa- TÂLtica, de Saint- Mlcbefi erSâiiiv- 611XX89 chap^elain.)
ROUSSEL, (JxAir-FaANçois} 9 prêtre et religieux Bénédictin d^ la congrégation deSaint-Yanne et Saint-fiîdulphe 9 monastère de la vifle de Yenlun, dans laquelle il éloigné, s'abstint fort généreuse-