‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 159 sur 242 · AOU · texte numérisé non relu

AOU

( V. Rousseau, chanoine ; et Sairt-Sphéb, d'ÀDgers. )

ROUSSILLON ( Jbâhhb ), religîeme. ( V. J« Romillos. )

ROUVEIRADE ( Uoitabd bb La) 9 chanoine de ta cathédrale de Limoges, et membre du bureau diocésain , dans le même diocèse , étoit né sur ceiui de Périgueuz, à Badefou, près d*Hauteforl. U exerçoit particulièrement le miaistère de la prédication , dans lequel il obtenoit plus d'une aorte de suecès. Prédicateur de la Foi , il ne la trahit point par la prestaHon du serment de laeMWiihUion civiU du etergé ; et , restant dans le lieu de sa résidence' canoniale, il s^y- montra fort iiéié pour affermer les fidèles dans leur attachement à PEglise oatholique. Les autorités du dé^ partçroentde la ffatOe-Fsenne, siégeant à Limoges, Vj firent emprisonner en 1793. Aulcom* meûcemeat de Tannée suif ante , elles l'envoyèrent, a?ec trente* neuf autres, à Rochefort, pour être déporté en des climats loinfti^osetdéYorans ( F", Rochbpûbt).

U fut bmharqué sur le navâine iéê Deusa Aêweiis. Les maux que les déportés y enduroient, ne tardèrent pas à l'aocahler. Il mourut, |eii6 îuillet 1794» é* l'âge de 5$ ans. jSon corps fut entené 4ans l'ile A'Àion. L'abbé de La Btch^, son compatriote t^ son compagnoa.de déportation, a dit ^ hil: iT Sa. prudence, sa régu-

ROU

larité y ses taiens lui avoient mérite la place de confiance qu'il occu** poit dans le diocèse de Limoges^ Souvent il annonça la parole de Dieu avec frmk , surtout de- Tant le nombreux clergé de< ce yaste diœèae, dans les retraites i^nnuelles qu'yfai^oient les ecelésiastiques. La bonté de son eœur, et son caractère obligeant ne le iaisoient pas seulement accueillir^ mais rechercher par les gens les plus considérés. La dernière ma-* ladie de l'abbé de La Roureirade fut déterminée par une chute horrible qu'il fit dans la cale du naTÎre», ( V.T. D. Rovssbl, et H. Roxv. )

R(n3 VILLE (FiAiiçois- Avoos-^ nv ), prêtre, ex- Jésuite, né à Aixen Provence, le 38 août 1 754»

étoit devenu , après la suppression de sa SO0UU9 professeur de rhé-r torique au collège d'Aubenas, Depuis vingt ans, il remplissolt dignement' cet emploi, menant d'ailleurs Une fie très - édifiante , et faisant toutes les bonnes œuvres dont 11 étoit cap«d>le, lorsque fut rendu , en. 1791, le décret qui exi^gea de tous les fonctionnaires publics le serment de la eonHiiUr lion dvitédu etergé. Rouville , nevoalaatpass'enreadrecoupablet fut e^u de sa chaire; et la conduite paisible qu'il tint ensuite lui laisoit croire qo'il pou voit se dispenser d'obéir à la farouche loi de dqiQrtatioaw Lorsque la persécution contre lesi pr^res Ait portii^

ROU

à VexcèSf il ne put s*y soustraire, quoiqu'il se tint ordinairement caché chez un homme honnête et généreux qui l'avoit reçu cheslui.

Les municipaux réToluttonnaires 9 le croyant parti pour l'étranger , se hâtèrent de le faire Inscrire sur la liste des émigrés y pour aToir contre lui un second titre de proscription. Ayant été surpris par leurs ageas, au commence* ment de juHlet 1794»' un jour qu'il étoît sorti pour quelque fonction du saint ministère, il se ▼it conduit devant la municipalité d'Aubenas, et y fut interrogé, A peu près coDMue II le sera tout à l'heure à Privas , par les fuges du tribunal criminel du département de VArëichCf à cela près que la municipalité lui ayant demandé chez qui il se cachoît à Aubenas , et l'ayant sommé de le dédarer , il leurrépondit formellement : «Vous pouyes me faire monrir; je ne le déclarerai pas». Héroique réponse, qui rappelle. ceHe de plusieurs anciens Martyrs ( F. cider. , t. II , p. Sfl6 , 36a) I Quand il fut mené an tribanal de Privas , et qu'il s'y entendit accuser d'être un OMUTais eîtoy«n , et d'enseigner des maijmes eondamnabies , désignant aux jugés l'un d'entre eux qui avoll été son éeoKer , et le lui rappelant à roix haute , il ^outa : • DemandtB-liii si jamais j'ai nui an bien publie , et si j'ai jamalatien enseigné de répvéhansîble?» L'inteirogatoirequ'il subit

ROU

alors, et la sentence qui en fut la suite, suffisent pour justiCer Tinseription de AouTille sur notre Martyrologe* Après les questions ordinaires sur le nom , le Heu de naissance, l'âge et l'état, on lui dit : « Où as-tu habité depuis que tu as quitté Aubenas ?» — Ne devant désigner en aucune aminière ceux qui l'avoient aceoeilli chez eux, il répondit aToe fermeté : « J 'ai passé ce temps où je l'ai pu , et je n'ai rien à r^»ondre sur cela. » — «As-tu prêté le serment prescrit par les lois P » — « fiia conscience ne me l'a pas permis. » — « Sa?ois-tu que tu étols inscrit sur la liste des émigrés, et n'es«tu pas sorti du territoire dp la république ?» •— ^ « Je l'ai ignoré , et je ne suis jamais aorti de France. » '— « Depuis que lu as quitté Aubenas , n'-ae-tu point eu de domicile fixe?» ->^ «le per* siste dans ma précédente réponse.»

La fin de oeC interrogatoire ^ copié sur la minute , porte qu'ayant de le signer , Aoiifiile « a observé qu'il étoit prêtre , qu*il le seroit toujours, et que c'étoltoMil à prapes qu'on l'ayoU qualifié de ei-iiMHMii prêtre » . La sentence qui InlerTint étoit en ces fermes :

« Le 27 messidor an II (1 5' juillet 1794)9 À oose heures du matin :

▼u les pfocès-*Terbaux de la mtî^ «licipialilé d'Aubaaas, contenant l'inteirogatoiM de François-^Aofttsiin àouTîHe , ' /métme , ci-* dorant proftoseur diHH^Hégê d*A0

Page 1