SAC
1 794 ). La sœur Saint- André avoit 62 ans quand elle perdit ainsi la yie pour la cause de Jésus-Christ.
(r. Ant. J*» LusiGîîAW.)
SAGLIAW (Berkâbdih), prêtre
du diocèse de Strasbourg, et Tun
et leurs principes sembloient devoir garantir de cette évidente prévarication. Quels sont ceux encore qui s'y sont refusés? beaucoupde laïcs qui ont sacrifié toute leur fortune à Ta poix de leur conscience ; beaucoup do femmes courageuses et chrétiennes qui ont mieux aimé manquer de tout que de souiller leur âme par un tel serment , ^t ont passé de l'opulence à la misère, plutôt que d'offenser le Dieu qui punit les parjures ( ^.
M* L« MowTMoRSKCT ). Parmi les laïcs amis de la religion , si quelques uns l'ont prêté , ils ont péché , ou par ignorance , ou par foiblesse , ou par crainte , ou par intérêt et par attachement à leurs biens périssables, ou parce qu'ils ont consulté des guides peu éclairés, ou peu courageux , ou peu sincères , qui les ont égarés. Mais enfin presque tous ne l'ont prêté qu'avec douleur et répugnance. Cet argument d'autorité n'estil pas du plus grand poids ? Tout
prêtre attaché à ses devoirs pouvoit dire : J*ai mis, entre les intrus et moi, une barrière que je ne franchirai jamais. Mais ceux qui ont prêté le second serment n'ont pas le droit de tenir le même langage. Il s'est établi par là, entre eux et les intrus, un rapprochement, une union , une parenté.
Ils se regardent tovs comme, amis , comme frères. Plaise à Dieu qu'ils ne fassent pas gloire quelque jour de cette liaison, de cette parenté, pour se partager les places du sanctuaire! (Ce que l'on a vu arriver en i8o3.) Les
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des directeurs du séminaire conGé à des prêtres séculiers 9 non seu-' lement ne prêta point le serment de la canstitutiofi civile du cierge y mais encore déclara formellement, par deux écrits impri-
révotutionnaires rangent les nouveaux jureurs parmi leurs partisans , ou plutôt leurs complices : les condamnant à la peine de mort comme parjures, quand ils refusent de conniver à leurs plus exécrables forfaits ( K.
C. RouGAHB ) : preuve indubitable que tous se sont engagés à défendre la même cause ». Comme les fauteurs de ce serment de liberlé-égalàé objcctoient qu'il n'attaquoit pas la Foi , et n'avoit rapport qu'à des objets purement temporels, notre docteur répliquoit : « Eh d'abord ! ne Liesse-t'il pas tous les principes de la justice ? Depuis quand est-il nécessaire qu'un serment attaque la Foi pour être condamnable ? Le serment formel de voler , d'assassiner , d'approuver les voleurs et les assassins, n'attaqueroit pas non plus la Foi : en
seroit-il plus licite ? Maia je vais
}>la8 loin : si ce serment n'attaque pas la Foi directement , il l'attaque réellement, et d'une façon non moins évidente , puisqu'il attaque, non seulement la hiérarchie civile de l'antique monarchie légitime, la première des autorités, celle du Prince ; mais encore ce/Zle de F Eglise ; car l'égalité que veut l'Assemblée Ugislatin^e est une égalité destructive de l'aute/
comme du trdne Demandez aux
sept cent quarante députés de la Conuention dite natiotiale^ s'ils admettent le Pape avec sa jurisdiction , les évéques avec le pouvoir qu'ils tiennent de Jésus-Christ même, les conciles généraux et particuliers avec leur
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mes 9 son invariable attachement à TFglise catholique. Après la destruction du séminaire 9 il »e retira dans sa famille 9 en la ville de Hnguenau 9 où il exerça le saint ministère avec une telle édification
droit de décision. Il n'y aura aucun de ces députés qui ne sourie de pitié à votre demande , qui ne repousse cette hiérarchie sacrée comme une fable. Heureux s'ib s'en tiennent à cette manière ^de vous répondre !
Vous ajoutez hypocritement, pour vous excuser , que , puisque le serment a deux sens , l'un bon , l'autre mauvais , vous ne deviez pas supposer que lesr législateurs ne Tentendoient que dans le mauvais ; et vous prétendez que vous l'avez prêté dans le bon sens. Mais n'est-il pas aussi trop ridicule de feindre croire qu'une assemblée qui vouloit tous les crimes « ait eu une intention bonne en vous liant
à ses projets par ce serment Il
seroit d'une ineptie étrange de supposer qu*elle eût inventé un serment qui ne lui auroit été bon à rien. Si donc l'intention des législateurs fut évidemment mauvaise, comment nn chrétien , un prêtre peuvent-ils croire qu'ils se justifient en disant qu'ils ont pris ce serment dans un bon sens ? >» ( Ici reviennent , avec des développemens extrêmement concluans, les raisonnemens indiqués k la page 5i de notre premier volume.) « La bonne foi , conclut l'auteur, est une excuse^ elle est même une vertu , quand elle reste dans la sphère du vrai ; mais elle n'est qu'une inexcusable fourberie , lorsqu'on ne peut pas douter des intentions perverses de celui qui exige un serment»... Notre docteur a joutoit à ces raisonuemens un parallèle qui expliquott d'avance ce que tant de nos
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et tant de fruit, qu'il aaroit évidemment couru le risque de la Tie , s'il y fût resté après la loi de déportation. Il passa donc en Aile* inagne; mais son zèle ne tarda pas à le ramener dans la ville ^e Ha-
martyrs ont répooda aux tyrans, lorsque ceux-<â prétendoient insidieusement que le serment de iibené-egalàé n'ayoit pas le tort de celui de la corw tUuUon cwUe du cUrgé, « Le premier serment, disoit ce profond théologien, Avoit été exigé par des hypocrites quigardoient encore des mesures, et qui vouloient subvertir l'Eglise sous prétexte de la faire refleurir; le second a été demandé par des scélérats éhontés, qui ne vouloient pins garder de mesure, et qui croyoient être assez sûrs du peuple pour porter impunément les choses à Textréme. Le premier, suscitant une persécution contre les ministres du Seignenr, a conduit au schisme , et du schisme à Textinction totale du christianisme ; le second a préparé les plus lugubres forfaits, les proscriptions, les assassinats, le régicide (ajoutons les fêtes et le culte athée de la déesse RaUon ^. Le premier a été frappé des censures de Rome ; et le second a eu le sufirage de tous les impies. Le premier a séduit beaucoup de personnes ; et le second eu a trompé bien peu : car, si le premier obtint dans le clergé un certain nombre de partisans, on compte aisément la petite quantité de ceux que le second s*est faits dans le clergé rebté catholique; et nous verrons par la suite des temps^ si, parmi ces conquêtes , il y en a quelqu'une qui ait
été dans le fond bien glorieuse
Fasse doue le Ciel que beaucoup de ceux qui ont prêté celui '^ ci , comme ceux qui ont fait le précé-
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gfuenau , où il avoit fait tant de bien; et il crut d'autant mieux devoir y revenir en 1793, que les armées des puissances coalisées »
qui faisoient la guerre à la révolution française 9 occupoient alor»
dent, cèdent enfin à la voix des remords contre lesquels ils combattent si vainement avec leurs misérables justifications, et qu'ils réparent, par un repentir sincère, durable et public, le scandale qu'ils ont donné ; Fiai / Fiat! »
Pour ne plus revenir sur leur prestation d'un tel serment, de laquelle dérivèrent d'abord , comme d'un principe naturel, et celle que les mêmes assermentés firent ensuite du serment de haine à la rojrata^, sous des prétextes non moins absurdes et frauduleux ( f^. ci^evant , tom. I*' , pag. 5a et 44>) S ^^ «près cela, les déclarations et promesses dont il a été parlé aux pag. 5a, 53 et 364 de notre tom. !•' ; et enfin le serment de 1801 (ibid,f pag. 274), nous remarquerons, |o que les raisonnemens dont ils se prévalurent étoient précisément , en majeure partie, ceux qn'avoient allégués, en 179X, les évêques et prêtres constitutionnels pour embrasser le nouvel ordre de choses introduit par la réyolution, suivant qu'eux-mêmes ensuite le leur ont reproché , en leur demandant pourquoi, d'après ces principes, ils n'avoient paa prêté le premier serment. Les uns et les autres se fondoient également sur le sophisme qu'on a déjà vu confondu à la première note de la page Sgo de notre tome IL Nous ferons observer, 30 que, parmi les pièces rapportées inconsidérément en ces derniers temps par leur avocat même, il en est une dont les principes réduisent au néant tous les rai-