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disparates: «c Je ne sais, reprenoit- Tun de ses frères, écrite le ag dc- H, par quelle bizarrerie le peuple cemhre de la même année, ce qui accorde une sorte de bienyeil- s'étoit passé à la condamnation du lance^ de sensibilité, de vénération prêtre Saulnier et de la sœur même , à Thomme qui, après avoir Roger (V. fiiMBENET ). « On parle bravé la mort 9 brave le courroux encore ici , avec la plus grande du Ciel, les puissances invisibles, édiGcation , disoit-il, on parle et monte sur Técbafaud comme encore de la mort sainte qu*a quelqu*unquin*efipère et ne craint faite Tabbé Saulnier que vous rien ». De telles citations confon- connoissiez, et du courage héroïdent ; mais elles sont néces'saines que que montra cette respectable pour faire bien connoitre Fesprit supérieure de THôtel - Dieu de de la persécution : elles servi- Blois. Ces exemples-là consolent ront singulièrement à donner du et fortifient ceux qui espèrent poids à ce que le même auteur a mourir de la même manière » . raconté de la sainte mort du prêtre L'abbé Saulnier n'avoit que 38 ans auquel cet article est consacré, lorsque sa tête tomba sur Técha- K Saulnier, dit le même auteur , faud , en présence de la sœur Saulnier est monté à Fécha- Aoger.
faud avec le même calme qu'il SAUTRÉ ( Jbin - Fbànçois ) 9
eût montré en montant à l'au- prêtre du diocèse de Metz, sur
tel. A la sérénité de son visage > lequel il étoit né 9 en 174O9 étoit,
on auroit dit qu'il pensoit que lors des commencemens de la
l'Etre - Suprême , prévenu de révolution , professeur au collège
sa mort et averti de son sup- de la petite ville de Vie» dans le pajs
plice , Fattendoit dans le ciel » . Messin. Expulsé de son collège
L'impie disoit plus vrai qu'il pour n'avoir pas voulu prêter le
ne le vouloit : Dœmanes credurU serment de la corMitiUiancivUc
et contremiseuni (Epist. Jacob* du cUrgéy il se retira dans la ville
Apost., c. II 9 f» 19) 5 et ses pa- de Metz. Les terribles persécutions
rôles attestent elles - mêipes le de 1 795 et 1 794 l'obligèrent de
courage céleste de ce Martyr, s'en éloigner; mais y étant re-
Mais les regards du leeteur se re<- venu lors de la perfide tulérancç
poseront avec plus de contente- des années 1796 et 17979 il crut
ment sur le second témoignage pouvoir déployer sans danger son
que nous devons produire. CVst zèle pour le rétablissement de
celui dujeune et pieux Bimbenet9 la religion. Surpris par la catas*
qui 9 dans la prison delà Concter- trophe du 18 fructidor (4 ^^P*
geriCf où il s'attendoit au même tembre 1797)9 il pensa que 1» loi
sort 9 cacontoit 9 dans une lettre à de déportation 9 rendue le lende-
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main , ne s'ezénuteroit pas avec une rigueur extrême ( F. Goiahb)} et qu'il lui sufiiroit de prendre quelques précautions pour n*être pas atteint par les agens de la persécution. Il le fut cependant; et on le conduisit à Rochefort y pour en être transporté à la Guiane. Sautré monta la conrette iaBayannaise, le i*' août 1798; et 9 jeté par elle dans la rade de Cayenne» les derniers fours de septembre , il s'en TÎt aussitôt re* poussé dans le désert de Synnamari. L'influence du climat agit sur lui d'une manière lente 9 par le moyen de l'hydropisie qu'elle lui procura. Lorsqu'il n'y eut plus d'espoir pour lui » on le transporta dans l'hospice 9 ce yestibule du tombeau ; et il y mourut Je 5 aTrii 1800, à l'âge de 5i ans.
( K F. G. Sabtsi. , et F. A.
ScHBa. )
SAUVAGE ( FiANçois ) , chanoine de Saint-Léonard-le-NoblaC) où il étoit né, dans le diocèse de Limoges, ne prêta point le serment de la canstittuion civile du clergé, et continua de rester fermement attaché à l'église catholique. Les autorités révolutionnaires du département de la HauU'Vienne firent emprisonner cet édifiant ecclésiastique en 1 793 ; et » les premiers mois de l'année suivante y elles le condamnèrent à être traîné » avec trenteneuf autres , à Rochefort , pour subir la peine homicide d'une dé-
portation maritime {V, Roche- POAT ]. Il fut embarqué sur le navire les Deux Associés ^ à l'âge de 5 1 ans. Les tourmens que les déportés y endiiroient l'eurent bientôt accablé. Il expira le 7 Juillet suivant. Son corps fut inhumé dans l'ile d^Aix. M. de La Riche 9 son compatriote , lui rend un honorable témoignage en disant : « A une âme sensible 9 Sauvage joignoit de l'esprit, des taleos et de la piété. Il avouoit, avec un sentiment de sainte reconnois« sance capable d'attendrir, que le Seigneur l'avoit attiré à lui , depuis quelques années, d'une manière toute particulière. Il souffrit beaucoup dans sa dernière maladie 9 étant encore dans la force de l'ûge 9 et ayant un tempérament qui sembloit lui présager de longues années ». {F". N. Savoueet, et Savveav-Fombklls. )
SAUVE (Jeanne), religieuse de l'un des couveos de Bordeaux, née en 1 756, à Saint-Macaire , près Lauzun , dans le diocèse d'Agen , resta dans la ville de sa profession religieuse, avec plusieurs de ses compagnes, après qu'elles eurent été chassées de leur cloître par les réformes révolutionnaires. On pourra juger de la sainte vie qu'elle continua d'y mener par les actions qui furent la cause de son martyre. Lorsqu'À la fin de 1793, la persécution devint extrêmement violente dans cette ville ( V. Boa- DBAVx), la religieuse Sauve fut
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Tune des onze femmes pieuses et charitables qui d/^robèrent, pen« dant quatorze mois 9 aux persécuteurs 9 un ministre de l'Eglise catholique dont la tête étoit menacée (y. Casàvx). Cette action sainte et courageuse ayant été découverte, la sœur SouTe fut arrêtée 9 de même que ses compagnes et le prêtre caché. Traduite arec ces diverses personnes devant la commission militaire^ le 16 messidor an II (4 juillet 1794)9 elle confessa»
comme les autres accusées, avec beaucoup d'hôroî.sme» sa ^oi devantles juges. Interrogée à soatour si elle connoissoit d'autres prêtres qui exerçassent secrètement leur ministère 9 elle ne le nia point, ne devant pas trahir la vérité ; mais 9 s'arrêtant dans ses aveux 9 comme saint Cyprien en une semblable occasiony elle fut intrépide 9 autant que ses compagnes, dans le refus de nommer ces prêtres et d'indiquer leur retraite. Ces circonstances sont consignées dans la sentence même qui la condamna à la peine de mort, le même jour9 comme « receleuse de prêtres réfractaires » . Nous l'avons rapportée en entier à l'article de J* Alix.
Jeanne Sauve fut décapitée le lendemain, à l'ûge de 58 ans.
SALVEAU-FOMBEKLE (Jbâh-Fbaïiçois), prêtre, l'un des quatre semi-pré bendés de l'église cathédrale d' A ngoulême, né dans le diocèse de ce nom, à Rougnac, ne voulut point prêter le serment
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sehismatique de 1791. Restant dans sa province, où il manifestoit l'inflexibilité de son attachement à la Foi catholique, il se vit emprisonner en 1793, parles autorités du département de la Cha' TùiUc, Dans les premiers mois de *7949 elles l'envoyèrent à Rochefort, pour être sacrifié par la déportation maritime qui aUoît se faire d'un grand nombre de ministres du Seigneur ( V. Rochefoet). On l'embarqua sur U Washington, Les souffrances y étant plus lentes que dans l'autre navire , il prolongea sa vie jusqu'en octobre suivant, où il mourut â l'âge de 5G ans. Son corps fut inhumé dans l'île Madame.
SAUZY ( Jbar-Baptistb ), vicaire - général du diocèse de La Rochelle, et chanoine de la cathédrale, représentant du chapitre au bureau diocésain , avoit d'abord été curé dans la campagne ; et c'étoit son rare mérite seul qui l'avoit élevé aux diverses places qu'il occupoit à l'approche de la révolution. « Il n'excelloit pas seulement à traiter les matières contentieuses , dit l'abbé de La Riche ; il possédoil encore, dans un degré peu ordinaire, presque toutes les branches des connoissances ecclésiastiques ^ et se livroit, avec un zèle et un succès prodigieux , à tous les divers genres du ministère sacerdotal. Il dirigeoit la conscience d'un très-grand nombre de fidèles.